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Bichofs, grogs, vins chauds : brrr … y-a-t’il un Saint-Bernard dans le coin ?

Chien Saint-Bernard et tonnelet en collier (wikimedia comons)

(Source réutilisable : Wikimedia Commons)


La neige ne cesse de tomber et le thermomètre reste plongé dans les températures négatives de jour comme de nuit. Un petit vent glacial est venu apporter lui aussi son concours à cet  épisode hivernal d'une intensité que nous n'avons plus connue depuis des années.

L'ironie des circonstances fait que cette période de froid correspond à celle de l'échec des négociations de Copenhague pour aboutir à un accord international de lutte contre … le réchauffement climatique. Vendredi soir, les "nuisibles" ont à nouveau réussi leur coup. Malgré l'urgence scientifiquement démontrée, il n'y aura pas d'engagements contraignants, pas de calendrier; bref, un consensus aussi timoré qu'hypocrite, tout ce qu'il y a de plus mou et de plus insignifiant, en dehors de toute prise en compte de la voix démocratique largement majoritaire. Je ne sais pas bien si je suis plus triste qu'irrité ou le contraire par ce sommet de comédie, mais en tout cas pas du tout surpris de ce nouvel ajournement sine die.

Et si on se réconfortait avec un vin, un punch ou un grog bien chaud ? C'est si facile à préparer et tellement meilleur que les produits préparés du commerce. Voici quelques recettes éprouvées :

 

I.  Bichof blanc*

* Le terme Bichof – synonymes : Bischop, Bishof  ou Bischof – désigne une macération de vin avec des agrumes, orange ou citron.

Ingrédients

1 citron non traité

1 bouteille de vin blan moelleux

5 gr de cannelle

1 gousse de vanille

Préparation

Dans un poêlon, faites chauffer le vin blanc avec la cannelle et la gousse de vanille (préalablement ouverte).

Coupez le citron en fines lamelles. Répartissez 2 à 3 lamelles dans des bols ou des verres résistant à la chaleur.

Lorsque le vin est presque à ébullition, versez-le dans les bols ou les verres.

 

II. Bichof rouge

Ingrédients

1 orange

1 bouteille de vin rouge

5 gr de cannelle

1 clou de girofle

100 gr de sucre


Préparation

(Dans cette recette au vin rouge, le citron est remplacé par l'orange et la gousse de vanille par un clou de girofle. Il faudra aussi ajouter du sucre.)

Coupez une orange (non traitée) en 4 et faites légèrement griller les quartiers au four. Dans un bocal d'un capacité d'un litre et muni d'un couvercle hermétique, versez le vin, la cannelle et le clous de girofle, puis ajoutez les quartiers d'orange. Laissez macérer pendant toute une nuit dans une pièce ou la température est d'au moins 18° C

Le jour suivant, passez et filtrez la macération. Ajoutez le sucre et laissez fondre.

Au moment de servir, réchauffez dans un poêlon et servez juste avant que le bichof n'arrive à ébullition.

 

III. Café irlandais

Ingrédients (quantités individuelles, par verre)

3 doses de café noir très chaud

1 dose de whisky irlandais (whiskey)

2 cuillerées de crème fraîche

2 morceaux de sucre

 

Préparation

Utilisez un grand verre résistant à pied. Déposez-y d'abord les deux morceaux de sucre. Versez ensuite le whiskey, puis le café. Enfin, terminer avec la crème fraîche. C'est prêt ! Il ne faut surtout pas mélanger les ingrédients.

 


IV. Grog* au rhum

 

 

Portrait Amiral Vernon par Gainborough

"Old Grog himself"

 

* D'où nous vient le mot "GROG" ?

Un curieux privilège des marins anglais fut de se voir octroyer journellement – à partir de 1655 – une dose de rhum. C'est l'amiral William Penn (1621-1670) qui est a l'origine de cette tradition. Il va sans dire que cette distribution régulière et générale d'alcool sec perturbait souvent la discipline des équipages. Un autre amiral britannique – Sir Edward Vernon (1684-1757), surnommé "Old Grog" (portrait ci-contre, par Gainsborough)  par ses matelots – s'émut des bagarres et mutineries incessantes et fit couper le rhum avec de l'eau en 1731. Son surnom passa à la boisson chaude et réconfortante que nous appelons également "grog" en français. L'adjonction de jus de citron date également de cette époque, comme remède préventif au scorbut qui décimait les effectifs au long cours.

 

Ingrédients (pour 4 personnes)

1 verre de rhum agricole

3 verres d'eau

1 citron

6 morceaux de sucre (ou sucre de canne liquide)

 

Préparation

Faites bouillir l'eau avec le sucre.

Dans des verres ou des bols préalablement chauffés, mettez 2 tranches de citron (de préférence avec la peau, si fruit non traité) et remplissez au quart avec du rhum. Complétez avec l'eau sucrée bouillante et servez immédiatement.

 

 

Santé et bonne fin d'année à toutes et tous,

José

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Branle-bas de combat : SOISSONS, c’est dans 35 heures … non 34 !!!

Il nous revient de tous côtés des échos du grand affairement des 140 blogueuses et des blogueurs qui doivent entrer en lice au Salon du blog culinaires de Soissons dans quelques heures.

Mark (Passion-cuisine) et Anne (co-animatrice de ce blog) ont eux aussi très méticuleusement mis au point les détails de la démonstration qu'il présenteront le second jour du Salon, soit le dimanche après-midi. J'ai surpris ce soir les deux complices en train de préparer méticuleusement les ingrédients extraordinaires qu'ils utiliseront pour la recette terroir encore très secrète qu'ils réaliseront devant les participants. Et j'ai voulu vous faire partager les indiscrétions de mon objectif photo. Mais que vont-ils donc préparer avec tout ça ?

A très, très, très bientôt !

José

 

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Fruit de cactus : la FIGUE DE BARBARIE

P1090217 Figue de Barbarie

Fruit de cactus :

 

La Figue de Barbarie

 

Elles sont extra en cette saison d'automne et, si vous n'en avez pas encore mangé cette année, c'est encore le moment !

Ce que l'on appelle la "figue" de Barbarie – et qu'il faut bien distinguer de la véritable figue (Ficus carica) – est en fait le fruit d'un cactus originaire du Mexique. La peau de la véritable figue est lisse, tandis que celle de la figue de Barbarie – couverte de piquants appelés glochides – est a priori assez peu engageante. Cet inconvénient n'est pas bien grave, puisque ces petits aiguillons groupés en touffe sont facilement éliminés par brossage avant que le fruit ne soit proposé à la vente.

 

La part de Théophraste

Le figuier de Barbarie est un opuntia, un genre de la famille des cactacées hautement représenté dans les décors des films western des années '50 à '70.

C'est une espèce bien adaptée aux climats secs et chauds. Son pays d'origine est le Mexique, mais sa culture a gagné depuis des siècles de nombreux pays du bassin méditerranéen, les côtes de l'Afrique du Sud, l'Inde et les îles de l'Océan indien ( Sri Lanka, Madagascar, Maurice, La Réunion …).

Son nom scientifique le plus usité est Opuntia ficus indica Mill. Mais il a encore été décrit sous celui de Platyopuntia ficus-indica Fric et Schelle.

En langue française, le figuier de Barbarie peut porter divers autres noms peu utilisés, tels que : Cactus raquette, Nopal, Oponce ou encore  Figuier d'Inde (occidentale ou d'Amérique).

Sa tige est élevée, rameuse, constituée d'articles* épais (cladodes** ou raquettes) de forme elliptique dont la longueur varie généralement entre 30 à 50 cm.

* En termes botanique, le mot "article" désigne une partie d'organe (tige, rhizome, silique …) comprise entre deux articulations ou deux retrécissements de la plante.

** Le cladode est un rameau vert, aplati ou cylindrique, qui fonctionne comme une feuille. (Dans le langage courant, le cladode est souvent appelé "raquette")

 

Ce sont les cladodes qui assurent le rôle des feuilles dans le processus de synthèse chlorophylienne. Comme le fruit, ils sont parsemés de bourgeons épineux appélés aréoles.

 

Figuier de Barbarie - José - Ténérife

 

La floraison se produit principalement au sommet d'un cladode bien exposé au soleil, par développement des aréoles situées à cet endroit. Les fleurs, de couleur jaune vif, présentent à leur extrémité un pistil unique une extrémité renflée et collante appelée stigmate. Ces stigmates  particuliers sont qualifiés de  "multiples".

Le fruit est une grosse baie très charnue, de poids et de forme variable. Commercialement, le poids des figues de Barbarie se situe entre 60 et 200 gr. Mais dans la nature, il n'est pas rare de récolter des baies de près de 400 gr. La forme des fruits est plus ou moins allongée, selon la variété et la période de récolte. Les fruits des récoltes précoces sont plus ronds que ceux provenant des récoltes tardives (celles que l'on trouve actuellement sur le marché), beaucoup plus allongés.

Selon la couleur de la peau du fruit, on peut distinguer trois cultivars : le "Muscaredda" est blanchâtre, le "Sulfarina" jaune, et le "Sanguina" rouge carmin. Cette dernière variété est la plus productive et – sans surprise – la plus cultivée.

Les racines du figuier de Barbarie sont peut profondes mais assez étalées dans la partie supérieure (aérobique) du sol. Il s'agit donc d'un système racinaire relativement superficiel pour une plante dont la hauteur peut pourtant varier entre 2 et 5 mètres de haut !

La multiplication de la plante est extrêment facile par bouturage. J'ai pu observer en Tunisie – près d'El Djem – que ce dernier peut se produire spontanément, à partir de cladodes âgés tombés naturellement sur le sol aride et calcaire. Mais il y a également possibilité de reproduire par semis des graines en s'armant de patience. Chaque fruit peut contenir dans sa pulpe rougeâtre jusqu'à 200 ou 300 graines.

 

P1090223 Figue de Barbarie

La part d'Hippocrate

L'intérêt nutrifif de la figue de Barbarie est important dans les régions désertiques où elle pousse, surtout en raison de sa richesse en vitamine C. La pulpe du fruit contient près de 15 % de glucides et sa valeur calorique est de 60 kcal/100 gr. Elle est riche en antioxydants susceptibles de nous prémunir ctrès naturellement ontre de nombreux cancers. Au Mexique, où l'alimentation peut être grasse, lourde et propice à la "tourista", elle est connue depuis toujours comme une antidiarrhéique fort efficace.

On extrait des fruits une huile remarquablement riche en acides gras polyinsaturés (65%). (Par comparaison, la précieuse huile d'argan  marocaine, considérée par beaucoup comme la championne toute catégorie sur ce plan, n'en contient que 33 % et peut donc allez se rhabiller.)

 

La part d'Hérodote

Comme je vous l'écrivais en début de ce billet, c'est au Mexique que le figuier de barbarie a été découvert par les conquistadors. La première description conséquente de la plante est attribuée au fougueux capitaine espagnol Gonzalo Fernandez de Oviedo y Valdès (1478-1557), premier historiographe officiel de l'empereur Charles-Quint (1500-1558) (= Carlos Ier, roi d'Espagne) au Nouveau-Monde. On la trouve dans la célèbre chronique "Historia General y Natural des Las Indias" dont une première édition partielle date de 1535.

Oviedo y Valdès - Historia General y Natural de Las Indias

Les Amérindiens consommaient non seulement les fruits dudit cactus, mais encore les jeunes cladodes préparés en légumes. Sur la plante, ils recueillaient aussi une espèce de cochenille – de petits insectes coccidés – qui parasitent les cladodes. En écrasant les bestioles, ils obtenaient une matière colorante rougeâtre toujours connue et utilisée sous le code européen E120 (carmin de cochenille) comme colorant alimentaire.

Emmené en Espagne pour y être cultivé, le figuier de Barbarie s'est rapidement répandu dans tout le bassin méditerranéen. Sa culture a gagné de royaume de Naples et de la Sicile, possessions de Charles-Quint et Philippe II. De là, les expéditions des pirates barbaresques l'ont fait passer en Afrique du Nord : Lybie, Tunisie, Algérie, Maroc … où elle représente encore aujourd'hui un enjeu économique considérable.

Emblèmes drapeau mexicain


Quant au Mexique, son actuel drapeau national tricolore (vert-blanc-rouge) comporte des armes parmi lesquelles on reconnaît plusieurs "raquettes" et des fruits du figuier de Barbarie. Le choix de ce symbole laisse supposer toute l'importance économique et culturelle du figuier de Barbarie dans son pays d'origine.


 

La part de Lucullus

Et en cuisine ? La figue de barbarie peut se consommer fraîche, cuite ou séchée.

D'une manière générale, on peut considérer qu'elle peut remplacer avantageusement la figue véritable dans vos préparations. Sans modifier  l'équilibre de structure et de goût atteint dans vos recettes, elle apportera une petite note agréable supplémentaire à cause du jus incomparablement exquis qu'elle contient.


Salade de nopalitos

Salade de nopalitos

 

Ce qui m'épate le plus en cuisine, c'est l'utilisation des jeunes "raquettes" tendres préparées en légumes d'accompagnement, comme le sont les traditonnels "nopalitos" de la cuisine mexicaine. Mais vraiment difficile d'en trouver fraîches à Bruxelles! Si on trouve bien des nopalitos en conserve, je dois vous avouer que la couleur et même le goût de ce produit me dégoûte et que je m'abstiens sans frustration. Mes premiers nopalitos consommés frais, je ne les ai pas mangé au Mexique – où je ne suis jamais allé – … mais aux îles Canaries, où le figuier de Barbarie pousse en abondance. Et je peux vous assurer que c'était délicieux.

On lit souvent dans les livres et sur les blogs que l'alcool mexicain mondialement réputé appelé "El Tequila" – produit dans l'Etat de Jalisco – serait préparé avec le figuier de Barbarie. C'est une hérésie par ignorance.

Le (et non pas la !) Tequila authentique est distillée uniquement à partir d'agave azul (Agave tequilana Weber) et que le figuier de Barbarie n'a aucune place dans la recette. Mais à côté de ce produit noble, il existe bon nombre de tequilas bâtards génériquement regroupés sous la qualification de "Mixtos". Ce ne sont pas nécessairement des alcools frelatés, mais leur élaboration ouvre la porte à d'autres ingrédients que l'"agave azul 100%" exigé par les puristes … dont le figuier de Barbarie.

Je viens d'essayer de dissiper une confusion fréquente. Mais sur le même sujet, il en existe une autre, tout à fait corollaire. Lorsque l'on dit  "agave", beaucoup de gens pensent "aloès". Si ce n'est une ressemblance de port végétatif entre les deux plantes, c'est botaniquement totalement inexact.

L'agave – dont il existe plus de 400 variétés différentes au Mexique – appartient à la famille des agavacées.

L'aloès est un genre botanique appartenant à la famille des asphodélacées, dont le suc connaît plein d'utilisations médicinales. (Ce suc aux vertus curatives multiples est riche en saponines anti-inflammatoires, en anthraquinones anti-microbiennes, en vitamines C et E, ainsi qu'en acide salicylique.). On ne lui connaît aucun usage alimentaire.

 

 

Bien chlorophyllement dévoué,

José

 


P1090220 Figue de Barbarie

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Cuisine des fleurs : le pas-d’âne au menu printanier

P1060654 Tussilage

Cuisine des fleurs

 

Le pas-d'âne au menu printanier:

LE TUSSILAGE

 

Si quelqu'un aurait dû me dire – il y a une dizaine d'années encore – que le tussilage est non seulement comestible, mais également fort savoureux et très intéressant sur les plans diététique et médicinal, je crois bien que je me serais pointé le coin du front d'un index tournant  en vrille, persuadé que mon interlocuteur aurait eu grand intérêt à se purger … à l'hellébore.

Ma rencontre de l'année dernière avec François Couplan, précédée de la lecture attentive de plusieurs de ses nombreux livres, m'aura permis de sortir des préjugés culturels, du conformisme lié à l'ignorance  et de la banalisation alimentaire stupéfiante que les grandes filières vivrières imposent de facto aux consommateurs.  Anne et moi  éprouvons un indiscible bonheur à essayer de vous faire partager notre "fronde alimentaire", conduite  au rythme des saisons à travers  la biodiversité. Que d'ingrédients inattendus et curieux que le commerce ne nous propose pas ! En voici un nouvel exemple.

Le tussilage – beaucoup plus connu sous son nom populaire de "pas-d'âne" – est une plante sauvage dont les vertus sont connues et utilisées depuis l'Antiquité. Et sa principale propriété médicinale est révélée par l'éthymologie même de son nom, "tussis" signifiant "toux", et "agôgos", "qui combat".

Dès le mois de mars, ses petites fleurs jaunes  – que certains confondent avec des pissenlits – sont si pressées de s'épanouir qu'elles ne prennent même pas le temps d'attendre la croissance du feuillage de la plante. Les feuilles n'apparaîtront qu'après la floraison, et seront également comestibles. C'est pourquoi on a qualifié aussi cette plante de file ante patrum, c'est-à dire "le fils avant le père".

 

La part de Théophraste

Sur le plan botanique, le tussilage (nom scientifique : Tussilago farfara) est une plante vivace qui appartient à la grande famille des astéracées (ou composées).

Le tussilage aime les sols argileux et calcaires, non tassés, humides, et se plaît particulièrement dans les sols argileux  sur le bord des chemins, au flanc des talus et je l'ai spécialement observé en colonies importantes dans les interstices des falaises marneuses en France. (Pas vraiment l'endroit pour une récolte facile!).

C'est une plante vivace, dont la racine épaisse est aromatique.

Les tiges fleuries portent des écailles rougeâtres et un seul capitule.


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Les fleurs du capitule sont de deux sortes: au centre, elles sont courtes, tubulaires, tandis que celles du pourtour restent fines, longues et étroites, formant un petit soleil. Elles sont très mellifères.

 

Tussilage (feuilles) (luontoportti.com)

Les feuilles sont vert-gris dessus, cotonneuses et blanchâtres par dessous. Leur forme évoquerait l'empreinte du pas de l'âne, ce qui expliquerait son nom populaire. Pour ma part, j'ai beau contempler ces limbes foliaires au contour nettement polygonal, je n'arrive vraiment pas – même avec un gros effort d'imagination – à leur trouver la forme arrondie à l'avant d'un sabot d'âne. Plus vraisemblablement, ce nom populaire de "pas-d'âne" vient donc de ce que cette plante borde en abondance les sentiers, balisant de centaines de petites fleurs jaunes le chemin parcouru par le sympathique entêté aux grandes oreilles.

Tussilage (graines) (plants.usda.gov)

Les graines brunes (akènes) portent une aigrette argentée, longue, soyeuse qui permet au vent de les disséminer, à la manière de celles des pissenlits ou des épilobes

 

 


La part d'Hippocrate

La fleur de tussilage fait partie des sept fleurs pectorales avec celles du bouillon blanc, du coquelicot, de la gnaphale (plus connue sous le nom de pied-de-chat, mais en inquiétante régression dans le territoire  de la Flore), de la guimauve, de la mauve et de la violette odorante.

Elle contient beaucoup de mucilage, se qui lui confère des vertus calmantes, expectorantes et adoucissantes très efficaces contre la toux. Les feuilles et les racines rendent une saveur un peu amères avec d'excellentes propriétés sudorifiques. Au Moyen-âge, on  utilisait la racine pour soigner la peste bubonique. Cette remédiation est à l'origine d'un autre nom populaire du tussilage  : la "racine de peste".


 

La part de Lucullus

Et en cuisine ? Faites preuve d'audace, d'indépendance et d'originalité pour surprendre vos invités. La Nature n'est pas aussi ingrate que l'assortiment de votre verdurier, et de nombreuses fleurs ont une place parfaitement justifiée dans notre alimentation. Un peu de tout, c'est beaucoup mieux que beaucoup de presque rien.

Les fleurs – très mellifères –  sont à nouveau appréciées crues dans les salades printanières (il faut les récolter fraîches et bien ouvertes, même si elles ont tendance à se refermer très vite après la cueillette).

Un simple salade de pomme de terre au vinaigre balsamique agrémentée avec des fleurs de tussilage est un délice qui surprend. Pour renforcer naturellement le goût, vous pouvez y ajouter quelques feuilles d'ail des ours ou d'alliaire, ces deux autres petits ingrédients plein de séduction goûteuse que le printemps met discrètement à la disposition des gourmets capables de les identifier dans la végétation renaissante.

Jadis, les jeunes feuilles du tussilage, étaient souvent préparées en beignets frits dans l'huile, de la même manière que je vous l'ai déjà indiqué pour celles de la consoude officinale, de la bourrache … ou des fleurs de sureau.

Les fleurs de tussilage sont nombreuses et faciles à trouver au mois d'avril et jusqu'en mai. Mais attention, veillez toujours à ne pas allez les récolter sur le bord des routes où dans des terrains pollués; il y a pleins d'autres endroits.

 

Bien chlorophyllement vôtre,

José

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Le PEPINO : c’est la saison de la poire-melon! !

P1080631 Pepino

Copyright : Les Jardins de Pomone asbl

 

Parmi les nombreuses espèces de fruits récoltés en cette saison, il y en est une qui reste méconnue de la plupart des gens, à plus forte raison s'ils sont citadins et font leurs courses dans le commerce conventionnel. Il s'agit du délicieux PEPINO, que nos aïeux consommaient en automme, et qu'ils appelaient simplement POIRE-MELON, parce que – bien mûr – son goût évoque à la fois la poire "Williams" et le melon musqué.


La part de Théophraste

 

Le PEPINO, alias Morelle de Wallis, appartient à la famille botanique des solanacées. C'est donc un cousin des tomates, des pommes de terre, des piments et des aubergines. De cette parenté, il faudra retenir que toutes les parties vertes de la plante contiennent de la solanine, un alcaloïde qui – consommé en grande quantité – peut provoquer une sérieuse intoxication. Rassurez vous cependant : lors de la maturation des fruits de solanacées, les effets néfastes de l'alcaloïde disparaissent et tomates, piments, aubergines et pepinos se consomment sans danger.

Le nom scientifique du pepino le plus usité est Solanum muricatum Alton W. Il est également décrit sous les synonymes latins de Solanum wallisii Carrière, Solanum guatemalense Hort ou Solanum pedunculatum Roemer et Schultès

Le pepino est une plante vivace originaire des régions andines de l'Amérique tropicale. Les Incas le cultivaient et le consommaient déjà bien avant l'arrivée des conquistadors. Mais on ne sait rien – ou presque – du type sauvage initial.

C'est une plante dite sous-frutescente (= qui se présente sous la forme d'un petit arbrisseau à tiges ligneuses), à port buisonnant, très ramifié, dont la hauteur peut atteindre le mètre.

Parmi les variétés cultivées, citons : Cascade Gold, Colossal, Ecuadorian gold, El Camino, Golden Splendor, Miski Prolific, New Yorker, Rio Bamba, Temptation, Toma, Valencia, Vista  … mais cette généreuse diversité est rarement accessible en Europe, et il faudra le plus souvent acheter vos graines aux Etats-Unis, en Australie ou en Nouvelle-Zélande.

En ce qui concerne la richesse variétale, voici une référence bibliographique intéressante pour ceux qui maîtrisent l'anglais et souhaiteraient développer leurs connaissances sur le sujet :



Bibliographie José - Variétés de pepinos

Prohens, J.; Anderson, G.J.; Rodriguez-Burruezo, A.; Heiser, C.B.; Nuez, F. (2004).

Descriptors for Pepino (Solanum muricatum).

International Plant Genetic Resources Institute, Rome, Italy

48 pp. (ISBN 92-9043-616-6)

 

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Copyright : Les Jardins de Pomone asbl

 

Les feuilles sont entières, lancéolées  et pétiolées, parfois munies de folioles à leur base. Elles forment un feuillage vigoureux d'une belle couleur vert sombre.


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Copyright : Les Jardins de Pomone asbl

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Copyright : Les Jardins de Pomone asbl

Les fleurs, à corolles étalées et regroupées en bouquets, offrent un dégradé de couleurs qui va du violet au blanc. Elégantes et nombreuses, leur aspect rappelle celles de certaines espèces de pomme de terre. En début de floraison (en juin), elles ne dépassent pas 2 cm de diamètre. Mais les fleurs qui éclosent à la fin de l'été seront beaucoup plus grandes. Très caractéristique : la plupart d'entre elles avorteront, ce qui pourtant n'empêchera pas la plante de produire de nombreux fruits en automne.

 

P1080626 Pepino

Copyright : Les Jardins de Pomone asbl

Les fruits ont une forme ovoïde. Ils ont  approximativement la taille d'un oeuf d'oie ou de cygne. A maturité, ils sont de couleur ivoire, striés – selon la variété – de pourpre, de violet, de vert bronzé ou de noir. Ils forment des groupes de 2 à 6 pièces, pour la plupart d'un poids d'environ 400 gr. Mais il n'est pas rare que certains atteignent le kilo.

Comme l'illustre ma photo en coupe ci-dessous, le fruit contient fort peu de graines. Rondes, elles ne dépasse pas 1 mm de diamètre. Une fois séchées, elles prennent la couleur brune et conservent leur capacité germinative pendant 4 à 5 ans.

Les tiges, aoûtées et résistantes, laissent apparaître – surtout dans leur partie inférieure, des dizaines de petits ergots qui sont des amorces potentielles de racines. C'est la principale raison pour laquelle la multiplication du pepino par bouturage est aussi facile. Il faudrait vraiment être très maladroit pour ne pas réussir ces boutures; allez-y donc, c'est la bonne saison pour faire vos boutures pour 2010.


La part de Lucullus

 

Et en cuisine ? En ce domaine ou vous excellez, vous saurez  considérer le pepino comme un ingrédient très approprié pour les préparations sucrées-salées.

Le fruit dégage peu de parfum. Il faut le choisir bien mûr. S'il ne l'est pas, laisser le mûrir à la lumière et en dehors du frigo. Il se conserve longtemps ainsi et bonifiera idéalement pour autant qu'il ne reçoive pas de coups.

La pulpe du pepino est à la fois ferme, douce et juteuse. Très rafraîchissante, son goût est agréablement et légèrement acidulé. Sa teneur en sucre peu importante.

Son intérêt  diététique est remarquable par sa teneur en minéraux et en vitamine C (29 mg/100 gr). 300 gr de pepino consommé cru suffisent largement à couvrir les besoins journaliers d'une personne adulte – homme ou femme – dans cette vitamine indispensable au bon fonctionnement de notre système immunitaire et à notre résistance au stress.

Le pepino se pêle très facilement. Il peut ensuite être débité en tranches ou en petits dés.

Cru, le pepino peut se consommer nature, comme un melon. Mais il est souvent "amélioré" pour les desserts, préalablement mariné avec du rhum, du vin de Porto ou du pineau des Charentes. Qui dis non ?

C'est ausi un ingrédient distingué pour de fabuleux sorbets.

 

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Copyright : Les Jardins de Pomone asbl


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Copyright : Les Jardins de Pomone asbl

Cuit, le pepino se transformera volontiers en légume d'accompagnement pour certains plats de viande ou de poisson.  A cet effet, il suffit d'en faire sauter et dorer  les tranches ou les petits cubes avec un peu de beurre dans la poêle.

Enfin, le pepino offre des possibilités de confitures innovantes. Je pense là tout spécialement à la "perle de Madagascar,"  ma chère Lalita (cliquez ici) sans doute la plus raffinée des confiturières de France. Il m'étonnerait fort qu'elle n'ait déjà pas essayé une de ses associations envoûtantes avec le pepino. Si ce n'est pas le cas, et comme elle me lit souvent, celà ne saurait tarder. Et vous, pas envie d'essayer ?

 

 

Bien chlorophyllement vôtre,

José

 


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Copyright : Les Jardins de Pomone asbl

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Cours de jardinage potager GRATUITS

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Venez jardiner à Bruxelles !
C'est gratuit et pour tous

 

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Cours de jardinage bio de balcons, terrasses et petits jardins de ville donnés par Anne Bortels et José Veys, collectionneurs de légumes anciens

Mercredi 23 septembre dans les locaux de l’asbl Tournesol, parc Tournay Solvay
- 14h00 – 16h00 : Conception et organisation d’un potager bio
- 16h30 – 18h30 : Préparations et amendements du sol – semis

Vendredi 25 septembre, au jardin expérimental Jean Massart, salle du bâtiment B, face à l’entrée
- 14h00 – 16h00 : lPréparations et amendements du sol – semis
- 16h30 – 18h30 : Conception d’un potager bio
- 19h30 – 21h30 : Jardiner sur mon balcon

Samedi 26 septembre, dans les locaux de l’asbl Tournesol, parc Tournay Solvay
- 11h00 – 13h00 : Conception et organisation d’un potager bio
- 13h30 – 15h30 : Jardiner sur mon balcon
- 16h00 – 18h00 : Préparations et amendements du sol – Semis

Dimanche 27 septembre, dans les locaux de l’asbl Tournesol, parc Tournay Solvay
- 10h00 – 12h00 : Comment récupérer ses graines

- Inscription préalable obligatoire via l’adresse courriel : lesjardinsdepomone@hotmail.com ou par le blog : http://lesjardinsdepomone.skynetblogs.be
- Prix : gratuit – Un sachet de graines est offert aux participants
- Adresses :
- Mercredi 23, samedi 26 et dimanche 27 septembre, asbl Tournesol, parc Tournay – Solvay, Chaussée de La Hulpe 199 – 1170 Bruxelles
Tram 94
- Vendredi 25 septembre : Jardin expérimental Jean Massart, chaussée de Wavre 1850, 1160 Bruxelles
Métro : Ligne 5 – Station Hermann Debroux / Bus : 41, 42, 96 – Arrêt Hermann Debroux – 72 – Arrêt Jardin Massart

La revalorisation des légumes oubliés et du potager urbain, une alternative alimentaire garante de bien-être, de santé, de bon goût et du respect de l’environnement !

 

Avec le soutien de
 
 
Bruxelles-Capitale     Commission Communautaire Française - COCOF     Bruxelles Environnement - IBGE     Nostalgie
 
 
 
Lampiris     Etopia     Biosain      Le Chaudron du Dagda     La Ville de Bruxelles
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Un « marieur » de bonnes tomates et pommes de terre à l’Hôtel de Ville

Tom Wagner - Tomates et pommes de terre
Une richesse variétale insoupçonnée de pommes de terre compatibles avec un système d'alimentaion durable …


Le respect de notre environnement vous préoccupe et vous mobilise ? 

La banalisation des OGM vous inquiète ? 

Le contenu de votre assiette vous interpelle ?

En collaboration avec l'association KOKOPELLI-BELGIQUE, la VILLE DE BRUXELLES, la VILLE DE GEMBLOUX et le CENTRE TECHNIQUE HORTICOLE de Gembloux, Anne et José, animateurs de l'asbl LES JARDINS DE POMONE sont très heureux de vous convier à une conférence exceptionnelle de Tom WAGNER à Bruxelles 
 

 

'' Fruits et légumes : l'importance de la création variétale et des semences anciennes dans un climat qui change''


Tom Wagner, un magicien "marieur" de tomates et de pommes de terre reçu à l'hôtel de ville de Bruxelles


Hybrideur américain mondialement connu pour ses créations variétales de tomates et de pommes de terre, Tom Wagner est un partisan résolu des méthodes naturelles raisonnées. Son expérience de 58 années en ce domaine en a fait une spécialiste incontournable de la culture des solanacées. Personnage atypique et simple,  il se déclare fièrement "free breeder", c'est-à-dire qu'il ne dépose pas de "brevets" pour ses créations, lesquelles tombent donc dans le domaine public. Il démontre qu'il est parfaitement possible de concilier les impératifs de production et de commercialisation de fruits et légumes avec les aspirations nouvelles et plus que légitimes des consommateurs sur la qualité sanitaire, le goût et le respect de l'environnement. Ne manquez pas le stage  de deux jours qu'il viendra exceptionnellement vous proposer à Gembloux, dans les installations du Centre Technique Horticole, les 15 et 16 septembre 2009. (Inscriptions chez KOKOPELLI)

Hôtel de ville de Bruxelles 02

Mais auparavant, et si vous êtes grands "croqueurs" ou "mordus" de bonnes tomates, vous êtes cordialement invités à assister à la conférence unique que Tom Wagner viendra donner en la salle gothique de l'Hôtel de ville de Bruxelles 
le 14 septembre 2009, à partir de 19h30. 


''Fruits et légumes : l'importance de la création variétale et des semences anciennes dans un climat qui change''

 

Salle gothique de l'hotel de ville de Bruxelles
La magnifique salle gothique de l'hôtel de ville est un haut-lieu de la vie bruxelloise depuis des siècles.  On y marie bien les princes et les princesses où les Mademoiselles Beulemans !  Pourquoi pas – pour une fois – y célébrer les noces des tomates et des pommes de terre avec l'alimentatiion durable?

 

Cette conférence sera donnée le cadre des "MARDIS DE L'ENVIRONNEMENT" organisés par la Ville de Bruxelles à l'initiative de Mr Bertin Mampaka, échevin en charge de l'environnement dans la capitale de l'Europe. Par dérogation, elle prendra exceptionnellement place un LUNDI.

Le message novateur  de Tom Wagner est chargé de perspectives intéressantes pour la mise en place d'un système d'ALIMENTATION DURABLE, notamment parce qu'il démontre que – dans le respect de l'environnement et de la santé publique – il est tout à fait possible de se passer des très controversées variétés transgéniques (OGM) – évidemment "brevetées" –  qu'une poignée de grandes entreprises de l'agrobusiness international tentent de nous imposer à notre insu ou contre notre gré.  L'exposé – prononcé en anglais – sera simultanément traduit par le canadien Michel Lachaume, lui-même hybrideur de réputation internationale.

Un drink et des dégustations de tomates seront offerts aux participants après la conférence. Bienvenue à tous.

Cette conférence est une initiative de la VILLE DE BRUXELLES, en étroite collaboration avec les associations KOKOPELLI et LES JARDINS DE POMONE.


ENTREE GRATUITE


ATTENTION! Il est prudent d'annoncer votre participation dès à présent en nous envoyant un petit mail à l'adresse ci-dessous


lesjardinsdepomone@hotmail.com

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TOMATES et LÉGUMES ANCIENS : tout, tout sur la prochaine fête à Haverskerque

Haverskerque 2007 20 - Groupe (Tomodori)

Ils sont "tomodori"

Vous tous qui appréciez de manger "bon, propre, et juste", on vous fixe rendez-vous à Haverskerque (Nord / Pas-de-Calais) le dimanche 14 septembre 2008. Rejoignez-nous, on vous attend !

Pour vous donner une idée en image, on vous joint ci-après quelques photos de l'édition 2007. Mais auparavant, voici le programme détaillé de cette journée exceptionnelle.

A très bientôt.

Anne et José

 

 

Fête de la tomate et des légumes anciens

3ème édition

14 septembre 2008  à HAVERSKERQUE

 

De nombreux passionnés de jardinage de plusieurs régions de France et de Belgique viennent pour nous faire découvrir l’extraordinaire diversité des tomates et des légumes anciens, méconnus et oubliés !

La fête est destinée à tous les publics : les jardiniers et les consommateurs que nous sommes tous, les amoureux du jardinage et les simples curieux des richesses de la nature.

 

La star de la Fête, c’est la tomate !

 

Des centaines de variétés de tomates anciennes sur près d’une dizaine de stands..

·                                 Ici pas de fruit sans goût, banalisé, uniforme, calibré, normalisé. Il y en a de toutes les couleurs, formes, tailles, textures et saveurs.

 

 

Les stands de tomates anciennes

Ø       Les Tomodori : Les jardiniers passionnés de tomates et légumes anciens du site internet (tomodori.com) viendront de toute la France pour vous faire découvrir leurs fantastiques légumes. Venez discuter potager et légumes avec eux.

Ø       Sébastien Berthier :  Ce maraîcher viendra spécialement de la Drôme pour présenter sa superbe collection de tomates et de légumes anciens. 200 variétés de tomates et autant de légumes anciens, et plus de 500 variétés de légumes anciens à la vente sous forme de semences.

Ø       La Belgique a sa reine des tomates. Venez rencontrer Madame Tomate et sa collection de tomates et de légumes anciens.

Ø       Les jardiniers passionnés des Flandres : Membres des associations PJH d’Haverskerque (des Paysages, des Jardins et des Hommes) et de Lestrem Nature, ils ont participé à la culture collective de plus de 350 variétés différentes de tomates. Venez nous rejoindre dans cette équipe où la bonne ambiance est de rigueur et où vous pouvez avoir accès gratuitement à cette collection unique en Nord/Pas-de-Calais pour vos plantations 2009.

 

Aux côtés des tomates, d’autres légumes et plantes vous enthousiasmeront.

Ø       La collection de Pommes de terre de Lucine et Michel (de tomodori.com), ils viendront de Landeleau dans le Finistère avec près de 200 variétés anciennes de pommes de terre dont évidemment de belles bretonnes : la Rouge de Caudan, l’originelle Solanum tuberosum, la Bleue d’Armorique, la Reine des Celtes (saucisse de Bohême), l’Etoile du Léon…

Ø       Les piments de Will, un jardinier belge qui ne jure que par les piments et les tomates. Venez découvrir son piment favori : le piment pénis …

Ø       Les piments de Biosyrphe (de tomodori.com),, ce jardinier passionné  présentera plus de 40 variétés de toutes les formes et toutes les couleurs.

Ø       Les croqueurs de pommes vous présenteront de nombreuses variétés anciennes de pommes.  

Ø       Des champignons plus vrais que nature : découvrez les étonnants champignons du Nord/Pas-de-Calais sculptés par la famille Duteriez.

Ø       Les courges et calebasses décorées de Colette Cheron (Belgique).

Ø       Les plantes médicinales de Sybren et Jerko (Belgique).

 

Les stands tenus par les jardiniers-passionnés des Flandres, pour vous faire découvrir les tomates anciennes et leur culture

Ø       Un potager en carré sera reconstitué, vous rencontrerez entre autres une tomateraie, la plante à sucre aux feuilles incroyablement sucrées, la sauge ananas, toute une collection de menthes, de nombreuses plantes sauvages comestibles en provenance directe des chemins d’Haverskerque, etc…

Ø       Un stand de dégustation de tomates au bon goût d’antan.

Ø       Un stand de fabrication de graines de tomates : apprenez à récolter des semences de tomates anciennes avec les conseils des membres aguerris de l’association.

Ø       Le jardin naturel : Cultiver les tomates et autres légumes sans pesticides, c’est possible ! Venez écouter les conseils de nos experts en la matière. Car dans un jardin naturel, on respecte la vie et la biodiversité.

 

De nombreux producteurs et commerçants de légumes et d’aliments de qualité

Ø       RéAgir, association de réinsertion en maraîchage biologique située à Lestrem qui cultive 250 variétés de tomates anciennes et de nombreux autres légumes en bio.

Ø       La Barbe de capucin, venez découvrir et déguster cette endive, provenant des souterrains de Loos (59).

Ø       M. et Mme Raeckelboom, producteur d'Ail du Nord à Locon, ail tressés , ail fumés et coloquintes.

Ø       Semailles : ce semencier vous proposera des semences biologiques d’anciennes variétés potagères, plantes aromatiques et florales (catalogue de 450 variétés).

Ø       Les confitures de Lalita (de tomodori.com) :  Lalita vous proposera près d’une centaine de confitures à l’ancienne faites de mélanges originaux de toutes sortes de tomates et fruits aromatisés d’épices, d’herbes, de vins, d’alcools.  A consommer sur place à la cuillère ou sur des crêpes. A découvrir cette année : la confiture de pomme de terre.

Ø       Un libraire de Béthune spécialisé dans les livres de jardinage.

Ø        « Les bonnes choses » de Laventie : cet épicier spécialisé dans les aliments de qualité, à découvrir et déguster …

Ø      Christophe Minne : maraîcher en agriculture biologique à Morbecque.

Ø       Une association de réinsertion spécialisée en maraîchage biologique, basée près de Saint-Omer.

Ø       Les producteurs de l’échalote de Busnes.

Ø       La famille Brisbart, épicier à Haverskerque, proposera de beaux fruits et légumes de pays comme les fraises de Calonne sur la Lys … et quelques légumes moins courants comme panais, rutabagas ou radis noirs.

Ø       Le miel d’Haverskerque de Philippe Cottrez, apiculteur passionné et toujours passionnant.

Ø       Les pains et tourtes aux légumes de Franck Royez, boulanger pâtissier, maître artisan à Haverskerque : des pains aux épinards, à la tomate, à la carotte, des pains mexicains à l’oignon et aux poivrons conçus spécialement pour l’occasion.

 

Des associations de jardinage, de protection de la nature, etc …

 

  • Des Paysages, des Jardins et des Hommes, l’association de jardiniers organisatrice de la fête
  • Lestrem Nature, association de protection de l’environnement (partenaire pour la culture collective des tomates d’antan à RéAgir) qui milite pour la biodiversité au jardin et les corridors biologiques, prône le tri sélectif et le compostage…
  • Jardinons Nature à la Ferme du Sens de Villeneuve d’Ascq, avec la participation de Bruno le jardinier.
  • La CCFL présentera le programme EPODE, « Ensemble, Prévenons l'Obésité Des Enfants » est un programme de prévention santé inédit, initialement lancé dans 10 villes pilotes en France, afin d'éviter la prise de poids excessive des enfants de 5 à 12 ans..
  • Stand de « Terre et humanisme » tenu par  François MEURISSE.
  • Présentation d’outils de jardinage de la marque « De Pypere ».
  • Pascale TEITE, stand sur la thématique du bien-être.

 

 Conférences, musique et animations rythmeront vous journée

Programme des conférences

o        A 14h30 : La diversité des tomates par Franck BEDOUET, botaniste

o        A 15h30 : Les légumes d’antan par José VEYS des Jardins de Pomone 

o        A 16h30 :  conférence à définir

 

 

·         Un animateur interviewera tout au long de la fête les passionnés de tomates et légumes anciens. Ils vous feront profiter à chaque instant de leur passion et de leurs compétences.

·         Nullement égarée au pays des tomates, une « tomate vivante » , d’un rouge éclatant et aux formes bien arrondies se promenera à la fête, distribuant naturellement de petites ….tomates au public et aux enfants ravis et amusés. Vous ne pourrez pas la rater !

 

Des jeux pour les petits et les grands

Ø       Les enfants n’ont pas été oubliés : un stand leur est dédié avec des  jeux.

Ø       Plusieurs tirages au sort permettront au public de gagner des paniers garnis.

Ø       Concours de la plus grosse tomate.

Ø       Concours du plus beau stand.

Ø       Un rallye sur le thème de la tomate et des légumes anciens.

 


 Entrée : 2 euros (gratuit pour les moins de 16 ans) + un sachet gratuit de graines d’une variété de tomate cerise de couleur jaune qui vous surprendra avec ses grappes de plus de 100 fleurs et fruits. A découvrir et cultiver chez vous en 2009.

 


 

 

 

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La SARRIETTE : indubitablement aphrodisiaque

Aphrodite, Pan le satyre et Eros

Aphrodite, Eros et l'hideux satyre Pan

Les anciens Grecs étaient grands amateurs de sarriette, à laquelle ils prêtaient les plus irrésistibles vertus aphrodisiaques. Tels les satyres de leur mythologie – créatures lubriques (très argumentées) tenant à la fois de l'homme et du bouc et jouant mélodieusement de la flûte pour séduire les jolies nymphes – ils "broutaient" les feuilles de cette plante abondante dans leurs campagnes pour décupler leur ardeur virile.

 

Dans sa dernière recette sur ce blog, Anne avait utilisé une plante aromatique et médicinale dont je ne vous ai pas encore parlé.

La sarriette, c'est une de ses "herbes" qui embaume la cuisine méridionale et flaire bon les vacances. Avec le basilic (cliquez ici), l'origan (cliquez ici) , le romarin (cliquez ici) et le thym, c'est une des 5 incontournables du "mélange provençal".

Vous trouverez la recette  du véritable "mélange provençal", dans mon billet sur le romarin :

 

Le ROMARIN : aphrodisiaque, oui bien sûr! Mais encore …

Romarin sous la neige

Par son aspect et son parfum, beaucoup de gens – surtout des citadins – confondent la sarriette  avec le thym. Dans un besoin de distinction, la langue populaire désigne souvent la sarriette sous le nom de "faux-thym". Cette appellation me paraît – sinon péjorative – un tantinet réductrice. La sarriette a des spécificités et il existe bien d'autres jolis noms pour la désigner et la différencier: pèbre d'ai (poivre d'âne, en provençal), herbe de l'amour, herbe à fèves, herbe de saint Julien, herbe des satyres, poivrée, sadrée, savorée, savourée


 

La part de Théophraste

Si la sarriette et le thym appartiennent effectivement à la même famille botanique – celle des lamiacées (anciennement labiées) -, leurs variétés forment néanmoins deux genres bien distincts: satureja et thymus.

Le genre satureja comprend environ 150 d'espèces, dont deux seulement sont présentes dans nos potagers : la sarriette de montagne (ou sarriette d'hiver) et la sarriette des jardins (ou sarriette d'été). Ces deux espèces sont elles-mêmes eprésentées par un trentaine de variétés.

La sarriette de montagne (satureja montana Linné) est une plante vivace au feuillage semi-persistant.

La sarriette des jardins (satureja hortensis Linné) doit généralement être considérée comme une plante herbacée annuelle, même s'il y a des exceptions "vivaces".

Les feuilles de la sarriette sont longues et minces, subsessiles, oblongues ou lancéolées selon l'espèce ou la variété. Celles de la sarriette de montagne sont dures et totalement glabre, tandis que celles de la sarriette annuelle – plus tendres – sont légérement duveteuses (les botanistes disent: pubescentes).

Selon la variété, la couleur des petites fleurs varie du blanc au violet et passant par le rose. L'inflorescence peut se présenter soit en verticilles axillaires, soit en grappe terminale unilatérale. La corolle de chaque fleur est bilabiée, avec une lèvre supérieure plus petite et dressée. 

Les tiges, dressées et ramifiées – elles dépassent rarement 30 cm de hauteur – sont vertes et charnues.

 

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Sarriette de montagne (vivace)

 

 

 

La part d'Aphrodite

Les vertus aphrodisiaques de la sarriette, connues et utilisées depuis la plus haute Antiquité dans tout le bassin méditérranéen, n'appartiennent pas seulement à la tradition et aux légendes. La médecine moderne a pu déterminer que le principe actif responsable de cet effet est l'ériodictyol, un flavonoïde aux effets relaxants et vasodilatateurs.

Selon le célèbre herboriste français Maurice Mességué, l'effet aphrodisiaque produit par l'huile essentielle de sarriette serait aussi puissant et préférable à celui produit par la célèbre racine du Ginseng, la "fleur de vie" des Chinois et des Coréens.

Il semblerait en tout cas que quelques gouttes de cette huile essentielle – qualifiée de "majeure" en aromathérapie  – appliquées le long de la colonne vertébrale suffiraient à faire tourner la tête aux amoureux un peu "coincés", hommes et femmes.

 

 

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Satureja capitata, appelée souvent "thym de Crète" dans le commerce, est en réalité une sarriette.


La part d'Hérodote

Avant la description de la plante donnée par naturaliste latin Pline l'ancien et médecin grec Dioscoride (surnommé "Pedanius" chez les Romains) – tous deux comtemporains de l'empereur Néron, je n'oserais pas affirmer avec certitude que les témoignages écrits antérieurs dont nous disposons fassent spécifiquement référence à la sarriette.

Néanmoins, les archéologues ont retrouvé de la sarriette dans plusieurs tombeaux de l'époque pharaonique. Bien moins qu'aphrodisiaque, les Egyptiens devaient la considérer comme  un ingrédient utile des techniques d'embaumement. 

Les poète latins (Virgile, Ovide, Martial) ont chanté la gloire de la sarriette. Je vous cite quelques vers de Marcus Valerius Martialis (43 – 104), qui prête ces propose à la muse Erato. On ne peut pas dire que cette muse de la poésie érotique ménage  fort le présumé infâme Lupercus.

"Depuis longtemps, Lupercus, ta mentule est sans force. Cependant, comme un insensé, tu mets tout en oeuvre pour lui rendre sa vigueur. Mais les roquettes, les bulbes aphrodisiaques, la stimulante sarriette ne te sont du moindre secours. Tu t'es mis à corrompre, à force d'argent, des bouches pures. Ce moyen ne réveille pas davantage en toi de lubriques sensations.  N'est-il pas étonnant, tout à fait incroyable, qu'il t'en ait tant coûté, Lupercus, pour rester impuissant ?"

Dans la foulée des légions romaines, la sarriette a fait son apparition  en  Gaule, dans des régions où elle ne poussait pas spontanément.

A la fin du règne de l'empereur Charlemagne (748-814), l'importance de la sarriette ne devait pas être négligeable, puis qu'elle figure – sous le nom de satureiam – dans la liste des 94 plantes que le carolingien ordonne de cultiver dans les potagers de ses domaines et des monastères. (Ce capitulaire célèbre – de date  incertaine – est connu sous le non de "De villis vel curtis imperiabilis". Il est regardé aujourd'hui comme une sorte de hit-parade des plantes médiévales au Moyen-âge.)

Parmi les sources classiques de l'histoire botanique, la sarriette est notamment évoquée dans un célèbre ouvrage intitulé : De viribus herbarum. Sous le nom d'auteur de Macer Floridus – personnage resté fort mystérieux que certains identifient avec Aemilius Macer, un poète didactique latin qui vivait au Ier siècle avant notre ère -, d'autres avec l'évêque Odo de Meung, ou encore avec un moine anonyme du Mont Cassin, voire un savant herboriste de l'Ecole de médecine de Salerne au Moyen-âge. Je constate que plus de mille ans séparent ces conjectures; ce qui est quand même beaucoup, et m'incline à penser que le plagiat et les compilations étaient aussi fréquents aux temps des incunables que sur l'internet et dans la presse aujourd'hui. Cum grano salis

Peu importe finalement qui se cachait sous le pseudonyme de Macer Floridus. Voici les lignes qu'on lui attribue à propos de la sarriette.

"La sarriette, que les Grecs appellent θύμβρα est un peu siccative, mais possède une grande force de chaleur. Prise avec du vin, elle est diurétique, emménagogue, facilite l'expulsion du foetus mort dans la matrice, et précipite l'arrière faix. Réduite en poudre et cuite avec du miel, elle devient un aliment qui provoque l'expectoration des flegmes. Elle a la même vertu, administrée en boisson dans du vin. Prise en grande quantité avec du vin tiède, elle apaise les coliques, comme je l'ai souvent éprouvé. Il y a une maladie appelée léthargie, et que les médecins regardent comme le contraire de la frénésie, en ce que celle-ci tient le malade dans une perpétuelle insomnie, tandis que l'autre le plonge dans un sommeil profond. La sarriette, mêlée avec du vinaigre, est un excellent spécifique contre un si funeste engourdissement: il suffit d'en frotter à plusieurs reprises la tête de celui qui en est affecté. Les femmes enceintes doivent se garder de toucher cette herbe dont non seulement l'ingestion mais encore le contact peuevent les faire avorter. Broyée et mêlée avec un peu de vin, elle apaise la nausée. Elle produit le même effet prise dans un oeuf. Fraîche ou sèche, et convertie en breuvage, elle est mise au nombre des aphrodisiaques: mêlée avec du vin, du miel et du poivre, elle enflamme les sens d'ardeurs immodérées. C'est ce qui lui a fait donner le nom latin de "satureia", parce que les satyres sont très luxurieux. A défaur de thym, les médecins conseillent l'usage de la sarriette, parce que les deux plantes ont la même force." (J'ai cité ici la traduction française de 1845 par le Prof. Louis Baudet, d'après la première version imprimée du De viribus herbarum publiée à Naples en 1477.)

 


La part d'Hippocrate

Les principales vertus des deux espèces de sarriette que je vous présente dans ce billet sont identiques: antispasmodique, aphrodisiaque, carminative, digestive, expectorante et stimulante.

Mais en qui concerne leurs huiles essentielles respectives, celle provenant de la sarriette de montagne – nettement plus coûteuse – sera pourtant toujours supérieure, surtout en raison de son exceptionnel pouvoir antiseptique.  Parmi les composants de l'huile essentielle, on retrouve de l'eriodyctiol, du carvacrol, du cymène, des résines, du phénol, des tanins et des mucilages.

L'utilisation médicinale de la sarriette est déconseillée aux femmes enceintes. Mais les futures mamans n'ont rien à craindre lorsqu'elles la consomme comme plante aromatique.

En infusion, la sarriette calme les indigestions, combat les flatulences et la diarrhée, tout en stimulant l'appétit. Comme le thym, la sarriette est réputée éliminer les parasites intestinaux.

 

 

La part de Lucullus

Et en cuisine ?

Avant tout, il faudra tenir compte de cette particularité de la sarriette : elle ne développe avantageusement sa saveur et son arôme qu'en cours de cuisson. Cest pourquoi les cordons bleus l'intègre de préférence en début de préparation.

Cette herbe de garrigue a un goût assez dominant, et il faudra veiller à la doser avec parcimonie. On trouve dans le commerce de la sarriette séchée et émiettée. Désolé pour "papa Ducros", ce produit se conserve difficilement et perd rapidement son parfum  et sa couleur dans les "petits pots" remisés dans l'armoire de la cuisine. Dans toute la mesure du possible, préférez la sarriette fraîche. Si vous avez un excédent, n'hésiter pas à le faire congeler. Sous cette forme, il aura conservé son agréable authencité pour une prochaine recette.

La sarriette est traditionnellement utilisée avec les fèves, les haricots, les pois, le maïs … dont elle facilite très efficacement la digestion et nous préserve des ballonnements. Mais on peut aussi l'employer dans les sauces, les marinades et les soupes. Ciselée et mélangée dans un peu d'huile d'olive, il ne faut pas hésiter à en enduire vos viandes et vos poissons à préparer en grillades.

La sarriette aime le gibier, le lapin, les viandes d'agneau ou de porc. Elle fait merveille dans les ragoûts. Elle valorise  aussi les accompagnements à base de tomates et de champignons.

Il existe une idylle gourmande bien connue entre le  fromage de chèvre et la sarriette.

Parmi les vinaigres spéciaux, celui aromatisé à la sarriette ne manque pas de caractère et de charme.

Moins bien connue est l'association de la sarriette avec des pommes. En compote, en confiture ou en gelée, cette association épatera certainement vos invités.

 

Petite concession à Dionysos ?

La sarriette est fort utilisée en liquoristerie de luxe, en dosage savant relevant du "secret de fabrication". Mais il existe différentes boissons ménagères, jadis fort appréciées à base de sarriette:

Limonade – Vin de sarriette – Liqueur de sarriette – Vulnéraire

Parmi les différentes liqueurs-maison dites "de Vaudenac", il en existe une préparée avec de la sarriette en brins.

 

… et la part du jardinier


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Pourvu qu'elle dispose d'un emplacement bien ensoleillé, la sarriette n'est pas une plante exigeante. Un sol pauvre lui convient parfaitement et elle est peu sensible à la sécheresse. Un semis clair en pépinière réalisé au mois d'avril vous fournira un multitude de petits plants. Lorsque ceux-ci auront dépassé une dizaine de cm de hauteur, il sera temps de les repiquer en place en les espaçant de 20-25 cm.

On peut également reproduire la sarriette par division des touffes déjà installées au potager ou par bouturage. Je déconseille le marcottage, qui produit des plants moins parfumés.

Pour la sarriette vivace, je vous recommande de la remplacer après 3 ans. En effet, les plantes plus âgées deviennent laides, fleurissent de moins en moins et perdent progressivement leur parfum.

 

 

Bien chlorophyllement vôtre,

José

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Les LEGUMES OUBLIES des potagers gallo-romains

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Non, il n'y avait pas de tomates, de piments, de haricots ou d'épinards … dans les potagers de nos ancêtres, les Gallo-romains. Mais il y avait bien d'autres légumes – gouteux et sains à souhait – dont un bon nombre sont tombés dans l'oubli. C'est bien dommage !  Et pourquoi ne ferions nous pas un petit bond de 2.000 ans en arrière pour les découvrir ?

 

Repas gallo romain Metz
Scènes de table gallo-romaine (Metz)

Anne et moi avons eu le plaisir d'avoir été invité à donner une conférence sur ce thème – ce dimanche 28 juin 2009 dans l'après-midi – au magnifique archéosite de Malagne-la-Gallo-romaine (cliquez-ici), près de Rochefort.


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"Pax romana" garantie, ainsi que tous les plaisirs d'Apicius …

 

Nous serons bien sûr heureux d'y retrouver les nombreux amis, membres et sympathisants de notre association, dont la fidélité nous touche beaucoup et nous encourage à poursuivre notre "croisade verte" contre la malbouffe ambiante.

Mais ce ne sera là qu'une animation parmi beaucoup d'autres – plus instructives et festives les unes que les autres. Je vous propose de découvrir tout le programme du week-end événement organisé par le réseau ARCHEOPASS (cliquez-ici), constitué par 28 institutions wallonnes actives dans le secteur de l'archéologie.

Ce réseau s'est fixé comme objectif culturel de mettre l'archéologie à la portée du public le plus large possible, grands et petits. Il entend valoriser le travail patient et remarquable des archéologues pour en faire un outil d'apprentissage et de réflexion sur le passé. Une démarche qui n'a absolument rien de stérile; elle doit permettre au plus grand nombre de percevoir les mécanismes et les enjeux de notre société contemporaine pour faire des choix judicieux pour l'avenir de l'humanité.


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On peut en manger les feuilles, crues ou cuites. Mais c'est sa grosse tige cuite que les gourmets consommaient jadis. Son goût et sa structure rappellent l'asperge. Alors, qui a reconnu ce légume ancien cultivé dans les Jardins de Pomone ?


Parmi ces enjeux, il y a notre alimentation, les légumes et les fruits que nous consommons chaque jour et qui, hélas, ne nous offrent souvent plus les qualités sanitaires, nutritionnelles et gustatives que les consommateurs seraient en droit d'attendre.

Il va sans dire que les enfants sont rois sur le site de Malagne-la- Gallo-romaine, et que les parents et grands-parents se sentent bien dans ce cadre verdoyant.


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Et si on reparlait de légumes anciens remarquables ce prochain dimanche ? Anne et moi vous attendons sans faute à Malagne-la-gallo-romaine.

 

Bien chlorophyllement dévoué

José

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A l'époque gallo-romaine les races de moutons et de chèvres étaient assez différentes de celles qui nous sont familières aujourd'hui.

 

 

 

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Venez découvrir comment fonctionnait une forge à l'époque gallo-romaine.

 

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