Archives de catégorie : Agenda

Les évenements des jardins de pomone

Biodiversité alimentaire et légumes anciens

Logo - Biodiversité FAO 2004
  

Journée mondiale de la biodiversité

Ce jeudi 22 mai 2008 se tient la Journée internationale de la biodiversité décrétée par l'ONU (FAO). Le thème choisi pour être débattu et illustré cette année est essentiel , "La biodiversité et l'agriculture", qui doit montrer que la diversité biologique peut contribuer à une nourriture saine.

Le monde agricole doit rapidement et majoritairement prendre conscience de la part de responsabililité importante qu'il a pris dans la perte de biodiversité et travailler aujourd'hui solidairement à la respecter, la restaurer et l'entretenir. Il faut tous ensemble, agriculteurs compris, admettre nos erreurs du passé et préserver les espaces vitaux diversifiés pour sauver le plus grand nombre d'espèces animales et végétales de l'extinction .

Cette biodiversité, c'est la garantie silencieuse de survie de l'espèce humaine. Nos méthodes d'agriculture, nos choix alimentaires subséquents, ont une influence sur notre santé; encore faut-il qu'il qu'un véritable choix de produits sains et variés soit disponible pour tous.

Anne et moi croyons – avec nos amis du mouvement mondial SLOW FOOD lancé par le sociologue italien Carlo Petrini – que pour changer favorablement la situation,  les consommateurs doivent sans attendre et de manière croissante favoriser les produits régionaux et écologiques. Ils soutiendraient ainsi la biodiversité, qui leur veut du bien.

Ce mouvement est amorcé et étonnamment chargé d'ampleur citoyenne, d'énergie et d'enthousiasme. Ce n'est cependant pas suffisant, puisque, hélas, on observe encore dans de nombreux pays une intensification des cultures au détriment de la diversité. (Je pleure de rage impuissante quand je vois ce qui ce passe au Brésil et en Argentine… Je fustige les pratiques agricoles de l'Espagne et de la Roumanie … Oui, je sais, ça dérange … mais qui ? Monsanto, Syngenta, Bayer …???)

Les géants agrofinanciers mondiaux – arrogants et impérieux, parce qu'ils prétendent parler au nom de la science – mentent sans vergogne, nous trompent, nous cachent (de plus en plus mal) les enjeux de leurs stratégies et les manipulations planétaires ignobles qu'elles semblent justifier sans état d'âme à leur yeux. "Tenez les bêtes, ils mangeront ce qu'on leur donne au prix qu'on voudra bien leur faire !". (Catéchisme de l'anarcho-libéralisme: recommandation aux chefs d'Etats vassalisés)

NON ! Les consommateurs ne sont pas de moutons de Panurge, ni des esclaves ! Réapproprions-nous notre alimentation, laissée depuis trop longtemps aux mains d'irresponsables cupides.

Vive la biodiversité!

José

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Menu « Bollywood », les prouesses d’Apolina

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 Apolina entre en lice …

Cette semaine, Anne et moi avons essentiellement été occupés par la mise en place, en pleine terre, des 134 variétés de tomates anciennes que nous cultiverons cette saison. Cette grande tâche est traditionnelle à la mi-mai et nous avons pu l'effectuer, cette année, dans des conditions météo tout à fait favorables. "Pourvu que ça dure"; on pourra alors vous reparler bientôt ici de tomates vraiment exceptionnelles.

Mais il s'en trouve que, par conséquence, nous avons quelque peu négligé nos fidèles amis blogonautes. Et notamment, nous ne vous avions pas rendu compte du très exotique cours de cuisine indienne donné par Apolina le vendredi 9 mai dernier. Voici quelques lignes pour vous  faire partager tout le plaisir que nous en avons ressenti. Pour le menu détaillé, je vous invite à le (re)découvrir dans mon précédent billet annonçant cette soirée "Bollywood".

http://lesjardinsdepomone.skynetblogs.be/post//bollywood-le-menu-indien-classique-dapolina 

Cette soirée culinaire à l'École d'Arts SaSaSa a connu naturellement un franc succès. L'ambiance a été des plus joyeuses et des plus instructives, personne ne pouvant résister longtemps au charme d'Apolina et de sa cuisine exotique extraordinairement parfumée. (Il y avait notamment au menu une petite sauce au tamarin à vous faire damner tous les saints … voire à amadouer la plus récalcitrante des belles-mères!)

Apolina, c'est la gentillesse, la disponibilité, mais aussi le savoir faire et le savoir expliquer. Elle a épaté son auditoire en lui faisant découvrir les caractéristiques et les vertus de la cuisine ayurvédique et la place qu'y tiennent les épices orientales.

Ainsi par exemple, la consommation abondante de curcuma protégerait les Indiens de la terrible maladie d'Alzheimer, qui fait des ravages croissants dans notre monde occidental. Autre exemple : les qualités exceptionnelles du Ghee, beurre clarifié indien, comme matière grasse de cuisson. Apolina vous en avait déjà communiqué la recette sur ce blog. Vous pourrez la retrouver sous le lien:

http://lesjardinsdepomone.skynetblogs.be/post/5616565/beu…

Tous les participants se sont impliqués joyeusement dans la préparation des cinq services prévus au menu, et l'ambiance de la table autour de laquelle ils se sont rassemblés ensuite restera longtemps dans les mémoires. Voici quelques photos de cette soirée "Bollywood", en attendant – avec une impatience mal contenue – qu'Apolina publie les des recettes détaillées du menu. Histoire de pouvoir préparer ces délices à la maison pour séduire les amis.

Bien convivialement complice,

José

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NATURE ADMISE : les légumes d’antan et plantes aromatiques des jardins de Pomone Gembloux – château du bailli

Gembloux - château du bailli
Gembloux – La maison du bailli, qui domine la petite ville 

Anne et moi participerons activement dimanche prochain 25/5 à Gembloux, à un événement Nature exceptionnel organisé conjointement par le Service de l'Environnement de cette charmante petite ville et la section régionale de l'association NATAGORA.

 Gembloux - beffroi

Le beffroi de Gembloux, qui appartient désormais au Patrimoine mondial de l'Humanité établi par l'UNESCO

Parmi bien d'autres partenaires de la Journée Jardins Nature ouverts, nous viendront personnellement présenter au public la grande biodiversité insoupçonnée des légumes d'antan et des plantes aromatiques, ainsi que leur agréable et saine déclinaison en cuisine.

Nous invitons chaleureusement tous nos amis et sympathisants à nous retrouver sous la tonnelle des Jardins de Pomone, qui sera dressée dans la Parc des Closières, où nous les accueilleront avec le plus grand plaisir.

A très bientôt,

José

 

Jardins Nature Gembloux

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Bio, pas bio, ça ce goûte … oui, oui, et ça ne coûte …

Ambiance des grands jours SLOW-FOOD à l'atelier COOKING TIME de Bruxelles le dimanche 20 avril dernier !

Le convivium KARIKOL de Bruxelles avait invité ce jour-là ses membres et sympathisants à une conférence sur le thème:  BIO, PAS BIO, ça se goûte ?

Le bio est-il nettement plus cher et la différence de prix se justifie-elle par un autre goût et une meilleure qualité sanitaire ? C'est la question pertinente que se posent les consommateurs responsabilisés que – vous et moi – percevons de plus en plus la nécessité de devenir. On nous propose chaque jour sur le marché des produits "bio" dont, si ce n'est une substantielle différence de prix, on ne perçoit pas immédiatement et tangiblement la qualité et les avantages réels.

Pour nous éclairer dans nos choix, le conférencier invité ce soir-là par KARIKOL n'était autre que le sympathique Philippe Renard, grand cuisinier belge rentré au pays après une belle carrière internationale pour réorganiser de façon presque révolutionnaire la restauration collective au sein de l'entreprise Ethias, troisième groupe d'assurances de Belgique.

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L'enjeu, c'est la réappropriation de notre alimentation dans un cadre budgétaire durablement supportable. L'enjeu, c'est encore de ne pas être condamnné irrémédiablement à devoir consommer des ingrédients "faciles", "préparés" et "standardisés", bourrés de conservateurs, de pesticides et d'une multitude de substances dont l'innocuité est de plus en plus douteuse. C'est là tout le combat personnel de Philippe Renard; et son engagement ne doit rien à une mode. Le personnage n'est ni mièvre, ni mercantile.

Philippe est aussi, depuis peu, le Président du nouveau convivium SLOW FOOD liégeois "Liège, univers du goût", dont on est en droit d'attendre de grandes choses dans la lutte contre la "malbouffe" et dans la revalorisation des produits traditionnels de sa région.

Le chef est un homme imposant, en pleine force de l'âge, avec une stature d'athlète. On ne peut s'empêcher de tomber sous le charme de son discours passionné, son audace, sa détermination, sa créativité culinaire réelle et … son franc-parler! Il a la force irrésistible de ceux qui disent le vrai et le vécu.

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Je souris en imaginant, qu'aux fourneaux de son entreprise, Philippe n'est certainement pas de ceux qui acceptent sans broncher les injonctions de sa hiérarchie administrative et financière! Mais entre lui et son entreprise le deal est clair : 3,60 euros ! Vous avez bien lu, 3,60 euros ! C'est le budget dont dispose Philippe pour préparer un repas entrée-plat-dessert qui satisfasse jour après jour chaque membre du personnel qui vient s'asseoir à la cantine et qu'il faut satisfaire.

Ne pensez pas que cela soit impossible. Philippe réalise cette performance quotidiennent en utilisant … 82% de produits bio frais !!! Qui eut cru – si Philippe ne l'avait démontré concrètement – que relever un tel défi était compatible avec la vie et la logique d'un entreprise ? 

Pour réussir cette performance, il y bien sûr les économies d'échelle que permettent la cantine. Philippe peut acheter en quantité importante là où il l'entend, et déterminer lui-même son meilleur rapport qualité/prix. Mais parmi ses autres gros atouts, le chef du jour connaît parfaitement le calendrier des récoltes saisonnières et a parfaitement compris tous les avantages – gustatifs, diététiques et économiques – qu'il y a à le respecter. A la cantine d'Ethias, la biodiversité alimentaire trouve son compte, et c'est porteur d'espoir!

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Prenons le cas d'un potage. En le préparant avec des légumes bio, Philippe paie évidemment plus cher que s'il achetait des légumes issus de la grande distribution. Mais la différence de prix est à peu près compensée parce que 18 kg de légumes bio suffisent, alors qu'il lui faudrait 25 kg de légumes de la grande distribution pour atteindre le même résultat en terme de goût.

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La préparation d'une entrée ? Philippe utilise par exemple du vrai jambon d'Ardenne, plus cher certes, mais tellement plus goûteux qu'il en faut moins. De plus, la fabrication de ce type de jambon est moins traficotée et reste à échelle humaine. Pas besoin d'emballages sophistiqués et surperflus pour le conditionner.

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Un plat de poisson ? Le saumon bio coûte environ un tiers du prix en plus que le saumon ordinaire. Ce surcoût de départ, Philippe le maîtrise en réduisant la quantité d'un tiers. Mais oh miracle! cette portion réduite s'avère procurer naturellement une plus grande sensation de satiété que le saumon non bio.

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Des saveurs aromatiques pour vos plats. Oubliez les "petits cubes" et favoriser les herbes qui poussent spontanément autour de chez vous. Un soupe aux orties, une salade à l'alliaire, un confit de violettes odorantes, une gelée de sureau, c'est à la portée de quiconque veut se donner la peine d'aller les récolter en saison sur les lieux non pollués qui subsistent encore. Philippe Renard nous montre le bon l'exemple; il avait  apporté notamment – pour nous concocter un délicieux menu en gestes experts et rapides – de l'ail des ours qu'il était aller cueillir lui-même le matin dans son terroir du pays de Liège. Un délice de fraîcheur et de goût qui ne coûte que … plaisir de le cueillir.

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Pour le dessert, une simple mousse au chocolat. Mais qu'elle mousse, mes amis ! Et réalisée en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire. Un des secret de cette mousse : surtout pas de sel dans la préparation, insiste Philippe, sans craindre un instant d'affirmer le contraire de ce qu'on lit dans à peu près tous les livres de cuisine. Et il explique bien entendu la réaction défavorable que cette pincée de sel malvenu aurait sur les oeufs au cours de la préparation !

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Je pourrais multiplier ainsi les exemples concrets que nous donne le chef. Mais la réponse à notre question émerge déjà : le bio, c'est plus cher à l'achat … mais – avec un peu de discernement bien entendu – ce n'est pas vraiment plus cher que le non bio. Alors ….

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L'approvisionnement bio s'inscrit idéalement dans l'économie de proximité. La proximité, c'est la convivialité. La filière courte limite le suremballage, favorise la fraîcheur et privilégie le goût des aliments.

Philippe Renard n'a rien dit ce soir là qu'il n'ait prouvé. Les dégustations qu'il nous a servies ont séduit tous les participants. Et Philippe c'est fait beaucoup, beaucoup de nouveaus amis … prêts à lui emboîter le pas.

Pour ceux qui ont manqué cet événement Slow Food KARIKOL, il y aura de quoi éprouver de la frustration. Pour ma part, je souhaite que Philippe revienne rapidement animer une nouvelle réunion de ce type pour le plus grand plaisir de tous. Avis à l'intéressé et aux membres de notre comité organisateur !

José

http://lesjardinsdepomone.skynetblogs.be

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Bon, propre et juste … Défi à la « malbouffe »

Petrini Carlo, Président mondial de SLOW fOOD
Carlo Petrini

Aux côtés de notre présidente Malika et de tous nos amis de "Karikol" (le convivium SLOW FOOD bruxellois), Anne et moi nous réjouissons de la venue à Bruxelles, mercredi en huit, du sociologue italien Carlo Petrini, fondateur du mouvement mondial auquel nous adhérons, et pourfendeur éclairé de la malbouffe ambiante.

Invitation est chaleureusement lancée à tous ceux qui, non seulement se préoccupent du contenu de leur assiette, mais encore, souhaitent découvrir des alternatives bonnes, propres et justes pour leur approvisionnement alimentaire, de participer à cette conférence exceptionnelle. Le débat : Quel type de consommation devons nous adopter pour manger enfin …

 

Bon, propre et juste

Une éthique gastronomique au service de la souveraineté alimentaire

 

 

 

par Carlo Petrini,

fondateur et président de Slow Food, exceptionnellement à Bruxelles

 

Mercredi 9 avril  à 20h

 

Auditoire 1,  Facultés Universitaires Saint-Louis

 

43 Boulevard du Jardin botanique – 1000 Bruxelles –

Métro Rogier ou Botanique

Tram 92 arrêt Botanique

 

 

5 euros

Etudiants, sans emplois: gratuit

 

 

 

 

 

 

 

Révolutionner la gastronomie ?

Au-delà des préoccupations du « manger bien, manger mieux », c'est l'idée même de gastronomie que Carlo Petrini entend révolutionner.

 
LIRE LA SUITE SUR
 

http://karikol-slowfoodbruxelles.skynetblogs.be/post/5710…

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CUISINE ET SAVEURS DE TOSCANE

 

Toscane (kulfoldiszallasok.hu)


A propos de saveurs toscanes

Beaucoup de connaisseurs considèrent la cuisine italienne comme la meilleure du monde. Et parmi ses inconditionnels, nombreux sont ceux qui proclament que la cuisine toscane est la meilleure de toute l’Italie ! 

 

Anne et moi ne souhaitons pas trancher imprudemment dans un débat aussi passionné. Mais une constatation s’impose d’emblée: la Toscane offre aux gourmets du monde entier une variété exceptionnelle de produits de terroirs particulièrement sains, diversifiés et naturels. Il n’est pas un amateur de cuisine digne de ce nom qui puisse négliger longtemps de les découvrir et de les goûter. 

 

Dans une civilisation où la « malbouffe » est banalisée et prédominante, quel bonheur de pouvoir déguster encore d’aussi savoureux produits, héritage d’un savoir-faire acquis patiemment au fil des siècles dans une région ou la nature est douce, belle et généreuse. Du pain … à la truffe, en passant par le vin, les fromages et les légumes inégalables, la Toscane n’est que parfums sous ciel d’azur ! 

 

Pas étonnant dès lors que nos amis du convivium SLOW-FOOD KARIKOL de Bruxelles apprécient particulièrement les produits toscans, et aient choisi d’être très activement présents à la troisième édition du Saveurs Toscane qui ce tiendra début mars au Parc du Cinquantenaire à Bruxelles. Qu’on se le dise : cette année, plus de 50 participants vous proposeront de découvrir des produits gastroniques parmi les meilleurs au monde. 

 

L’édition 2007 de Saveurs Toscanes avait connu un franc succès de foule avec plus de 6000 visiteurs. A n’en pas douter, le succès sera encore davantage au rendez-vous cette année, avec la 3ème édition d'un salon qui a déjà conquis méritoirement ses lettres de noblesse dans la capitale de l'Europe. Il se tiendra les 1er et 2 mars 2008 à l’Autoworld (Parc du Cinquantenaire) à Bruxelles.  

 

Attention ! La journée du 3 mars 2008, les portes du salon Saveurs Toscanes seront ouvertes aux seuls professionnels (avec entrée gratuite sur présentation de la carte de visite).   

 

Histoire de vous mettre l’eau à la bouche, voici un aperçu des cessions culinaires auxquelles vous êtes cordialement conviés :

  

 

Samedi 1er mars

 

 

De 11h à 11h35

Dégustation de vin Chianti Rufina organisée par la Fattoria Lavacchio (gratuit)  

 

De 12h à 12h35

Dégustation de vin et d’huile d’olive en combinaison avec des produits du terroir organisée par le chef Enrico Casini de l’Antica Tenuta le Casacce (gratuit)  

 

De 13h à 14h30

Giovanni Bruno « Senza nome » nous présentera 3 préparations gastronomiques brillantes de simplicité. 35 euro/personnes (dégustation-vin et entrée au salon compris)  

 

De 15h à 15h35

Dégustation d’huile d’olive organisée par la Fattoria Capovento (Sous réserve d’une autre présentation) (gratuit) 

 

De 16h à 16h35

Conférence dégustation sur le café Organisé par le café Kimbo (sous réserve d’une autre présentation) (gratuit)  

 

De 17h à 17h35

Conférence Slow Food organisée par le Convivium Slow Food Karikol de Bruxelles (gratuit)

 INTE                                                

Dimanche 2 mars 

 

 

De 11h à 11h35

Dégustation de vin Chianti Classico organisée par la Fattoria Quercia al Poggio (sous réserve d'une autre présentation)

(gratuit)    

 

De 12h à 12h35

Dégustation de fromages toscans organisée par la Fattoria Lischetto

(gratuit)

De 13h à 14h30

Luigi Ciciriello « La Truffe Noire » nous présentera 3 préparations à base de véritable truffe.

35 euros par personne (dégustation, vin et entrée au salon compris).

De 15h à 15h35

Dégustation d'huiled'olive organisée par Terre della Grigia

(gratuit)  

 

De 16h à 16h35

Conférence et dégustation sur les biscuits toscans organisée par l'Antico Forno Santi

(gratuit)  

 

De 17h à 17h35

Conférence Slow Food organisée par le Convivium Slow Food Karikol de Bruxelles (gratuit)

 

Anne et moi espérons pouvoir vous renconter nombreux à ce salon d’exception, et pouvoir vous présenter à nos amis SLOW FOOD. On parlera aussi de bons légumes, c’est sûr !

 

 

 

 

 

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ARBRES FRUITIERS : demain, fête de sainte Catherine

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Photo : poire Williams 4 semaines après la nouaison

Arbres fruitiers : demain, c'est la fête de sainte Catherine !

L'adage populaire est bien connu : « A la sainte Catherine, tout bois prend racine »! Il nous rappelle opportunément que c'est le moment idéal de plantation pour nos arbres et arbustes fruitiers. En cette saison, pas besoin d'acheter des plants en conteneurs, plus chers et « stressés » depuis des mois dans des godets. Faites l'acquisition de variétés à « racines nues »(=sans motte), c'est avantageux et bien plus efficace pour autant que vous les plantiez maintenant.

Alors, demain, en espérant qu'il ne pleuve pas et ne gèle pas trop non plus, prenez courageusement votre paire de gants, votre bêche et votre sécateur et préparez-vous à installer vos espoirs fruitiers en terre.

Dans un trou de plantation bien préparé et de bonne profondeur, versez du fumier bien décomposé ainsi qu'une poignée de poudre d'os. (Si vous n'avez pas de fumier humide à votre disposition, vous pouvez utiliser le fumier déshydraté en sac plastique que vous indiquera votre pépiniériste.)

C'est vrai que les arbres fruitiers ne sont pas notre spécialité, à Anne et à moi. Mais, dans nos potagers, nous avons réussi à associer arbres et arbustes à nos planches de légumes anciens, en veillant à ce qu'ils puissent bien prospérer ensemble. Dans cette complémentarité recherchée, nos résultats sont déjà très convaincants.

Encouragés par le succès des années antérieures, nous n'avons pas résisté longtemps à vouloir ajouter quelques variétés fruitières savoureuses et parfumées qui nous rappellent notre enfance, en se disant -sans trop vérifier d'ailleurs-, qu'on leur trouverait bien encore une « p'tit' place » pour les faire grandir.

Ce sont toujours les variétés anciennes que nous recherchons et privilégions. Nos coups de cœurs de cet automne : 2 poiriers « Jefke » ou "Beurré Chaboceau", 1 poirier «Bronzée d'Enghien », dont je vous reparlerai,  et 1 poirier « Saint Rémy » ou "Bellissime d'hiver", dont je vous ai déjà parlé. (Si vous ne pouvez attendre nos posts et avez des questions, laissez-nous un message et nous vous répondrons personnellement.)

Où les avons nous trouvés ? Tout simplement chez ECOFLORA à Halle. Cette remarquable pépinière, installée dans une grande et vieille ferme brabançonne située au bord de la route qui mène de Halle à Ninove à travers la campagne vallonnée du «Pajotenland », est une véritable caverne d'Ali Baba pour les amateurs de variétés de plantes rustiques rares, totalement  « hors commerce standard ». Les exploitants sont de vrais écologistes expérimentés, multilingues et sympas. Deux indices tangibles ?

Des dizaines d'hirondelles s'invitent fidèlement chaque printemps dans leurs installations pour y retrouver leurs nombreux nids et se reproduire. Le couple d'hirondelles le plus audacieux à même installé son nid au dessus du comptoir caisse, et personne n'a songé un seul instant à les déranger, au contraire !

Au dessus du présentoir d'un bel assortiment de semences paysannes, un clin d'œil discret : une plaque de rue ancien modèle avec mention « Zonder Haatstraat » ( « Rue Sans haine »). On aimerait retrouver partout cet esprit de tolérance, surtout dans une petite Belgique que nos politiciens déclarent déchirée. Faut-il  les croire ?

Une petite visite virtuelle chez ECOFLORA ? Cliquez sur le lien ci-après, et appréciez l'étendue et l'originalité du catalogue  :

http://www.ecoflora.be/HP_FR.html

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Biodiversité, Potager et légumes anciens

Merci de votre intérêt pour les légumes oubliés et notre site internet. C'est vrai que le consommateur n'est pas gâté en légumes dans la grande distribution. Encore faut-il qu'il en prenne comparativement conscience et qu'il veuille sortir des "autoroutes à péage" de la consommation pour arpenter les sentiers d'une alimentation plus agréable, plus variée, plus saine et aussi plus durable . Serrons-nous la main et contribuons, chacun à notre manière, à changer progressivement les choses. Marre de la malbouffe !!! 


Le témoignage qu'Anne et moi souhaitons vous apporter  est celui de deux jardiniers amateurs,  collectionneurs et cultivateurs de nombreuses variétés de légumes anciens. Face à un milieu naturel en péril, face à une biodiversité qui se perd avec une amplification géométrique, face au problème de la faim dans le monde – qui disons le en passant, n’est pas le résultat d’un capacité insuffisante à produire, mais bien d'une mauvaise répartition -, nous sommes soucieux de vous faire partager nos réflexions, nos expériences, nos connaissances et aussi … nos révoltes et nos espérances. Ni Anne ni moi n’avons un parcours professionnel qui aurait pu nous laisser supposer le moins du monde l’importance primordiale que nous allions attacher un jour à cultiver amoureusement nos potagers, à récolter nos légumes et préparer de petits plats sains et savoureux avec des ingrédients hors commerce.  Pour mieux nous comprendre, il est peut-être utile de situer quelques notions :

 

·              Biodiversité

En bref, la biodiversité c’est quoi ? La biodiversité, c’est l’ensemble de toutes les formes de vie présentes en même temps sur un support  commun : le sol. Chaque sol est constitué :

1.      d’une part, par un ensemble d’éléments chimiques et physique  (eau, minéraux, lumière …) qui forment un biotope.

2.      d’autre part, par une multitude d’organismes vivants (faune, flore, micro-organismes) qui vont s’installer évolutivement. Cette expression globale de vie, où la moindre cellule a un rôle à jouer, s’appelle biocénose.


Une biocénose  +  un biotope constituent ensemble un écosystème

L’écosystème se développe évolutivement. Toutes les formes de vie qu’il contient – animale, végétale, bactérienne – s’y développent de manière dépendante entre elles. Chaque cellule vivante  n’existe que dans des processus multiples d’interaction avec toutes les autres. Elle vit par les autres, pour les autres et avec les autres.

  

·              Perte de biodiversité

L’emprise de l’activité humaine sur le milieu naturel – particulièrement son activité économique – s’amplifie  géométriquement et a franchi en quelques décennies des seuils insoutenables de consommation des ressources naturelles. En refusant implicitement d’assumer ses liens de vassalité avec la nature, – c’est à dire en épuisant plus rapidement les ressources naturelles que la nature peut les reconstituer – l’homme s’engage dans une impasse et compromet inconsidérément les conditions de survie de sa propre espèce !!! Autrement dit, celle de ses propres enfants …

 

·               La perte de biodiversité dans notre alimentation 

Un premier constat : dans les ressources alimentaires potentielles que nous offre la nature,  c’est une minuscule proportion de végétaux qui servent à notre nourriture. 


Quelques chiffres : 
1.      Les spécialistes ont pourtant recencé plus de 80.000 plantes comestibles.

2.      Sur ces 80.000 plantes comestibles, environ 7.000 ont été cultivées dans l’histoire de l’humanité.

3.      Encore 150 sont effectivement cultivées : ( 0,1875 % !!! )

4.      Et sur les 150 espèces cultivées, 15 espèces seulement produisent 90% de la nourriture.

5.      Parmi ces 15 espèces, 3 seulement (le blé, le riz et le maïs) trustent les 2/3 de la production alimentaire.


Faut-il commenter de tels chiffres pour convenir de la fabuleuse biodiversité agroalimentaire dont nous pourrions disposer et l’abusive consommation que nous faisons de quelques rares espèces seulement ? Ces monocultures intensives sont fragiles et sensibles à des perturbations de l’environnement. En cas de problème (comme une épidémie), le risque est grand de voir ces cultures dévastées et provoquer ainsi des famines. Une culture plus extensive prenant en compte un grand nombre d’espèces permet de diminuer ce risque.Ce qui est aberrant, c’est que le nombre d’espèces cultivées, déjà presque insignifiant, s’est encore restreint de façon alarmante en quelques décennies. 

 

·              Les causes de la perte de biodiversité

Quelles sont les causes de cette perte de biodiversité alimentaire ? Dans les ouvrages spécialisés, on lit généralement des causes formulées approximativement comme suit :


  • la dégradation et la perte des habitats
  • l’introduction d’espèces étrangères
  • les pollutions, dont le réchauffement de la planète et le trou dans la couche d’ozone sont les conséquences
  • l'exploitation directe des espèces sauvages      


Loin de moi l’idée de rejeter le bien-fondé de ce genre de formulations, somme toute fort théoriques, pour expliquer le recul de la biodiversité. Mais je voudrais vous faire découvrir ces causes d’une manière plus immédiatement sensible.

N’y allons pas par quatre chemins ! La cause principale et  première de la perte de biodiversité, c’est l’homme lui-même, surtout l’homme considéré dans son activité économique. Cet homme là, cet « homo economicus », est la créature la plus directement nuisible à la Nature en général. Son emprise sur le milieu naturel est totalement déséquilibrée, insoutenable dans le temps. C’est paradoxal, si en considération de ce que je viens d'écrire plus haut à propos de la biocénose, il doit nécessairement exister un lien de vassalité entre l’homme et la Nature, à laquelle il appartient. Je le redis et j’insiste, c’est la condition de sa propre survie. Pour l’ « homo economicus » (j’emploie ces termes par ironie, dérision, mais aussi amertume), tout se raisonne en terme de rentabilité financière à court et à moyen terme. Quand il s’agit de produire des fruits et des légumes, les dirigeants de quelques grandes multinationales s’arrogent tous les moyens pour régenter à leur profit une agriculture mondialisée. Ces gens là n’éprouvent aucune émotion nostalgique lorsque l’on évoque les petits jardins potagers de leurs grands-parents.  Pour ces chasseurs de gain par « rationalisation », si dans une gamme de légumes il  existe 100 variétés différentes pour satisfaire une demande du marché,  une seule devra être retenue pour la commercialisation : « la plus rentable ». Tant pis pour les 99 autres, pour leurs propriétés intrinsèques éventuellement supérieures. Au diable cette diversité. Et tant pis si, faute de semailles, leurs graines auront totalement disparus dans quelques années. Dans une telle logique, la disparition de variétés est inévitable.


·              Deux mécanismes économiques de la perte de biodiversité : la « révolution verte » et la course aux OGM


1.       La révolution ver te   

 

Après la seconde guerre mondiale se met en place une système de production intensive, à hauts rendements accélérés, que l’on appelle conventionnellement la « Révolution Verte ».  Pour esquisser cette Révolution verte, cinq gros traits suffisent : 

 

   

  • Monoculture

  • Haut rendement

  • Engrais chimiques

  • Pesticides

  • Mécanisation

Elle désigne le formidable bond technologique réalisé en agriculture pendant la période 1944-1970, suite aux progrès scientifiques et à la croissance économique de l’après-guerre. De nouvelles méthodes de culture sont apparues en même temps que de nouvelles variétés à haut rendement, notamment dans les  céréales (je pense au blé,  au maïs ou au  riz). Les  engrais minéraux, les produits  phytosanitaires, la mécanisation, l’irrigation ont aussi contribué à ce changement radical. Cette révolution a bien eu pour conséquence un accroissement spectaculaire de la productivité agricole, et a sans doute permis d'éviter des famines catastrophiques, qui auraient été la conséquence naturelle d’un accroissement exponantiel sans  précédent de la population mondiale depuis le début des années 1950.  Mais cette « révolution » a aussi eu des conséquences beaucoup moins souhaitables, dont nous devons payer la note aujourd’hui . Non seulement, en l’espace temps de deux générations, une machiavélique « trinité » d’engrais chimiques NPK (Azote, Phosphore, Potassium …) a appauvri jusqu’à les anéantir d’immenses étendues de terres arables, mais a encore causé de profonds bouleversements culturels et sociaux, notamment (mais non exhaustivement) : 

  • exode rural massif

  • déperdition du savoir traditionnel agricole

  • elle a par ailleurs été justement accusée de contribuer à réduire la biodiversité et de  placer les agriculteurs sous la dépendance de l'industrie agro-pharmaceutique

Le marché mondial des semences est, depuis les années ’50, un enjeu économique colossal. De gigantesques multinationales  investissent dans la sélection naturelle des espèces végétales massivement commerçables, et les graines que nous trouvons dans nos jardineries sont le plus souvent des produits hybrides de première génération. (Ce sont eux que l’on appelle Hybride F1, des variétés de luxe sensées être superperformantes et résistantes aux maladies).  Il ne faut pas se tromper de cible. L’hybridation, en soi, n’est pas forcément une nuisance. Elle est pratiquée par l’homme depuis des milliers d’années, comme l’attestent quelques figues fossiles découvertes l’année dernière sur un site néolithique israélien l’année dernière. Il s’agit de fruits d’une variété parthénocarpique (c’est à dire, qui se développe sans pollinisation et dont les graines sont stériles), impliquant donc nécessairement une intervention humaine il y a plus de 11.000 ans. (Cette découverte repousse d’ailleurs de plus d’un millénaire l’origine de l’agriculture dans l’histoire de l’humanité.)


Par contre, en utilisant des semences hybrides F1, telles celles que nous proposent aujourd’hui majoritairement le commerce spécialisé, le jardinier perd la possibilité de reproduire la variété qu’il a cultivée avec des graines de sa propre récolte. En effet, les graines d’une variétés F1, hybrides de première génération, si elles ne sont pas stériles, reproduisent de façon  aléatoire les caractères de leurs lignées parentes. Ce qui donnerait, pour une même variété, des plants totalement différents.  Les semences hybrides F1 sont chères, surtout pour les paysans des pays en voie de développement, et le cultivateur devra les racheter chaque année dans la filière commerciale, ce qui est bien entendu l’effet souhaité et organisé par les grands semenciers qui les produisent. Cet aspect, qui peut paraître accessoire chez nous, a pourtant profondément bouleversé – socialement et économiquement – la classe agraire de plusieurs pays en voie de développement, l’Inde notamment.  

Plus fort encore dans la technique du « client captif »! Toujours pour obliger paysans et jardiniers à se réapprovisionner en semences dans le circuit commercial, les semenciers ont développé des brevets appelé sinistrement « Terminator » (il en existerait une soixantaine à ce jour), dont la particularité est de rendre stériles toutes les graines de la récolte. Il faut donc chaque fois « repasser à la caisse ».  


2.            La course aux OGM   

Depuis les années 1980, un autre danger nous guette : en travaillant sur l’ADN, les chercheurs en biologie moléculaire ont mis au point des techniques autorisant la fabrication d’organismes génétiquement modifiés : les fameux OGM.   


Le premier problème que posent les OGM est d’ordre éthique. En effet, la capacité de modifier et transférer du matériel génétique d’une variété à l’autre ne se limitent plus aux seules  plantes entre elles. Le génie génétique permet de combiner en une seule nouvelle variété des caractères nouveaux  provenant aussi bien de plantes, que d’animaux ou de micro-organismes.  C’est ainsi que, par exemple, la recherche a pu produire en laboratoire  des souris … fluorescentes !!!   


Le second problème posé par les OGM est d’ordre sanitaire. En ce domaine, et sauf surprise scientifique, on serait bien en mal de prouver que les OGM pourraient nuire davantage à notre santé que les résidus de pesticides, les traces de dioxines et les additifs alimentaires que nous absorbons chaque jour à notre insu. 


Le troisième problème posé par les OGM, et à mon avis le danger le plus grave et le plus réel, est celui de leur impact sur la biodiversité, notamment par le risque de diffusion de manière incontrôlable des gènes dont ils sont porteurs. A ce propos, un étude scientifique initiée par le gouvernement anglais, et s’étendant sur 5 années, a été rendue publique le 21 mars 2005. L’évaluation de l’impact des OGM (betterave, maïs, colza) résistants aux herbicides, a laissé un bilan sans appel : telle qu’elle est pratiquée aujourd’hui, la culture de variétés transgéniques conduit à un l’appauvrissement très significatif de la faune et de la flore 

Quant aux risques effectifs de dissémination des OGM, j’ajouterai que la même étude à pu constater des traces de pollen de plants génétiquement modifiés à plus de 300 km de leur point de culture. On est sidéré lorsque l'on sait qu'en France on voudrait séparer les cultures traditionnelles et les cultures transgéniques par une zone de 50 … mètres.

Il ne m'appartient pas de conclure dans le grand débat de société en cours sur les OGM. Mais je vis et j’agis selon mes convictions; et je puis vous assurer n’avoir jamais pu déceler un seul véritable avantage pour le consommateur dans la culture des OGM.  Du reste, avec ou sans biotechnologies, les méthodes agroalimentaires dominantes et les plus profitables aujourd’hui  – en dollars , bien entendu ! – mettent non seulement la planète en danger, mais nous « éduquent », que dis-je, nous « dressent », malgré nous à la malbouffe.

D’une manière générale, il faut bien constater que nos grandes filières commerciales d’approvisionnement agroalimentaire ne sont pas vraiment désireuses de nous offrir avant tout des produits sains et savoureux. La malbouffe est galopante, notre culture du goût fout le camp. Dans la consommation des légumes,  il y a, depuis plus de cinquante ans, un conflit d’intérêt évident entre l’enjeu sanitaire et l’enjeu économique.

Nous en sommes là ! Le choix si réduit de légumes qui nous est proposé aujourd’hui, risque encore de se restreindre si nous ne réagissons pas en tant que consommateurs avertis.  La demande crée l’offre, et les consommateurs – par des comportements responsables et solidaires – peuvent disposer d’un réel pouvoir collectif sur l’assortiment commercial.  

·              Que faire ? Comment réagir ?

Sachons résister ! Cherchons des approvisionnements alternatifs et de proximité pour notre alimentation. Ils existent. Une multitude de petites entreprises et d’initiatives sont nées ces dernières années, expression de la prise de conscience et du raz-le-bol des consommateurs. Elles sont des centaines de milliers dans le monde, et même si elles ne font pas le poids devant une petite dizaine de multinationales, savez-vous qu’en Belgique et en France notamment le marché des produits bio est revenu à plus de 30 % dans l’alimentation ?   


·              Une alternative en faveur de la biodiversité : la réhabilitation des potagers  

Beaucoup d’entre nous possèdent un jardin. Face à la situation que nous dénonçons, et bien cela puisse paraître trop peu conventionnel à certains, il est parfaitement concevable de sacrifier un partie de cette pelouse que l’on doit entretenir chaque semaine et d’aménager un petit potager. De même, quelques arbres ou arbustes fruitiers ne peuvent-ils remplacer avantageusement quelques haies de conifères trop nombreux qui assèchent, épuisent et acidifient indûment le sol ? Quelques plants d’herbes aromatiques, de tomates ou de poivrons auraient-ils moins de charme sur votre terrasse que les traditionnels pétunias, géraniums et lierres ?

 

·              La culture des légumes anciens

Quelques maîtres-cuisiniers, dont le sympathique  Claude Pohlig, possèdent les meilleurs atouts pour vous faire apprécier les légumes anciens. Mais dites-vous bien que vous ne les trouverez pas dans les magasins. Et que pour en bénéficier vous pourriez même devoir apprendre à les cultiver vous-même, que ce soit dans votre propre potager ou dans celui d’un jardin commutaire.

Plusieurs jardins communautaires ont fait leur apparition en région bruxelloise ces dernières années. Si le jardinage vous motive et qu'il vous manque le terrain, vous pourriez utilement vous renseigner auprès de votre administration communale ou auprès de l’association BRAVVO. ("Bruxelles en avant – Brussel vooruit"). 

La culture biologique des légumes anciens n’a rien de compliqué. Le plus difficile, c’est de se procurer les graines. Des associations comme Kokopelli en France, Les Semailles en Belgique vous proposent un choix de graines et de tubercules de variétés anciennes de plus en plus appréciable.  

La réussite de la culture de légumes nécessitent cependant quelques connaissances de bases,  notamment :

         savoir faire un choix adapté de variétés,

         maîtriser les bases des techniques de semis,

         disposer d’un calendrier des mises en place,

         savoir à quelle époque et selon quelle méthode il faut pratiquer les récoltes,

         connaître les techniques de conservation,

         etc


Certaines de ses connaissances se trouvent dans les livres, mais d’autres peuvent encore être utilement recueillies auprès de quelques jardiniers chevronnés, dont le savoir-faire et l’expérience sont tout un patrimoine. (Je pense bien sûr à Jean-Luc Muselle, Luc Fichot, Victor Renaud, Sébastien Verdière … et plusieurs autres, aussi compétents qu'anonymes.)  

Enfin, il y a la pratique du jardinage. En répétant pendant des années, au rythme des saisons, la culture de variétés de légumes rustiques semblables, une observation  personnelle attentive et une faculté de raisonner et d’agir empiriquement permet à chaque jardinier de développer ses propres « petits trucs », connaissances irremplaçables pour la réussite du potager spécifique qu’est le sien.

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