Archives de l’auteur : jose

Cours de jardinage potager GRATUITS

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Venez jardiner à Bruxelles !
C'est gratuit et pour tous

 

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Cours de jardinage bio de balcons, terrasses et petits jardins de ville donnés par Anne Bortels et José Veys, collectionneurs de légumes anciens

Mercredi 23 septembre dans les locaux de l’asbl Tournesol, parc Tournay Solvay
- 14h00 – 16h00 : Conception et organisation d’un potager bio
- 16h30 – 18h30 : Préparations et amendements du sol – semis

Vendredi 25 septembre, au jardin expérimental Jean Massart, salle du bâtiment B, face à l’entrée
- 14h00 – 16h00 : lPréparations et amendements du sol – semis
- 16h30 – 18h30 : Conception d’un potager bio
- 19h30 – 21h30 : Jardiner sur mon balcon

Samedi 26 septembre, dans les locaux de l’asbl Tournesol, parc Tournay Solvay
- 11h00 – 13h00 : Conception et organisation d’un potager bio
- 13h30 – 15h30 : Jardiner sur mon balcon
- 16h00 – 18h00 : Préparations et amendements du sol – Semis

Dimanche 27 septembre, dans les locaux de l’asbl Tournesol, parc Tournay Solvay
- 10h00 – 12h00 : Comment récupérer ses graines

- Inscription préalable obligatoire via l’adresse courriel : lesjardinsdepomone@hotmail.com ou par le blog : http://lesjardinsdepomone.skynetblogs.be
- Prix : gratuit – Un sachet de graines est offert aux participants
- Adresses :
- Mercredi 23, samedi 26 et dimanche 27 septembre, asbl Tournesol, parc Tournay – Solvay, Chaussée de La Hulpe 199 – 1170 Bruxelles
Tram 94
- Vendredi 25 septembre : Jardin expérimental Jean Massart, chaussée de Wavre 1850, 1160 Bruxelles
Métro : Ligne 5 – Station Hermann Debroux / Bus : 41, 42, 96 – Arrêt Hermann Debroux – 72 – Arrêt Jardin Massart

La revalorisation des légumes oubliés et du potager urbain, une alternative alimentaire garante de bien-être, de santé, de bon goût et du respect de l’environnement !

 

Avec le soutien de
 
 
Bruxelles-Capitale     Commission Communautaire Française - COCOF     Bruxelles Environnement - IBGE     Nostalgie
 
 
 
Lampiris     Etopia     Biosain      Le Chaudron du Dagda     La Ville de Bruxelles
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Un « marieur » de bonnes tomates et pommes de terre à l’Hôtel de Ville

Tom Wagner - Tomates et pommes de terre
Une richesse variétale insoupçonnée de pommes de terre compatibles avec un système d'alimentaion durable …


Le respect de notre environnement vous préoccupe et vous mobilise ? 

La banalisation des OGM vous inquiète ? 

Le contenu de votre assiette vous interpelle ?

En collaboration avec l'association KOKOPELLI-BELGIQUE, la VILLE DE BRUXELLES, la VILLE DE GEMBLOUX et le CENTRE TECHNIQUE HORTICOLE de Gembloux, Anne et José, animateurs de l'asbl LES JARDINS DE POMONE sont très heureux de vous convier à une conférence exceptionnelle de Tom WAGNER à Bruxelles 
 

 

'' Fruits et légumes : l'importance de la création variétale et des semences anciennes dans un climat qui change''


Tom Wagner, un magicien "marieur" de tomates et de pommes de terre reçu à l'hôtel de ville de Bruxelles


Hybrideur américain mondialement connu pour ses créations variétales de tomates et de pommes de terre, Tom Wagner est un partisan résolu des méthodes naturelles raisonnées. Son expérience de 58 années en ce domaine en a fait une spécialiste incontournable de la culture des solanacées. Personnage atypique et simple,  il se déclare fièrement "free breeder", c'est-à-dire qu'il ne dépose pas de "brevets" pour ses créations, lesquelles tombent donc dans le domaine public. Il démontre qu'il est parfaitement possible de concilier les impératifs de production et de commercialisation de fruits et légumes avec les aspirations nouvelles et plus que légitimes des consommateurs sur la qualité sanitaire, le goût et le respect de l'environnement. Ne manquez pas le stage  de deux jours qu'il viendra exceptionnellement vous proposer à Gembloux, dans les installations du Centre Technique Horticole, les 15 et 16 septembre 2009. (Inscriptions chez KOKOPELLI)

Hôtel de ville de Bruxelles 02

Mais auparavant, et si vous êtes grands "croqueurs" ou "mordus" de bonnes tomates, vous êtes cordialement invités à assister à la conférence unique que Tom Wagner viendra donner en la salle gothique de l'Hôtel de ville de Bruxelles 
le 14 septembre 2009, à partir de 19h30. 


''Fruits et légumes : l'importance de la création variétale et des semences anciennes dans un climat qui change''

 

Salle gothique de l'hotel de ville de Bruxelles
La magnifique salle gothique de l'hôtel de ville est un haut-lieu de la vie bruxelloise depuis des siècles.  On y marie bien les princes et les princesses où les Mademoiselles Beulemans !  Pourquoi pas – pour une fois – y célébrer les noces des tomates et des pommes de terre avec l'alimentatiion durable?

 

Cette conférence sera donnée le cadre des "MARDIS DE L'ENVIRONNEMENT" organisés par la Ville de Bruxelles à l'initiative de Mr Bertin Mampaka, échevin en charge de l'environnement dans la capitale de l'Europe. Par dérogation, elle prendra exceptionnellement place un LUNDI.

Le message novateur  de Tom Wagner est chargé de perspectives intéressantes pour la mise en place d'un système d'ALIMENTATION DURABLE, notamment parce qu'il démontre que – dans le respect de l'environnement et de la santé publique – il est tout à fait possible de se passer des très controversées variétés transgéniques (OGM) – évidemment "brevetées" –  qu'une poignée de grandes entreprises de l'agrobusiness international tentent de nous imposer à notre insu ou contre notre gré.  L'exposé – prononcé en anglais – sera simultanément traduit par le canadien Michel Lachaume, lui-même hybrideur de réputation internationale.

Un drink et des dégustations de tomates seront offerts aux participants après la conférence. Bienvenue à tous.

Cette conférence est une initiative de la VILLE DE BRUXELLES, en étroite collaboration avec les associations KOKOPELLI et LES JARDINS DE POMONE.


ENTREE GRATUITE


ATTENTION! Il est prudent d'annoncer votre participation dès à présent en nous envoyant un petit mail à l'adresse ci-dessous


lesjardinsdepomone@hotmail.com

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TOMATES et LÉGUMES ANCIENS : tout, tout sur la prochaine fête à Haverskerque

Haverskerque 2007 20 - Groupe (Tomodori)

Ils sont "tomodori"

Vous tous qui appréciez de manger "bon, propre, et juste", on vous fixe rendez-vous à Haverskerque (Nord / Pas-de-Calais) le dimanche 14 septembre 2008. Rejoignez-nous, on vous attend !

Pour vous donner une idée en image, on vous joint ci-après quelques photos de l'édition 2007. Mais auparavant, voici le programme détaillé de cette journée exceptionnelle.

A très bientôt.

Anne et José

 

 

Fête de la tomate et des légumes anciens

3ème édition

14 septembre 2008  à HAVERSKERQUE

 

De nombreux passionnés de jardinage de plusieurs régions de France et de Belgique viennent pour nous faire découvrir l’extraordinaire diversité des tomates et des légumes anciens, méconnus et oubliés !

La fête est destinée à tous les publics : les jardiniers et les consommateurs que nous sommes tous, les amoureux du jardinage et les simples curieux des richesses de la nature.

 

La star de la Fête, c’est la tomate !

 

Des centaines de variétés de tomates anciennes sur près d’une dizaine de stands..

·                                 Ici pas de fruit sans goût, banalisé, uniforme, calibré, normalisé. Il y en a de toutes les couleurs, formes, tailles, textures et saveurs.

 

 

Les stands de tomates anciennes

Ø       Les Tomodori : Les jardiniers passionnés de tomates et légumes anciens du site internet (tomodori.com) viendront de toute la France pour vous faire découvrir leurs fantastiques légumes. Venez discuter potager et légumes avec eux.

Ø       Sébastien Berthier :  Ce maraîcher viendra spécialement de la Drôme pour présenter sa superbe collection de tomates et de légumes anciens. 200 variétés de tomates et autant de légumes anciens, et plus de 500 variétés de légumes anciens à la vente sous forme de semences.

Ø       La Belgique a sa reine des tomates. Venez rencontrer Madame Tomate et sa collection de tomates et de légumes anciens.

Ø       Les jardiniers passionnés des Flandres : Membres des associations PJH d’Haverskerque (des Paysages, des Jardins et des Hommes) et de Lestrem Nature, ils ont participé à la culture collective de plus de 350 variétés différentes de tomates. Venez nous rejoindre dans cette équipe où la bonne ambiance est de rigueur et où vous pouvez avoir accès gratuitement à cette collection unique en Nord/Pas-de-Calais pour vos plantations 2009.

 

Aux côtés des tomates, d’autres légumes et plantes vous enthousiasmeront.

Ø       La collection de Pommes de terre de Lucine et Michel (de tomodori.com), ils viendront de Landeleau dans le Finistère avec près de 200 variétés anciennes de pommes de terre dont évidemment de belles bretonnes : la Rouge de Caudan, l’originelle Solanum tuberosum, la Bleue d’Armorique, la Reine des Celtes (saucisse de Bohême), l’Etoile du Léon…

Ø       Les piments de Will, un jardinier belge qui ne jure que par les piments et les tomates. Venez découvrir son piment favori : le piment pénis …

Ø       Les piments de Biosyrphe (de tomodori.com),, ce jardinier passionné  présentera plus de 40 variétés de toutes les formes et toutes les couleurs.

Ø       Les croqueurs de pommes vous présenteront de nombreuses variétés anciennes de pommes.  

Ø       Des champignons plus vrais que nature : découvrez les étonnants champignons du Nord/Pas-de-Calais sculptés par la famille Duteriez.

Ø       Les courges et calebasses décorées de Colette Cheron (Belgique).

Ø       Les plantes médicinales de Sybren et Jerko (Belgique).

 

Les stands tenus par les jardiniers-passionnés des Flandres, pour vous faire découvrir les tomates anciennes et leur culture

Ø       Un potager en carré sera reconstitué, vous rencontrerez entre autres une tomateraie, la plante à sucre aux feuilles incroyablement sucrées, la sauge ananas, toute une collection de menthes, de nombreuses plantes sauvages comestibles en provenance directe des chemins d’Haverskerque, etc…

Ø       Un stand de dégustation de tomates au bon goût d’antan.

Ø       Un stand de fabrication de graines de tomates : apprenez à récolter des semences de tomates anciennes avec les conseils des membres aguerris de l’association.

Ø       Le jardin naturel : Cultiver les tomates et autres légumes sans pesticides, c’est possible ! Venez écouter les conseils de nos experts en la matière. Car dans un jardin naturel, on respecte la vie et la biodiversité.

 

De nombreux producteurs et commerçants de légumes et d’aliments de qualité

Ø       RéAgir, association de réinsertion en maraîchage biologique située à Lestrem qui cultive 250 variétés de tomates anciennes et de nombreux autres légumes en bio.

Ø       La Barbe de capucin, venez découvrir et déguster cette endive, provenant des souterrains de Loos (59).

Ø       M. et Mme Raeckelboom, producteur d'Ail du Nord à Locon, ail tressés , ail fumés et coloquintes.

Ø       Semailles : ce semencier vous proposera des semences biologiques d’anciennes variétés potagères, plantes aromatiques et florales (catalogue de 450 variétés).

Ø       Les confitures de Lalita (de tomodori.com) :  Lalita vous proposera près d’une centaine de confitures à l’ancienne faites de mélanges originaux de toutes sortes de tomates et fruits aromatisés d’épices, d’herbes, de vins, d’alcools.  A consommer sur place à la cuillère ou sur des crêpes. A découvrir cette année : la confiture de pomme de terre.

Ø       Un libraire de Béthune spécialisé dans les livres de jardinage.

Ø        « Les bonnes choses » de Laventie : cet épicier spécialisé dans les aliments de qualité, à découvrir et déguster …

Ø      Christophe Minne : maraîcher en agriculture biologique à Morbecque.

Ø       Une association de réinsertion spécialisée en maraîchage biologique, basée près de Saint-Omer.

Ø       Les producteurs de l’échalote de Busnes.

Ø       La famille Brisbart, épicier à Haverskerque, proposera de beaux fruits et légumes de pays comme les fraises de Calonne sur la Lys … et quelques légumes moins courants comme panais, rutabagas ou radis noirs.

Ø       Le miel d’Haverskerque de Philippe Cottrez, apiculteur passionné et toujours passionnant.

Ø       Les pains et tourtes aux légumes de Franck Royez, boulanger pâtissier, maître artisan à Haverskerque : des pains aux épinards, à la tomate, à la carotte, des pains mexicains à l’oignon et aux poivrons conçus spécialement pour l’occasion.

 

Des associations de jardinage, de protection de la nature, etc …

 

  • Des Paysages, des Jardins et des Hommes, l’association de jardiniers organisatrice de la fête
  • Lestrem Nature, association de protection de l’environnement (partenaire pour la culture collective des tomates d’antan à RéAgir) qui milite pour la biodiversité au jardin et les corridors biologiques, prône le tri sélectif et le compostage…
  • Jardinons Nature à la Ferme du Sens de Villeneuve d’Ascq, avec la participation de Bruno le jardinier.
  • La CCFL présentera le programme EPODE, « Ensemble, Prévenons l'Obésité Des Enfants » est un programme de prévention santé inédit, initialement lancé dans 10 villes pilotes en France, afin d'éviter la prise de poids excessive des enfants de 5 à 12 ans..
  • Stand de « Terre et humanisme » tenu par  François MEURISSE.
  • Présentation d’outils de jardinage de la marque « De Pypere ».
  • Pascale TEITE, stand sur la thématique du bien-être.

 

 Conférences, musique et animations rythmeront vous journée

Programme des conférences

o        A 14h30 : La diversité des tomates par Franck BEDOUET, botaniste

o        A 15h30 : Les légumes d’antan par José VEYS des Jardins de Pomone 

o        A 16h30 :  conférence à définir

 

 

·         Un animateur interviewera tout au long de la fête les passionnés de tomates et légumes anciens. Ils vous feront profiter à chaque instant de leur passion et de leurs compétences.

·         Nullement égarée au pays des tomates, une « tomate vivante » , d’un rouge éclatant et aux formes bien arrondies se promenera à la fête, distribuant naturellement de petites ….tomates au public et aux enfants ravis et amusés. Vous ne pourrez pas la rater !

 

Des jeux pour les petits et les grands

Ø       Les enfants n’ont pas été oubliés : un stand leur est dédié avec des  jeux.

Ø       Plusieurs tirages au sort permettront au public de gagner des paniers garnis.

Ø       Concours de la plus grosse tomate.

Ø       Concours du plus beau stand.

Ø       Un rallye sur le thème de la tomate et des légumes anciens.

 


 Entrée : 2 euros (gratuit pour les moins de 16 ans) + un sachet gratuit de graines d’une variété de tomate cerise de couleur jaune qui vous surprendra avec ses grappes de plus de 100 fleurs et fruits. A découvrir et cultiver chez vous en 2009.

 


 

 

 

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La SARRIETTE : indubitablement aphrodisiaque

Aphrodite, Pan le satyre et Eros

Aphrodite, Eros et l'hideux satyre Pan

Les anciens Grecs étaient grands amateurs de sarriette, à laquelle ils prêtaient les plus irrésistibles vertus aphrodisiaques. Tels les satyres de leur mythologie – créatures lubriques (très argumentées) tenant à la fois de l'homme et du bouc et jouant mélodieusement de la flûte pour séduire les jolies nymphes – ils "broutaient" les feuilles de cette plante abondante dans leurs campagnes pour décupler leur ardeur virile.

 

Dans sa dernière recette sur ce blog, Anne avait utilisé une plante aromatique et médicinale dont je ne vous ai pas encore parlé.

La sarriette, c'est une de ses "herbes" qui embaume la cuisine méridionale et flaire bon les vacances. Avec le basilic (cliquez ici), l'origan (cliquez ici) , le romarin (cliquez ici) et le thym, c'est une des 5 incontournables du "mélange provençal".

Vous trouverez la recette  du véritable "mélange provençal", dans mon billet sur le romarin :

 

Le ROMARIN : aphrodisiaque, oui bien sûr! Mais encore …

Romarin sous la neige

Par son aspect et son parfum, beaucoup de gens – surtout des citadins – confondent la sarriette  avec le thym. Dans un besoin de distinction, la langue populaire désigne souvent la sarriette sous le nom de "faux-thym". Cette appellation me paraît – sinon péjorative – un tantinet réductrice. La sarriette a des spécificités et il existe bien d'autres jolis noms pour la désigner et la différencier: pèbre d'ai (poivre d'âne, en provençal), herbe de l'amour, herbe à fèves, herbe de saint Julien, herbe des satyres, poivrée, sadrée, savorée, savourée


 

La part de Théophraste

Si la sarriette et le thym appartiennent effectivement à la même famille botanique – celle des lamiacées (anciennement labiées) -, leurs variétés forment néanmoins deux genres bien distincts: satureja et thymus.

Le genre satureja comprend environ 150 d'espèces, dont deux seulement sont présentes dans nos potagers : la sarriette de montagne (ou sarriette d'hiver) et la sarriette des jardins (ou sarriette d'été). Ces deux espèces sont elles-mêmes eprésentées par un trentaine de variétés.

La sarriette de montagne (satureja montana Linné) est une plante vivace au feuillage semi-persistant.

La sarriette des jardins (satureja hortensis Linné) doit généralement être considérée comme une plante herbacée annuelle, même s'il y a des exceptions "vivaces".

Les feuilles de la sarriette sont longues et minces, subsessiles, oblongues ou lancéolées selon l'espèce ou la variété. Celles de la sarriette de montagne sont dures et totalement glabre, tandis que celles de la sarriette annuelle – plus tendres – sont légérement duveteuses (les botanistes disent: pubescentes).

Selon la variété, la couleur des petites fleurs varie du blanc au violet et passant par le rose. L'inflorescence peut se présenter soit en verticilles axillaires, soit en grappe terminale unilatérale. La corolle de chaque fleur est bilabiée, avec une lèvre supérieure plus petite et dressée. 

Les tiges, dressées et ramifiées – elles dépassent rarement 30 cm de hauteur – sont vertes et charnues.

 

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Sarriette de montagne (vivace)

 

 

 

La part d'Aphrodite

Les vertus aphrodisiaques de la sarriette, connues et utilisées depuis la plus haute Antiquité dans tout le bassin méditérranéen, n'appartiennent pas seulement à la tradition et aux légendes. La médecine moderne a pu déterminer que le principe actif responsable de cet effet est l'ériodictyol, un flavonoïde aux effets relaxants et vasodilatateurs.

Selon le célèbre herboriste français Maurice Mességué, l'effet aphrodisiaque produit par l'huile essentielle de sarriette serait aussi puissant et préférable à celui produit par la célèbre racine du Ginseng, la "fleur de vie" des Chinois et des Coréens.

Il semblerait en tout cas que quelques gouttes de cette huile essentielle – qualifiée de "majeure" en aromathérapie  – appliquées le long de la colonne vertébrale suffiraient à faire tourner la tête aux amoureux un peu "coincés", hommes et femmes.

 

 

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Satureja capitata, appelée souvent "thym de Crète" dans le commerce, est en réalité une sarriette.


La part d'Hérodote

Avant la description de la plante donnée par naturaliste latin Pline l'ancien et médecin grec Dioscoride (surnommé "Pedanius" chez les Romains) – tous deux comtemporains de l'empereur Néron, je n'oserais pas affirmer avec certitude que les témoignages écrits antérieurs dont nous disposons fassent spécifiquement référence à la sarriette.

Néanmoins, les archéologues ont retrouvé de la sarriette dans plusieurs tombeaux de l'époque pharaonique. Bien moins qu'aphrodisiaque, les Egyptiens devaient la considérer comme  un ingrédient utile des techniques d'embaumement. 

Les poète latins (Virgile, Ovide, Martial) ont chanté la gloire de la sarriette. Je vous cite quelques vers de Marcus Valerius Martialis (43 – 104), qui prête ces propose à la muse Erato. On ne peut pas dire que cette muse de la poésie érotique ménage  fort le présumé infâme Lupercus.

"Depuis longtemps, Lupercus, ta mentule est sans force. Cependant, comme un insensé, tu mets tout en oeuvre pour lui rendre sa vigueur. Mais les roquettes, les bulbes aphrodisiaques, la stimulante sarriette ne te sont du moindre secours. Tu t'es mis à corrompre, à force d'argent, des bouches pures. Ce moyen ne réveille pas davantage en toi de lubriques sensations.  N'est-il pas étonnant, tout à fait incroyable, qu'il t'en ait tant coûté, Lupercus, pour rester impuissant ?"

Dans la foulée des légions romaines, la sarriette a fait son apparition  en  Gaule, dans des régions où elle ne poussait pas spontanément.

A la fin du règne de l'empereur Charlemagne (748-814), l'importance de la sarriette ne devait pas être négligeable, puis qu'elle figure – sous le nom de satureiam – dans la liste des 94 plantes que le carolingien ordonne de cultiver dans les potagers de ses domaines et des monastères. (Ce capitulaire célèbre – de date  incertaine – est connu sous le non de "De villis vel curtis imperiabilis". Il est regardé aujourd'hui comme une sorte de hit-parade des plantes médiévales au Moyen-âge.)

Parmi les sources classiques de l'histoire botanique, la sarriette est notamment évoquée dans un célèbre ouvrage intitulé : De viribus herbarum. Sous le nom d'auteur de Macer Floridus – personnage resté fort mystérieux que certains identifient avec Aemilius Macer, un poète didactique latin qui vivait au Ier siècle avant notre ère -, d'autres avec l'évêque Odo de Meung, ou encore avec un moine anonyme du Mont Cassin, voire un savant herboriste de l'Ecole de médecine de Salerne au Moyen-âge. Je constate que plus de mille ans séparent ces conjectures; ce qui est quand même beaucoup, et m'incline à penser que le plagiat et les compilations étaient aussi fréquents aux temps des incunables que sur l'internet et dans la presse aujourd'hui. Cum grano salis

Peu importe finalement qui se cachait sous le pseudonyme de Macer Floridus. Voici les lignes qu'on lui attribue à propos de la sarriette.

"La sarriette, que les Grecs appellent θύμβρα est un peu siccative, mais possède une grande force de chaleur. Prise avec du vin, elle est diurétique, emménagogue, facilite l'expulsion du foetus mort dans la matrice, et précipite l'arrière faix. Réduite en poudre et cuite avec du miel, elle devient un aliment qui provoque l'expectoration des flegmes. Elle a la même vertu, administrée en boisson dans du vin. Prise en grande quantité avec du vin tiède, elle apaise les coliques, comme je l'ai souvent éprouvé. Il y a une maladie appelée léthargie, et que les médecins regardent comme le contraire de la frénésie, en ce que celle-ci tient le malade dans une perpétuelle insomnie, tandis que l'autre le plonge dans un sommeil profond. La sarriette, mêlée avec du vinaigre, est un excellent spécifique contre un si funeste engourdissement: il suffit d'en frotter à plusieurs reprises la tête de celui qui en est affecté. Les femmes enceintes doivent se garder de toucher cette herbe dont non seulement l'ingestion mais encore le contact peuevent les faire avorter. Broyée et mêlée avec un peu de vin, elle apaise la nausée. Elle produit le même effet prise dans un oeuf. Fraîche ou sèche, et convertie en breuvage, elle est mise au nombre des aphrodisiaques: mêlée avec du vin, du miel et du poivre, elle enflamme les sens d'ardeurs immodérées. C'est ce qui lui a fait donner le nom latin de "satureia", parce que les satyres sont très luxurieux. A défaur de thym, les médecins conseillent l'usage de la sarriette, parce que les deux plantes ont la même force." (J'ai cité ici la traduction française de 1845 par le Prof. Louis Baudet, d'après la première version imprimée du De viribus herbarum publiée à Naples en 1477.)

 


La part d'Hippocrate

Les principales vertus des deux espèces de sarriette que je vous présente dans ce billet sont identiques: antispasmodique, aphrodisiaque, carminative, digestive, expectorante et stimulante.

Mais en qui concerne leurs huiles essentielles respectives, celle provenant de la sarriette de montagne – nettement plus coûteuse – sera pourtant toujours supérieure, surtout en raison de son exceptionnel pouvoir antiseptique.  Parmi les composants de l'huile essentielle, on retrouve de l'eriodyctiol, du carvacrol, du cymène, des résines, du phénol, des tanins et des mucilages.

L'utilisation médicinale de la sarriette est déconseillée aux femmes enceintes. Mais les futures mamans n'ont rien à craindre lorsqu'elles la consomme comme plante aromatique.

En infusion, la sarriette calme les indigestions, combat les flatulences et la diarrhée, tout en stimulant l'appétit. Comme le thym, la sarriette est réputée éliminer les parasites intestinaux.

 

 

La part de Lucullus

Et en cuisine ?

Avant tout, il faudra tenir compte de cette particularité de la sarriette : elle ne développe avantageusement sa saveur et son arôme qu'en cours de cuisson. Cest pourquoi les cordons bleus l'intègre de préférence en début de préparation.

Cette herbe de garrigue a un goût assez dominant, et il faudra veiller à la doser avec parcimonie. On trouve dans le commerce de la sarriette séchée et émiettée. Désolé pour "papa Ducros", ce produit se conserve difficilement et perd rapidement son parfum  et sa couleur dans les "petits pots" remisés dans l'armoire de la cuisine. Dans toute la mesure du possible, préférez la sarriette fraîche. Si vous avez un excédent, n'hésiter pas à le faire congeler. Sous cette forme, il aura conservé son agréable authencité pour une prochaine recette.

La sarriette est traditionnellement utilisée avec les fèves, les haricots, les pois, le maïs … dont elle facilite très efficacement la digestion et nous préserve des ballonnements. Mais on peut aussi l'employer dans les sauces, les marinades et les soupes. Ciselée et mélangée dans un peu d'huile d'olive, il ne faut pas hésiter à en enduire vos viandes et vos poissons à préparer en grillades.

La sarriette aime le gibier, le lapin, les viandes d'agneau ou de porc. Elle fait merveille dans les ragoûts. Elle valorise  aussi les accompagnements à base de tomates et de champignons.

Il existe une idylle gourmande bien connue entre le  fromage de chèvre et la sarriette.

Parmi les vinaigres spéciaux, celui aromatisé à la sarriette ne manque pas de caractère et de charme.

Moins bien connue est l'association de la sarriette avec des pommes. En compote, en confiture ou en gelée, cette association épatera certainement vos invités.

 

Petite concession à Dionysos ?

La sarriette est fort utilisée en liquoristerie de luxe, en dosage savant relevant du "secret de fabrication". Mais il existe différentes boissons ménagères, jadis fort appréciées à base de sarriette:

Limonade – Vin de sarriette – Liqueur de sarriette – Vulnéraire

Parmi les différentes liqueurs-maison dites "de Vaudenac", il en existe une préparée avec de la sarriette en brins.

 

… et la part du jardinier


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Pourvu qu'elle dispose d'un emplacement bien ensoleillé, la sarriette n'est pas une plante exigeante. Un sol pauvre lui convient parfaitement et elle est peu sensible à la sécheresse. Un semis clair en pépinière réalisé au mois d'avril vous fournira un multitude de petits plants. Lorsque ceux-ci auront dépassé une dizaine de cm de hauteur, il sera temps de les repiquer en place en les espaçant de 20-25 cm.

On peut également reproduire la sarriette par division des touffes déjà installées au potager ou par bouturage. Je déconseille le marcottage, qui produit des plants moins parfumés.

Pour la sarriette vivace, je vous recommande de la remplacer après 3 ans. En effet, les plantes plus âgées deviennent laides, fleurissent de moins en moins et perdent progressivement leur parfum.

 

 

Bien chlorophyllement vôtre,

José

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Les LEGUMES OUBLIES des potagers gallo-romains

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Non, il n'y avait pas de tomates, de piments, de haricots ou d'épinards … dans les potagers de nos ancêtres, les Gallo-romains. Mais il y avait bien d'autres légumes – gouteux et sains à souhait – dont un bon nombre sont tombés dans l'oubli. C'est bien dommage !  Et pourquoi ne ferions nous pas un petit bond de 2.000 ans en arrière pour les découvrir ?

 

Repas gallo romain Metz
Scènes de table gallo-romaine (Metz)

Anne et moi avons eu le plaisir d'avoir été invité à donner une conférence sur ce thème – ce dimanche 28 juin 2009 dans l'après-midi – au magnifique archéosite de Malagne-la-Gallo-romaine (cliquez-ici), près de Rochefort.


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"Pax romana" garantie, ainsi que tous les plaisirs d'Apicius …

 

Nous serons bien sûr heureux d'y retrouver les nombreux amis, membres et sympathisants de notre association, dont la fidélité nous touche beaucoup et nous encourage à poursuivre notre "croisade verte" contre la malbouffe ambiante.

Mais ce ne sera là qu'une animation parmi beaucoup d'autres – plus instructives et festives les unes que les autres. Je vous propose de découvrir tout le programme du week-end événement organisé par le réseau ARCHEOPASS (cliquez-ici), constitué par 28 institutions wallonnes actives dans le secteur de l'archéologie.

Ce réseau s'est fixé comme objectif culturel de mettre l'archéologie à la portée du public le plus large possible, grands et petits. Il entend valoriser le travail patient et remarquable des archéologues pour en faire un outil d'apprentissage et de réflexion sur le passé. Une démarche qui n'a absolument rien de stérile; elle doit permettre au plus grand nombre de percevoir les mécanismes et les enjeux de notre société contemporaine pour faire des choix judicieux pour l'avenir de l'humanité.


P1070717 Laitue-asperge
On peut en manger les feuilles, crues ou cuites. Mais c'est sa grosse tige cuite que les gourmets consommaient jadis. Son goût et sa structure rappellent l'asperge. Alors, qui a reconnu ce légume ancien cultivé dans les Jardins de Pomone ?


Parmi ces enjeux, il y a notre alimentation, les légumes et les fruits que nous consommons chaque jour et qui, hélas, ne nous offrent souvent plus les qualités sanitaires, nutritionnelles et gustatives que les consommateurs seraient en droit d'attendre.

Il va sans dire que les enfants sont rois sur le site de Malagne-la- Gallo-romaine, et que les parents et grands-parents se sentent bien dans ce cadre verdoyant.


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Et si on reparlait de légumes anciens remarquables ce prochain dimanche ? Anne et moi vous attendons sans faute à Malagne-la-gallo-romaine.

 

Bien chlorophyllement dévoué

José

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A l'époque gallo-romaine les races de moutons et de chèvres étaient assez différentes de celles qui nous sont familières aujourd'hui.

 

 

 

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Venez découvrir comment fonctionnait une forge à l'époque gallo-romaine.

 

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Le CRAMBE MARITIME : mon chou chouchou

Chou marin (Crambé maritime)

 

S'il est un chou à la saveur particulièrement fine, c'est bien le crambé maritime, plus connu sous les noms – inappropriés – de chou  marin ou chou de mer (en néerlandais : Zeekool ou Meerkool; en anglais : Sea kale). 

C'est un légume très ancien que l'on trouvait jadis à l'état sauvage sur les côtes nord-occidentales et occidentales du littoral européen (de la Finlande au Portugal). Là, le crambé poussait jadis à profusion dans les graviers, les galets et le sable de la zone des embruns, où les femmes et les enfants venaient le récolter pour préparer de délicieux repas.


Crambé maritime (arehn.asso.fr)

Le développement immobilier intensif et anarchique des côtes de l'Europe au profit du tourisme, le prélèvement industriel massif des galets, ont dangereusement menacé l'existence de cet excellent légume (Louis XIV l'appréciait presque exagérément et l'exigeait dans son  royal potager).

En France, j'ai pu l'observer à plusieurs endroits le long de la côte d'Opale, entre les caps Blanc-nez et Gris-nez. Mais c'est devenu – avec raison – une espèce protégée dans de nombreux départements; sa cueillette est interdite. En horticulture, le crambé n'est pas repris dans le très justement contesté, mais toujours contraignant Catalogue officiel français des espèces légumineuses. Depuis 1982, l'ENITHP étudie néanmoins les conditions de réémergence de ce légume dans le commerce, et il est notoire qu'il est cultivé en vue d'observation et d'amélioration à l'Ecole nationale des Techniques Horticoles et du Paysage d'Angers.

Aux Pays-Bas, le crambé – à l'état sauvage – est resté assez répandu en Zélande. Mais j'ai également pu l'observer significativement dans les îles frisonnes d'Ameland et de Texel. (Les insulaires de Texel se construisent d'ailleurs une réputation gourmande par la culture commerciale ce chou acéphale). En Angleterre, il semble que le crambé avait déjà trouvé sa place au potager depuis des siècles et – du XIXème siècle jusqu'à la Seconde guerre mondiale – a même abondamment exporté ce légume vers l'Hexagone.

Aujourd'hui, en France, en Suisse et en Belgique, pour consommer ce légume très fin, il faudra probablement le cultiver soi-même au potager, ce qui n'est finalement pas trop difficile. Il se cultive comme les autres choux, tout en étant moins exigeant.  Mais il faudra penser spécialement à l'arroser de temps à autre avec de l'eau  salée (30-35 gr de sel par litre). Qui tente ?

 

La part de Théophraste

Le crambé maritime appartient à la grande famille botanique des brassicacées(ou crucifères). Son nom scientifique est crambe maritima Linné, mais il est aussi décrit sous les synonymes de caulis maritimus E.H.L. Krause, cochlearia maritima Crantz ou encore crucifera maritima E.H.L. Krause. Il est le plus souvent désigné par ses noms vernaculaires: chou marin, chou de mer, …

Contrairement à la plupart des choux – qui ont un cycle bisannuel – le crambé maritime est une plante vivace. Certains l'incluent dans les "légumes perpétuels". En fait, l'espérance de vie normale de la plante est de 8 à 10 ans.

Il se distingue encore de la plupart des autres choux – à floraison jaune – par ses ravissantes fleurs blanches dégageant un doux parfum de miel. Je vous en reparle plus loin dans ce billet et vous en propose des photos.


P1070012 Crambé maritime

 

Les belles feuilles éparses, ondulées et dentées sur les bords sont charnues, d'une agréable couleur bleu-vert. Elles sont grandes, bien pétiolées et portées sur les tiges ramifiées de la plante.

Ces tiges, épaisses et dressées, ne sont ligneuses qu'à la base et constituent un mets de choix. Elles peuvent s'élever à 60-70 cm de hauteur.


P1070014 Crambé maritime (bolutons floraux)


Les fleurs du crambé maritime apparaissent au printemps. Elles se présentent en corymbe (= inflorescence ou les pédoncules ont des longueurs différentes, mais dont toutes les fleurs sont regroupées dans un même plan).


P1070239 Crambé maritime

 

Le crambe maritine est une plante hermaphrodite. Sa pollinisation est autogame (= fécondation qui n'implique pas l'apport du pollen d'un autre individu) en entomogame (= mode de reproduction où le pollen est véhiculé par les insectes pollinisateurs).


P1070247 Crambé maritime


Les fruits sont du type silique, d'une forme plutôt inusitées, qui – jeunes – les font ressembler à de petites olives. A maturité, la silique est un fruit sec – presque aussi dur qu'une noisette – constitué par deux valves renfermant une graine unique  de la taille d'un grain de poivre.


P1070647 Crambé maritime

 

La part de Lucullus

Et en cuisine ? Sauf les racines et la base ligneuse des tiges, tout se mange dans le crambé maritime : tiges, feuilles, pétioles, fruits verts.  En gastronomie, le haut-de-gamme, ce sont les jeunes tiges étiolées du printemps, qui se préparent à la manière des asperges, cuites pendant environ 12 minutes dans l'eau bouillante salée. Mais la période pendant laquelle on peut consommer ces tiges blanchies sous de hautes cloches de terre cuite est très brève.

Le crambé peut se consommer cru ou cuit. Comme il est très riche en vitamines C – que la cuisson détruit – j'ai personnellement tendance à le préférer cru pour préserver cet apport. Mais j'apprécie cependant les feuilles et les pétioles cuits au jus ou en sauce blanche.

Ce légume du bord de mer est riche en oligo-éléments, parmi lesquels de l'iode, indispensable au bon fonctionnement de la thyroïde. Il contient également un hétéroside soufré – perceptible à l'odorat – qui marque nettement sa saveur. On  attribue aujourd'hui à cette substance un grand pouvoir anticancérigène, ce qui est une propriété tout à fait appréciable.

Une salade de feuilles et de pétioles ciselés est un délice.  Mais ce qui est – à mon avis – le plus extraordinaire dans les salades, ce sont les  fruits encore verts – utilisés comme de petites olives –  et les fleurs. très mellifères. Ce sont des ingrédients d'une délicatesse insoupçonnée qui combinent les saveurs de l'asperge, du chou-fleur et du cardon à petit goût noisetté extrêment subtil.

 

Votre bien chlorophyllement dévoué,

José


Crambé maritime 01 (ziltezeekol.nl)    Crambé maritime 02 (ziltezeekol.nl)
Culture du crambé maritime dans l'île de Texel (Frise)

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Des fleurs à ne manger qu’avec les yeux

00 Pomone à la fontaine

Ce relief en terre cuite représente la déesse romaine Pomone et orne la petite fontaine de notre jardin de fleurs décoratives


Pendant qu'Anne et moi nous nous échinons à la mise en place des très nombreuses variétés de légumes anciens ou remarquables que nous cultivons au potager, notre petit  jardin décoratif  familial fait tout seul et sans bruit son petit bonhomme de chemin. Il nous offre une multitude de fleurs différentes, un fabuleuse palette de couleurs et de formes devant lesquelles nous passons trop souvent des dizaines de fois sans presque les apercevoir, tant nous sommes affairés avec nos plants de tomates (164 variétés cette année).

Il serait injuste d'ignorer ce petit patrimoine floral qui s'offre à notre regard sans demander aucuns soins en cette saison, et de ne plus savoir s'émerveiller devant ce spectacle. J'ai donc promené mon objectif dans notre jardin de fleurs afin de pouvoir vous faire partager quelques photos pleines de beauté et d'émotion. 

Bien chlorophyllement dévoué,

José

 

01 Pavot Danish Flag

"Danish Flag", un pavot qui rappelle le drapeau du Danemark

 

02 Clématite Joséphine

Clématite 'Princesse Joséphine"

 

03 Chèvrefeuille (Lonicera)

Chèvrefeuille (Lonicera)

 

04 Pepino (Poire-melon) (Solanum muricatum)

Pepino (Poire-Melon)

 

05 Pourpier doré à larges feuilles (Portulaca oleracea)

Pourpier doré : une fleur minuscule qui se referme au moindre nuage

 

06 Eglantier

La grâce parfumée de l'églantine

 

07 Fraisier botanique à fleurs rouges

Un très curieux fraisier botanique aux fleurs rouges

 

08 Oeillet (Dianthus) (8)

Un oeillet pas banal

 

09 Lavande-papillon

La lavande-papillon

 

10 Iris des marais (Iris pseudacorus)

Iris des marais

 

11 Gaillarde (Gaillardia aristata)

La gaillarde, fière comme un lion

 

13 Rosier

Et rose, elle vivra ce que vivent les roses…

 

14 Rosier Pierre de Ronsard

Sans doute notre rose préférée : la "Pierre de Ronsard"

 

15 Brachycome (Brachycome iberidifolia)

Brachycome

 

16 Streptocarpus kirkii

Streptocarpe

 

17 Pétunia cascade Surfinia (Petunia pendula)

Pétunia cascade "Surfinia"

 

18 Digitale pourpre (Digitalis purpurea)

Trop belle : la digitale est dangereusement toxique

 

19 Hortensia Limelight (Hydrangea paniculata)

La fraîcheur de l'hortensia paniculé "Limelight"

 

20 Hortensia Bergfink (Hydrangea macrophylla)

Hortensia "Bergfink"

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Et si on parlait de VIN BIO ?!

Logo Biovitis

 

BIOVITIS

le premier Salon du Vin Autrement

Les Jardins de Pomone participeront ce prochain dimanche 14 juin 2009 au premier Salon BIOVITIS qui se tiendra à Ottignies Louvain-la-Neuve sur le thème du vin bio. Sur leur stand, Anne et José viendront défendre les causes de la biodiversité et de l'alimentation durable, et plaider une nouvelle fois pour que chacun ait le droit de remplir son assiette – et son  verre ! – avec des produits alimentaires "bons, propres et justes". Ils se réjouissent déjà de retrouver de nombreux d'entre-vous à cette occasion.

La première édition de ce salon – mise sur pieds par une enthousiaste équipe de véritables passionnés du vin – a obtenu d'emblée l'appui de prestigieux partenaires et à su s'attirer la participation d'une vingtaine d'exposants-viticulteurs d'Alsace, de Bourgogne, du Rhône, de Provence, du Languedoc-Roussillon … dont les coordonnées détaillées et les productions vous sont accessibles en cliquant sur :

Exposants-viticulteurs

 

 

Domaine André Kleinknecht (Alsace)

Domaine Sylvie Spielmann (Alsace)

Château de Boisfranc (Beaujolais)

Château Le Parvis de Dom Tapiau (Bordeaux)

Domaine Eric de Suremain (Bourgogne)

Domaine Jean-Claude Rateau (Bourgogne)

Domaine Renaud Boyer (Bourgogne)

Château La Baronne (Languedoc)

Château Combebelle (Languedoc)

Domaine La Triballe (Languedoc)

Domaine Stella Nova (Languedoc)

Domaine de Sauvecanne (Provence)

Château de Gaure (Roussillon)

Domaine Olivier Pithon (Roussillon)

Cave Verdier Logel (Loire)

Domaine Beauvalcinte (Vallée du Rhône)

Domaine di Faucon Doré (Vallée du Rhône)

Vignoble Reveille (Roussillon)

Biosphère (importateur)

Château Guillotin (Bordeaux)

Ferme de la Motte (importateur)

 

Amis des Jardins de Pomone, amoureux du vin, rendez-vous dimanche à la Ferme du Douaire :

Info-pratiques ici

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Anne et Jean-Pierre Coffe : désormais les meilleurs amis du monde ?!

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Depuis que Mari du Luxembourg (La dinette de Mari) avait un jour qualifié José de "Jean-Pierre Coffe belge", Anne – qui ne se contente pas d'ersatz – avait souhaité rencontrer le seul vrai, l'inimitable Jean-Pierre Coffe. Et le ciel l'a enfin exaucée jeudi soir, puisqu'ils ont pu cuisiner ensemble Chez Mmmmh à Bruxelles.

Pas nécessairement d'accord sur "tout", il est indéniable que la Bruxelloise et le Lorrain ont au moins en commun la joie de vivre, le goût des bons produits alimentaires et celui d'une cuisine simple et saine à la portée de tous. Et même si on a pu les voir tous les deux avec un grand couteau à la main, il n'y avait aucune hostilité entre eux, bien au contraire. Toute la soirée  s'est déroulée dans la plus amicale et joyeuse complicité.

Ensemble, avec une vingtaine d'autres participants, ils ont préparé un repas savoureux, sain et "pas cher" qui illustre le thème du dernier livre de Jean-Pierre Coffe, intitulé "Le plaisir à petit prix – Bien manger en famille pour moins de 9 euros par jour" (éd.Plon, 2009).

Ce livre propose 350 recettes faciles à réaliser, où les plaisirs de la table n'impliquent pas nécessairement l'explosion du budget familial. Une excellente source d'inspiration en cette période de récession économique dont on sait quand elle a commencé, mais dont les plus compétents spécialistes mondiaux sont bien en mal de nous prédire crédiblement quand elle prendra fin.


Merci Jean-Pierre !

José

 


 



Jean-Pierre Coffe

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Le chef Damien a dit : « On se fait tous de l’OSEILLE à la mi-mai »!

P1060933 Oseille

 

Il y a peu de temps, le chef Damien  (750 grammes) a fait un petit passage-éclair à Liège et à Bruxelles pour y promotionner l'exceptionnel caviar d'escargot de son ami  producteur, Dominique. Mais il n'était pas question  pour lui de rentrer à Soissons sans quelques rencontres avec ses amis "écaviens" de Belgique.


P1070038 Chef Damien

Le chef Damien (750 grammes), ici à côté d'un fameux  "écavien" de la première heure, Mark, du blog Passion-cuisine.

 

Le séjour du chef s'est achevé parmi ses amis  (Apolina, Fabienne, Marielle, Micky) autour d'une table joyeuse dans un petit restaurant de la banlieue bruxelloise. Sans surprise, les conversations ont beaucoup porté sur la bonne cuisine, les bons produits et les meilleurs blogs culinaires du moment.

Toujours prêt à lancer des défis aux blogueurs, Damien a suggéré  un compétition de recettes à publier à une même date et sur le même thème : l'OSEILLE. Outre les recettes que vous trouverez donc aujourd'hui sur de nombreux blogs français et belges, ma contribution sera de vous présenter ici ce légume un rien oublié, parfois difficile à trouver, mais vraiment étonnant.

Dans la cuisine de nos grands-parents, et par région, l'oseille porte différents noms populaires dont certains d'entre vous auront peut-être gardé le souvenir : aigrette, herbe à la vinaigrette, oseille des prés, patience oseille, patience acide, petite oseille, surelle, surette, …

C'est une belle plante potagère et condimentaire dont on consomme le feuillage, le plus souvent vert clair, parfois rougeâtre. Au potager, son aspect fait penser à l'épinard, quoiqu'elle soit  beaucoup plus haute que ce dernier et que sa saveur acidulée ne permet vraiment pas la confusion.

L'oseille sauvage est très répandue nous seulement  dans les campagnes d'Europe, mais encore en Asie, en Amérique du Nord et, de façon plus surprenante, au Chili. Mais je vous propose de limiter ce billet à l'oseille des jardins, qui appartient à la même espèce et est la seule à avoir conquis ses titres de noblesse en gastronomie.

 

La part de Théophraste

Sur le plan botanique, l'oseille des jardins (nom scientifique : Rumex acetosa var. hortensis Linné ou Rumex rugosus  Campd.) est une plante vivace qui appartient à la famille des polygonacées. Elle résiste au gel en hiver.

C'est une espèce dite dioïque, parce qu'elle possède des pieds mâles et des pieds femelles.

Les feuilles sont épaisses, pétiolées et nombreuses. Elles ont un forme lancéolée. (Le nom latin rumex signifie d'ailleurs "fer de lance"). Les limbes atteignent souvent 20 de cm de longueur et sont larges de 10 cm;

Les fleurs – nombreuses, petites et peu visibles – apparaissent  dès le mois de mai et forment de longs panicules portés par une forte hampe pouvant atteindre 1 mètre de hauteur. Elles sont dites anémophiles, parce que leur pollinisation est provoquée par le vent et non pas par des insectes.

Les fruits sont du type "akène" et en forme de trigones.

La racine est un rhizome de couleur brun foncé.

Il existe une centaine de cultivars, fort appréciés au potager et très appréciables en cuisine, parmi lesquels je citerai :  :

 

l'Oseille de Bellevile à feuilles larges (très productive)

l'Oseille Blonde de Lyon

l'Oseille de Chambourcy

l'Oseille épinard (moins acide et à feuilles longues)

l'Oseille vierge

 


La part d'Hérodote

L'oseille était connue et consommée comme plante officinale par les anciens Egyptiens, puis par les Grecs et les Romains. Mais ce n'est qu'à partir du XIVème siècle qu'on trouve des traces de sa consommation comme légume en Occident.

A partir du XVIème siècle, plusieurs auteurs se mettent à la considérer comme l'un des ingrédients les plus nourrissants entrants dans la préparation des salades.

Au XVIIème siècle, l'érudit anglais John Evelyn  (1620-1706) écrit dans son "Journal" qu'elle "donne tant de vitalité aux salades qu'il ne faudrait s'en passer".

Son compatriote, l'herboriste Nicholas Culpeper (1616-1654) avait constaté peu de temps auparavant que l'oseille "calme toutes les inflammations et tous les échauffements du sang au cours des accés de fièvre dus à la peste" et "remédie aux états d'évanouissement". Sur base de  quoi, les feuilles étaient préparées en cataplasme à poser sur les bubons des pestiférés.


La part d'Hippocrate

 

L'oseille est un légume-feuille dépuratif, digestif, laxatif et tonique.

Elle est réputée pour sa richesse en carotène (provitamine A), dont le pouvoir antioxydant joue un rôle important dans la prévention des troubles cardiovasculaires et de nombreux cancers.

Très riche en eau, pauvre en glucides, en lipides et en protéines, l'oseille est probablement la championne toutes-catégories des légumes pour sa haute teneur en vitamine C (300 mg/100 gr).  C'est le plus puissant remède naturel contre le scorbut. Sa teneur en vitamine A est aussi très importante (200 mg/100 gr).

Les feuilles contiennent également plusieurs tanins et de l'acide oxalique. Je l'ai déjà souvent signalé pour d'autres plantes, comestibles, cette  dernière substance devient toxique lorsqu'elle est consommée  en trop grande quantité, parce qu'elle empêche l'assimilation du fer par l'organisme.  Les personnes souffrant de goutte et de rhumatismes , ou sujettes à la formation de calculs rénaux devraient s'abstenir de consommer ce légume.

Il existerait également une contre-indication pour les femmes enceintes et les personnes atteintes d'anémie.

En usage thérapeutique, l'oseille peut se consommer sous forme d'infusion pour combattre la fièvre ou la mauvaise digestion.

En gargarisme,  elle peut servir à soigner les maux de gorge.

En cataplasme, elle permet le mûrissement rapide des furoncles et la désinfections des plaies.

 

 

La part de Lucullus

Et en cuisine ? Dans la cuisine traditionnelle, l'oseille constitue souvent le légume d'accompagnement du poisson. Cet usage vient de la croyance très répandue que ses feuilles ont le pouvoir de ramollir les arêtes.

Le goût astringent du citron a remplacé au fil des dernière décennies celui de l'oseille, mais tous les gourmets avisés vous le dirons : l'acidité du jus de citron ne remplace pas vraiment celle – unique – de l'oseille.

Outre l'accompagnement du poisson, il existe, un multitude d'autres utilisations intéressantes et d'innombrables recettes, qu'aujourd'hui-même, les nombreux blogs qui ont relevé le défi lancé par le chef Damien prendront plaisir à vous faire découvrir.

L'oseille se conserve bien au congélateur, soit en feuilles entières préalablement lavées et blanchies, soit réduite en purée.

Seules les jeunes feuilles tendres ont une réelle valeur gastronomique. Elles se consomment crues dans les salades, ou entrent dans la composition de plusieurs sauces et vinaigrettes pleine d'originalité.

On peut aussi les consommer cuites à la manière des épinards, ou encore dans un potage.

L'oseille s'apprécie encore en accompagnement de viandes et d'oeufs. Une simple "omelette à l'épinard et à l'oseille", relevée à la ciboulette fraîche et au cumin est un petit régal que je vous invite à essayer.


… et la part du jardinier

 

Pourvu que l'on dispose d'une terre profonde, fraîche et surtout non calcaire, la culture de l'oseille est d'une étonnante facilité en climat tempéré.

La plante accepte une exposition ensoleillée, mais tous les potagistes expérimentés savent que ses feuilles poussant à mi-ombre auront une saveur moins acide, presque douce, qui est la plus appréciée.

L'oseille se multiplie par semis en pépinière de mars à juin ou par division des touffes anciennes au printemps. Sauf si l'on veut conserver des porte-graines, il est conseillé de couper les tiges florales dès leur apparition.

Lorsque les plants ont été produits par semis, la première récolte peut être envisagée 100 jours plus tard.

 

Bien chlorophyllement vôtre,

José

 

 

20080603 008 Oseille sanguine

Ceci est une autre oseille, cultivée dans les jardins de Pomone. Il s'agit de la "Sanguine", dont les feuilles aux  nervures vineuses se consomment crues et décorent admirablement vos plats et salades.

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