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Ne soyons pas complices de Monsanto et consorts. Boycottons les pesticides dans nos potagers !

Le document vidéo présenté ici a fait le tour du monde et ouvert les yeux de consommateurs éberlués par les méthodes de la multinationale industrielle américaine Monsanto. Il est le fruit d'une enquête acharnée et résolument indépendante menée par la journaliste et réalisatrice française Marie-Monique Robin, une femme courageuse qui démasque systématiquement les grandes supercheries et les manipulations stratégiques du groupe et démontre que nous avons  non seulement le droit de savoir, mais le devoir de savoir … et qu'il nous faut poser des choix en connaissance de cause.

Au potager, les jardiniers désherbent et préparent actuellement les pépinières pour les premier semis de printemps. C'est le moment de rappeler ceci. Les jardiniers responsables désherbent à l' "huile de bras" et sa fonctionne fort bien depuis des millénaires !  Vraiment pas besoin de ROUNDUP, un herbicide dont Monsanto a fait son produit-phare et dont la vente au détail reste curieusement banalisée dans les petits commerces où s'approvisionnent les jardiniers-amateurs.

Ne soyez pas "pigeons" ? Ne croyez plus les mensonges publicitaires du genre :

ABSURDE !   "ROUNDUP … le désherbant qui vous donne envie de désherber"

MENSONGE !   "ROUNDUP … sol propre"

MENSONGE !   "ROUNDUP … biodégradable"

José

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John Dalli, l’homme par qui les OGM arrivent dans nos assiettes ?

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Qui écoute-t'il ? La majorité citoyenne ou les lobbies d'affaires anarcho-libéraux ?

Les observateurs politiques se sont très tôt demandés pourquoi un politicien maltais subalterne et pratiquement inconnu c'est retrouvé brutalement propulsé à l'automne 2009 vers l'un des postes clés de l'actuelle Commission européenne. John Dalli apparaît de plus en plus comme l'homme-lige du président Barroso, qui lui même aurait bien du mal à cacher encore son allégeance trouble à l'OMC, aux volontés politiques et économiques des USA et aux milieux d'affaires. Pauvre consommateur européen !

 

Malgré les réserves émises par de nombreux députés européens et la majorité des citoyens des 27 pays membres de l'Union, John Dalli, commissaire en charge de la Santé, persiste dans son idée d'autoriser les cultures OGM en Europe …  tout en déclarant vouloir laisser ensuite le libre choix aux pays membres d'appliquer ou non cette décision.

Pour justifier cette position totalement antidémocratique, John Dalli a avancé, le 24 juin dernier à Anvers, un "argument" qui laisse pantois … et soulève question : "Nous faisons ce que nous avons promis de faire !".

Ce qui est certain, c'est que – depuis le début de son mandat – ce ne sont pas les "promesses" de la Commission aux députés et aux citoyens européens qui engagent la "loyauté" de l'honorable Dr Dalli. S'agirait-il plutôt pour lui de remplir ses accords secrets envers le président Barroso, "bushiste notoire et entêté", lors des négociations de l'automne 2009 pour l'attribution des postes de commissaires ?

 

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Je tiens pour indubitable que les grandes manoeuvres accélérées de la Commission Barroso II en faveur du libre-échange économique se font contre le gré et le plus souvent à l'insu du citoyen-consommateur, qui – par un manque d'information officielle sciemment organisé – ne perçoit les vrais enjeux alimentaires et sanitaires que lorsqu'il est trop tard.

Nos amis de "Nature & Progrès" ont publié un communiqué de presse que je reproduis ci-après et qui nous rappelle in extremis qu'une pétition revêtue d'un milion de signatures serait une expression démocratique que la Commission devrait prendre réellement en compte. Il ne manque plus qu'environ 160.000 signatures … , et peut-être la vôtre !

 

Votre bien chlorophyllement dévoué,

 

José

 

 

Communiqué de presse

Nature & Progrès

 

Bruxelles : réunion capitale pour une Europe sans OGM


Du 16 au 18 septembre, a lieu au Parlement Européen, la 6ème Conférence européenne des régions sans OGM.

Autour de la table, sont attendus pas moins de 300 participants : des associations dont Nature & Progrès, des représentantes et représentants d’initiatives et d’organisations locales, régionales et nationales, d’agriculteurs, de protection de l’environnement, de consommateurs, d’entreprises et de scientifiques critiques, de tous les Etats membres de l’UE, des autres pays européens non‐membres de l’UE mais également des invités de la Chine, de l’Inde, des Etats‐Unis, du Japon et de l’Afrique.

A l’aube d’un combat européen pour préserver l’agriculture et l’alimentation des OGM, Nature & progrès juge cette conférence primordiale.

En effet, malgré une prise de conscience de la population et d’une grande majorité de l’opinion publique qui s’exprime contre les OGM, la position du nouveau Commissaire Européen John Dalli (qui est maintenant le seul responsable en questions concernant les OGM) , en charge de la Santé et de la Protection des consommateurs fait craindre le pire. Il va tenter de permettre de nouveau la culture des plantes génétiquement modifiées. Or, ces plantes sont dangereuses car résistantes aux pesticides ou elles-mêmes productrices de ceux-ci. Pour rappel, c’est lui qui avait autorisé au mois de mars dernier la pomme de terre génétiquement modifiée Amflora de BASF et ce, contre l’avis de la plupart des gouvernements et des citoyens européens.

La récente décision de la Commission de renvoyer aux états la décision final d’autorisation de culture OGM, tout en facilitant les autorisations préalables au niveau européen, témoigne de cette volonté d’accélérer les choses en Europe. Elle cherche ainsi à éviter les interdictions strictes sur tout le territoire, sans se soucier des mouvements intra-communautaires qui permettent aux semences qui auraient été autorisées dans un Etat Membre ou l’autre de circuler librement dans tout l’espace européen.

Nature & Progrès compte énormément sur les discussions et débats qui auront lieu durant ces deux jours à Bruxelles et les jugent essentiels dans la lutte contre les OGM et pour éviter que l’Europe devienne peu à peu une terre d’accueil pour les industriels et pour leurs OGM, comme l’est l’Amérique ou encore l’Asie, devenus de véritables territoires d’expérimentation et de culture débridées et sans conscience.

Nature & Progrès profite de cette occasion pour rappeler la pétition européenne contre les OGM (signer la pétition sur : http://www.avaaz.org/fr/eu_gmo), en cours en ce moment. Cette pétition demande à Monsieur Barroso de décréter un moratoire sur l'introduction des plantes génétiquement modifiées en Europe et de mettre en place un organisme éthique et scientifique indépendant chargé de mener à bien la recherche sur l'impact des OGM et de déterminer leur régulation. Cette demande pourra être introduite et devra être traitée par la Commission Européenne si la pétition récolte 1 million de signatures.

A 15h50 ce 15 septembre, nous en étions à 838.939 signatures, un effort reste à faire !

Enfin, la Wallonie avec la soutien de Nature & Progrès participera bien entendu à cette conférence pour réaffirmer son appartenance aux régions sans OGM et pour, avec l’ensemble des participants, continuer à maintenir la pression.

Pour notre santé et celle de la Terre

Plus d’infos : www.gmo‐free‐regions.org/conference2010

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BILLET DE JOSÉ : « Sortons des « autoroutes à péages » de la consommation

Amis blogosphériques, blogonautes et blogosurfeurs,

 

Vous êtes formidables ! Et nous vous devons une grand merci tout particulier ! Pourquoi ? 

Lorsque Anne et moi avons débuté ce blog, il y a tout juste deux semaines, nous l'avons entrepris dans un élan ludique, sans ambition particulière, soucieux seulement de profiter de la période de répit que la saison nous octroie dans le calendrier des travaux potagers pour faire passer quelques messages virtuels sur les thèmes qui nous tiennent à coeur.

 

Que nous soyons entre les planches de légumes de nos potagers – par tous les temps ! ou sur le blog – bien au chaud !-, il est évident que notre objectif est toujours le même : lutter contre la malbouffe ambiante, informer convivialement, ouvrir ou réouvrir les chemins d'une consommation de légumes plus variée et plus saine, déguster et différencier ce qu'on mange, démontrer par la pratique que nous pouvons sortir aisément de ces "autoroutes à péages" que sont les filières économiques de la grande distribution vivrière.

 

Vous êtes plus de 1000 aujourd'hui à avoir visité notre nouveau blog. Mais ce ne sont pas ces quelques centaines de clics qui nous importent. Ce qui est autrement plus significatif et enthousiasmant à nos yeux , c'est que plus d'une centaine d'entre vous se sont identifiés – soit plus d'1 visiteur sur 10 – , et nous ont laissé des messages très sympathiques et fort pertinents.

Quel chemin parcouru dans notre "croisade verte" pour la biodiversité, là où il y quelques années encore nous pensions lancer des cris d'alarme dans un désert post-atomique. Quelle prise de conscience collective depuis lors ! Quel élan spontané et déterminé!

 

Notre combat est modeste, mais il est vital … et nous le partageons cordialement et solidairement. Merci pour vos encouragements, vos conseils, vos propositions, vos recettes, vos questions et …  toute votre gentillesse ! 

 

Notre reconnaissance va à vous tous :  Angelo, Apolina, les deux Catherine, Claude, Christiane, Christophe, Dany, Majo, Franck, Françoise, Frédéric, Hughues, Lalita, Lionel, Lucine, Majo, Malika, Mari, Marie-Jo, Marielle, Michaël, les deux Michel, Patricia, Philou, Rita, Roberto, Ryry, Stéphane, Sylvie … et tous ceux – non des moindres ! – qui préfèrent ne pas être cités.

Les blogs sont souvent éphémères; c’est la loi du genre. Par respect pour vous qui nous soutenez, Anne et moi avons cependant décidé aujourd'hui que notre blog sera plus qu’un simple caprice saisonnier, qu’il continuera, et que – nonobstant la tyrannie du temps qui manque souvent ! – nous allons le poursuivre …  le structurer, l’améliorer, bref en faire un vrai foyer d’idées, un lieu de débat et de convivialité … pour le plus grand bénéfice de notre qualité de vie et le respect intelligent que nous devons à la biodiversité.

 

Jusqu'où irons nous ensemble dans la recherche d'un nouvel art de vivre en harmonie avec la Nature ? Départ immédiat …

 

Bien chlorophyllement vôtre,

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Les OGM, personne n’en veut, mais …

Lisez bien attentivement ceci et jugez si vous ne devriez pas souscrire vous aussi à cette pétition lancée par GREEN PEACE :

 

Les OGM, personne n'en veut, mais ils s'accrochent…

Objectif: 50000 personnes pour une Europe dans OGM Déjà 9825
messages envoyés
Signez maintenant !

Soutenez l'interdiction du maïs MON810 en Grèce & en France

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Youpie! Sale temps pour les empoisonneurs …

Pesticides

 

Ils doivent en tirer une g…, les membres des conseils d'aministration de ces multinationales qui construisent froidement leur succès commercial sur des méthodes de production qui laissent les consommateurs s'empoisonner à petit feu.  Quelle insolence démocratique opposée à une plutocratie mafieuse et mondialisée ! Ah, comme ils doivent souffrir ! Et pourtant je n'ai pas de pitié pour eux.

Comme pour le poulet javellisé américain au mois de décembre, le Parlement européen a joué démocratiquement son rôle et vient de refuser – le 13 janvier 2009 – le renouvellement des autorisations pour l'utilisation de 22 pesticides dangereux. Chapeau mesdames et messieurs les députés !

Un tendance se confirme donc à l'approche des élections. Les eurodéputés semblent plus attentifs aux préoccupations de la majorité de leurs électeurs, même s'ils doivent pour ce faire s'aliéner de gros intérêts économiques et subir les pressions de quelques gouvernements et lobbies relayées par une Commission dont les recommandations et les injonctions traduisent l'excessif souci de ne pas déplaire ni déranger les "milieux d'affaires".

Faut-il se réjouir de la décision du Parlement européen ? Dans l'expression démocratique : oui, assurément ! Mais les électeurs-consommateurs que nous sommes devront rester particulièrement vigilants sur l'application effective de l'interdiction d'utilisation des 22 substances cancérigènes, dont des stock importants restent sur le marché. En outre, les européens devront élargir rapidement la liste des produits interdits nocifs à la santé, en y incluant une légion de substances encore utilisées à grande échelle qui – malgré les rapports alarmants des scientifiques indépendants – restent banalisées dans notre consommation alimentaire.

Bien chlorophyllement vôtre,

José


Pour une plus large information, je vous reproduis ci-après l'article paru dans le Nouvel Observateur du 13 janvier dernier. Vous pourrez le retrouver en ligne, dans son contexte original, sous le lien :

 

Les eurodéputés bannissent les pesticides les plus dangereux

NOUVELOBS.COM | 13.01.2009 | 16:25

Le Parlement européen ne renouvellera pas, sauf exemption au cas par cas, les autorisations de quelque 22 substances cancérigènes toxiques.

Les eurodéputés ont ouvert la voie mardi à l'interdiction dans l'Union européenne d'une vingtaine de pesticides parmi les plus dangereux. (AFP)

Les eurodéputés ont ouvert la voie mardi à l'interdiction dans l'Union européenne d'une vingtaine de pesticides parmi les plus dangereux. (AFP)

Les eurodéputés ont ouvert la voie mardi 13 janvier à l'interdiction dans l'Union européenne d'une vingtaine de pesticides parmi les plus dangereux utilisés dans les herbicides, les fongicides et les insecticides.
Les autorisations de quelque 22 substances cancérigènes, toxiques pour la reproduction ou avec des effets perturbateurs sur le système endocrinien, ne seront pas renouvelées, sauf exemptions au cas par cas, notamment lorsqu'aucune alternative n'est possible, en cas de menace sérieuse pour les récoltes.

Bayer et BASF

Beaucoup sont produites par les géants de l'industrie chimique allemande Bayer et BASF, comme l'Amitrole, l'Ioxynil, le Tepraloxydim, l'Epoxiconazole, l'Iprodion, le Metconazole, le Tebuconazole et le Thiacloprid. Deux fongicides –le Carbendazim et le Dinocap– seront interdits dès 2009, mais les dernières autorisations pour certains produits aux effets perturbateurs sur le système endocrinien n'expireront pas avant 2018.
L'organisation écologiste Greenpeace a déploré le nombre relativement restreint de produits concernés par l'interdiction, alors qu'au moins 100 pesticides auraient dû être interdits, selon elle.

Compromis des 27 Etats membres

Saluée par les écologistes comme l'une des législations les plus restrictives au monde en matière de pesticides, son adoption est "une victoire des Verts et des environnementalistes qui ont su collectivement résister aux énormes pressions" des industriels et des agriculteurs, s'est félicitée l'Italienne Monica Frassoni, co-présidente du groupe des Verts au Parlement européen.
Fruit d'un compromis avec les 27 Etats membres, cette réglementation entre en vigueur dès 2009. Elle a été adoptée en même temps qu'une loi européenne sur le recours aux pesticides qui prévoit, avec des exemptions temporaires au cas par cas, l'interdiction des pulvérisations aériennes, répandues dans la sylviculture et la viticulture, en raison des risques d'expansion vers des zones peuplées ou écologiquement sensibles. Les pesticides seront également interdits dans les parcs, les jardins publics, les terrains de sports, les cours de récréation et les terrains de jeux. La Commission européenne s'est en outre engagée à lancer des études pour évaluer l'impact des pesticides sur la mortalité des abeilles, qui atteint 30% dans l'UE.

Produits phytosanitaires également concerné

Le vote des eurodéputés facilite aussi les procédures d'autorisation des produits phytosanitaires dans l'UE en posant le principe de la reconnaissance mutuelle des produits autorisés au sein de trois zones de l'UE (nord, sud et centre).
Si elle laisse latitude aux pays de restreindre l'usage des pesticides autorisés, "cette procédure rendra plus difficile qu'aujourd'hui pour un pays de dire non à un produit donné", regrette Elliott Cannell, porte-parole du réseau d'ONG PAN (Pesticide Action Network).
Le vote est néanmoins "excellent pour les consommateurs, qui sont inquiets du fait qu'actuellement, 50% des produits alimentaires vendus dans l'UE contiennent des pesticides", souligne-t-il.

Critiques des industriels

Le texte a été critiqué par les industriels. L'organisation des fabricants allemands de produits phytosanitaires IVA a ainsi estimé qu'on "ne gagne rien à renoncer, lors de l'évaluation des produits, à une étude scientifique de l'impact de leur usage et de leurs risques". Volker Koch-Achelpöhler, le président d'IVA a ainsi déploré que "Des produits importants pour les agriculteurs vont disparaître à moyen terme".

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Poulets javellisés : un beau cadeau de fin d’année !

 

Le Conseil de l'Europe a osé affronter la Commission et les lobbies américains

 

Prise de conscience et retour de démocratie ?

 

L'affaire des "poulets javellisés" empeste les relations commerciales entre l'Union européenne et les Etats-Unis depuis 11 ans déjà. L'opinion publique européenne – pour autant qu'informée et consciente – ne voulait pas de cette nouvelle illustration de la "malbouffe galopante" qu'on tentait de lui imposer. Les gouvernements nationaux ( 21 Etats sur 27, par l'intermédiaire de leurs ministres de l'agriculture) et les députés européens – dans leur grande majorité – avaient été sensibles aux récriminations des consommateurs.

Pour rappel de la situation et des mentalités à la fin du printemps et à l'été, voici une vidéo :

 

 

Mais la Commission européenne, elle,  veule et minablement soumise aux injonctions de Washington, avait lancé une grande offensive pour imposer par la force à ses ressortissants l'ouverture des frontières de l'Union à ce type de produit alimentaire "moderne".

De nombreuses voix se sont élévées alors pour dénoncer cette intention et ce qui la soustendait. Mais pour la plupart, les observateurs se montraient déja résignés; le poulet javellisé allait bel et bien envahir nos assiettes.

Le 9 novembre 2007, les autorités de Bruxelles avaient pris l'engagement que ce très vieux contentieux serait résolu dans le courant de l'année 2008. Nous étions dans les derniers jours de cette échéance conventionnelle.

Et bien, voilà qui vient d'être fait ! Après plusieurs épisodes procéduriers et transactionnels, ce sont les députés qui se sont prononcés. Et je me réjouis sincèrement, parce que – une fois n'est pas coutume – c'est une véritable décision démocratique qui vient d'être prise par le Parlement.

Eh oui ! L'avant-veille de Noël, nos députés européens ont infligé une gifle aux promoteurs de malbouffe de la Commission, qui s'apprêtaient à institutionnaliser un nouveau scandale alimentaire.  Un vrai cadeau de fin d'année pour les consommateurs de l'Union  !

Ce 23 décembre donc, et malgré les pressions, le Conseil de l'Europe n'a pas suivi les propositions de la Commission. L'importation de poulet javellisé en provenance des Etats-Unis reste interdite.

Ouf ! Mais peut-être n'est-ce qu'un round! Restons informés et vigilants !

Avec mes meilleurs voeux pour 2009

 

José

Image - Petit Prince

"On ne voit bien qu'avec le coeur."

(Antoine  de Saint-Exupéry)

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Guide pour un Noël sans OGM

 
OGM pas dans mons assiette
 


Greenpeace publie un guide des produits avec et sans OGM centré sur les produits symboliques des fêtes de fin d’année. Foies gras, saumons d’élevages, volailles, fromages sont passés au crible. Le marché se partage clairement entre les filières dont les animaux sont nourris aux OGM et celles qui font l’effort de les exclure : le bio, certaines AOC et labels de qualité… De nombreux fromages AOC (Cantal, Reblochon, Comté ou Gruyère) ont fait cette démarche, ainsi que de gros producteurs de volailles comme Loué. En revanche, on ne peut que regretter que des groupes comme Doux, Riches Monts ou Fauchon restent sourds aux demandes des consommateurs.

« Si pour la majorité des Français, plaisir, gastronomie et produits de qualité ne se conjuguent pas avec les OGM, ceux-ci se trouvent fréquemment dans les assiettes ! précise Rachel Dujardin de Greenpeace. Ce guide donne accès à une information qui n’est pas affichée sur les étiquettes des produits et permet ainsi au consommateur de faire le choix de la santé et de l’environnement. »

De nombreux produits symboliques des tables occidentales pendant la période de fêtes de fin d’année sont issus d’animaux nourris au soja GM. Et alors que des doutes existent sur l’innocuité des OGM sur l’alimentation des animaux, rien n’oblige les industriels à en faire mention… Les filières de qualité qui font l’effort de les exclure n’ont pas non plus la possibilité de le faire savoir sur les étiquettes. Majoritairement opposés aux OGM, les consommateurs n’ont donc pas la liberté de choisir entre des produits avec ou sans OGM et cautionnent ainsi malgré eux le développement de ces cultures dans le monde.

Pour réaliser ce guide, Greenpeace a envoyé un questionnaire aux industriels de l’agroalimentaire afin de savoir s’ils utilisent des produits élaborés à partir d’animaux nourris aux OGM. Selon leurs déclarations, ces produits sont classés dans l’une de ces trois catégories :

- Vert : le fabricant garantit ne pas utiliser de produits animaux ou issus d’animaux nourris aux OGM. De nombreux fromages AOC ont récemment décidé de ne pas utiliser d’OGM et sont passés en vert : Abondance, Cantal, Emmental de Savoie, Gruyère, Reblochon.

- Orange : le fabricant affirme avoir entamé une démarche pour exclure les OGM de l’alimentation animale, mais ne peut pas encore garantir qu’il n’en utilise plus du tout.

- Rouge : le fabricant ne certifie pas que les produits animaux ou issus d’animaux, utilisés dans la fabrication de ses produits, proviennent de bêtes nourries sans OGM. Il est à noter que les fabricants qui font des efforts ont généralement intérêt à le faire savoir. C’est pourquoi les entreprises qui n’ont pas répondu et n’ont donc pas garanti l’absence d’OGM dans leurs productions sont en rouge. Les fromageries Riches Monts, la société fromagère de la Brie ou encore les producteurs de volailles Doux et Duc (à l’exception de ses volailles certifiées) s’illustrent dans cette catégorie… On peut également s’étonner qu’un grand nom comme Fauchon ne témoigne pas non plus de la moindre préoccupation environnementale.

Greenpeace réclame un étiquetage obligatoire permettant au consommateur de savoir si les animaux ont été nourris ou pas avec des OGM.

 

Consultez la liste des produits et des marques, vous aurez des surprises en cliquant sur le lien ci-dessous :


Pas de cadeaux pour les OGM

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Puisque la Biodiversité nous veut du bien …

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Une photo d'Alexandre Bibaut prise dans les jardins de Pomone

 

La biodiversité : c’est quoi au juste?


Biodiversité ! Tout le monde en parle, et pourtant sa définition reste un peu hasardeuse. C’est un néologisme apparu dès la fin des années ’80 formé par la contraction des termes « diversité
biologique
».

La biodiversité est constituée par l’ensemble des innombrables organismes vivants considérés dans leurs interactions à partir d’un support commun, le sol. Faune, flore, micro-organismes, tout ce qui vit ne se perpétue qu’en associations équilibrées avec une multitude d’autres organismes vivants.

Le sol, support de la biodiversité, est évidemment de nature variable, notamment en fonction des éléments physiques et chimiques présents à un endroit donné. Selon ses caractéristiques locales propres, il constitue un biotope particulier (par exemple : les dunes côtières, le marais, l’alpage, la forêt tropicale, la tourbière …) auquel est lié une biodiversité spécifique.Ce sont ces différents types de biodiversités spécifiques que l’on nomme biocénoses.

L’homme tient évidemment une place dans l’expression globale de vie produite par la biodiversité; il ne saurait vivre harmonieusement et durablement dans la carence ou en
l’absence de cette diversité complexe. Autrement dit, l’homme ne vit pas face à la Nature, mais dans la Nature, et il doit assumer loyalement son lien de vassalité envers elle. C’est la
condition de sa propre survie
. La recherche de développement économique nous a souvent fait perdre le sens de cette loi naturelle fondamentale.

La biodiversité est un legs biologique et culturel de dimension planétaire : elle permet une adaptibilité rapide aux inévitables modifications de l’environnement et garantit notre sécurité
alimentaire à long terme
. Pour les écologistes, elle est «patrimoine de l’humanité ».

 

biodiversite_humour

"Homo homini lupus" (Plaute, Ansinaria, II) – "L'homme est un loup pour l'homme"


Où en est-on concrètement dans le respect de la biodiversité ?

Un constat simple et rassurant s’impose, surtout en Europe : aujourd’hui, la biodiversité, envisagée sous l’angle de l’alimentation, fait l’objet d’un large consensus citoyen refusant les OGM (ou en tous cas leur banalisation) et soucieux de voir l’indispensable production agricole s’inscrire dans des limites volontaires qui préservent l’équilibre naturel et autorisent le développement durable.


La "révolution verte" : un assaut terroriste de la biodiversité

Au lendemain de la seconde guerre mondiale, l’agriculture européenne s’est remodelée très rapidement sur le modèle ultra-performant que les libérateurs américains avaient déjà adopté
outre-Atlantique. Monocultures demesurées, moyens mécaniques titanesques, traitements intensifs des sols à l’aide de la soi-disant miraculeuse «trinité NPK» des engrais chimiques (azote, phosphore, potassium), épandages massifs et pulvérisations répétées d’innombrables pesticides à l’innocuité affirmée mais jamais démontrée. C’est ce modèle impressionnant d’agriculture que l’on a appelé la «Révolution verte»; tout y a été sacrifié au rendement économique et à la production quantitative. Résultat : après seulement deux générations d’agriculteurs adeptes de ces méthodes intensives, bien des terres arables ont vu leur biodiversité durablement anéantie et sont devenues incultes. C’est pourtant au nom du progrès scientifique que ces terres avaient été exploitées de la sorte. Un dicton plein de dépit traduit cet échec ciglant « La terre a enrichi le père pour appauvrir le fils ». Une grande proportion de terres de cultures sont passées de ce fait à la spéculation immobilière.

Ce qui est certain, c’est que la biodiversité a payé et paye encore un tribut insoutenable aux méthodes agricoles initiées par la «Révolution verte». L’essor de cette dernière correspond à une disparition accélérée de très nombreuses espèces vivantes.


OGM : un nouveau péril pour la biodiversité

Le premier légume OGM est apparu dans un laboratoire américain en 1994. C’était une tomate qui se révéla d’un goût si abominable que même les consommateurs américains, pourtant peu experts en saveurs raffinées, n’en ont pas voulu. De fait, la tomate codée « Flavr-SavrMD » (puis plus commercialement « McGregor ») avait été mise au point grâce à un gène de poisson susceptible d’empêcher que le fruit ne puisse ramollir par la dégradation (naturelle) des pectines de ses parois, ce qui en augmentait considérablement la fermeté et la conservation. Les apprentis sorciers qui, au nom du progrès, n’avaient pas pris en compte l’insurmontable goût de métal oxydé qu’elle rendrait à la « dégustation », ont connu une solide déconvenue et un échec financier considérable. Mais, il faut aussi le dire, ils ont réussi
depuis à mieux contrôler ces effets indésirables. Et les Etats-Unis ont fait de la commercialisation croissante de variétés transgéniques un char de combat économique qui part à la conquête de la monde. Nous ne pouvons pas tolérer que cette nouvelle génération de produits agricoles puisse nous être imposée à notre insu où contre notre gré !

En mai 2002, l’association écologiste Greenpeace a publié, à la demande de l’Union européenne, un document démontrant l’impossibilité pratique de faire coexister dans une même région des cultures trangéniques avec d’autres cultures, notamment parce que des contaminations génétiques étaient pratiquement inévitables.

Officiellement, il n’y a pas d’organismes génétiquement modifiés (OGM) cultivés en Europe, hormis le trop fameux maïs transgénique MON810 mis au point par la firme Monsanto. Mais la pression exercée par l’Administration et les milieux d’affaires américains sur l’Union européenne ne cesse de croître, et s’exerce simultanénément sur les plans diplomatique et économique.

Certains affirment que Nicolas Sarkozy, à la recherche de soutien international dans une course vers l’Élysée, a donné officieusement à l’administration Bush et à certains milieux d’affaires américains de solides garanties sur la politique qu’il mènerait sitôt élu en vue de faire lever le fameux moratoire de 1999 qui protège encore le consommateur européen contre l’introduction massive d’OGM dans l’Union. Effectivement, et contre l’avis d’une opinion publique majoritairement défavorable, la résistance des autorités européennes se relâche. Le disposif juridique est défaillant, et l’on peut deviner les futurs points de brèche.

Les OGM inondent déjà le marché européen de l’alimentation animale. Depuis quelques mois déjà, les produits de consommation alimentaire ne sont plus totalement exempt d’OGM.


Biodiversité - La menace pèse
La terre "planifiée" selon Monsanto, Syngenta, Bayer et consorts


Quoi qu’il en soit, remarquons simplement que, sitôt élu à la présidence, Nicolas Sarkozy a nommé au Ministère de l’Agriculture et de la Pêche, une certaine Christine Lagarde, brillante avocate et femme d’affaires française installée depuis plusieurs années aux États-Unis (Chicago), où elle présidait le comité exécutif du célèbre cabinet international d’avocats
d’affaires Baker&McKenzie, chargé notamment à plusieurs reprises de la défense des intérêts de grandes multinationales productrices d’OGM. Comment ne pas voir dans le «choix» du
nouveau président un gage de sa soumission aux exigences américaines ? Il est vrai que le dérapage électoral d’Alain Juppé à Bordeaux, lors des législatives du mois de juin 2007, a obligé Sarkozy à un remaniement. ministériel un mois seulement après la mise en place de son gouvernement. Si Christine Largarde a perdu ainsi le portefeuille de l’Agriculture, elle s’est aussitôt vu octroyer celui de l’Économie, des Finances et de l’Emploi. Pour complaire aux visées économiques de Washington?

 

Gandhi

Le Mahatma GANDHI : "Il y a assez de tout dans le monde pour satisfaire aux besoins de l'homme, mais pas assez pour assouvir son avidité"


De la perte de biodiversité aux légumes oubliés

Dans un rapport datant de 1998, les experts du FAO (Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture) estimaient que 75% des variétés végétales qui entraient encore dans notre alimentation au tout début du XXème siècle étaient perdues. Ce qui revient à dire que trois légumes sur quatre ont disparu de nos assiettes en moins de cent ans.

Pour s’en convaincre, il suffit de compter le nombre de fruits et de légumes différents que propose à la vente votre supermarché. Vous constaterez que, toutes espèces et variétés confondues, ce nombre ne s’élève que très exceptionnellement jusqu'à 60, en ce compris des espèces exotiques, tels que les ananas, les bananes, les mangues … et bien d’autres. Quelle commune mesure entre ce chiffre de 60 et les 1200 variétés de salades que l’on pouvait
recenser dans les petits potagers d’avant la seconde guerre mondiale, les centaines de variétés, parfaitement rustiques, de poires, de pommes ou de prunes q ui embaumaient nos vergers, ou encore les plus de 2000 variétés fixées de tomates que perpétuaient certains jardiniers en prélevant et en conservant chaque année les graines avec soin?


Résistons : ensemble, créons des potagers

Depuis peu, dans un courant de réhabilitation de variétés potagères tombées en désuètude, un nombre croissant de personnes s’intéressent à la culture de légumes qualifiés d’«anciens » ou d’ «oubliés ». Des associations ou des entreprises spécialisées, comme « Kokopelli, Semailles, La ferme de Sainte Marthe, Biaugerme, les Graines Baumaux, … étoffent chaque année le choix des semences traditionnelles qu’ils proposent à leurs clients. Et il est donc possible à celui qui possède un petit potager, de cultiver lui-même des variétés de fruits et de légumes intéressants dont la grande distribution c’est totalement désintéressée depuis longtemps.

Pour ceux et celles qui ne disposent pas d’un potager, rappelons qu’un simple balcon permet de cultiver valablement en pots de nombreuses plantes aromatiques et quelques légumes introuvables dans le commerce. Ce type de culture «minimaliste» donne pourtant de bons résultats et peut procurer un réel sentiment de bonheur et de fierté à ceux qui s’y adonnent.

Enfin, pour ceux qui n’ont ni jardin, ni balcon, mais qui sont néanmoins soucieux de ladiversification de leur alimentation, il faut savoir qu’un nombre croissant de petits producteurs locaux vendent directement aux particuliers leurs récoltes de saison . Repérez-les, tentez de vous approvisionnez chez eux. Les prix modérés qu’ils pratiquent s’inscrivent généralement dans un rapport convivial fait de respect mutuel. Quant à la qualité alimentaire de ces ingrédients bio sans labels ni brevets, et à leurs saveurs … mmmh, qui dit mieux ?

Bien chlorophyllement vôtre !

José

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Chuuuttt ! Tout baigne dans l’huile … contaminée !

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 Chuuuttt, Monsieur le Président ! Tout baigne dans l'huile … frelatée. N'effrayez surtout pas les consommateurs … nos actions pourraient plonger en bourse !

 

Presque à l'insu d'une majorité de consommateurs, 40.000 tonnes d'huile frelatée circulent depuis quelques mois sur le marché européen. Il s'agit d"huile de tournesol" achetée par Lesieur en Ukraine et à laquelle on avait frauduleusement ajouté de l'huile de moteur.

Cette huile, c'est la matière première d'un nombre incalculable de produits distribués sous des noms de marques connues.

La compromission des pouvoirs publics avec les milieux d'affaires n'est pas un scoop. Mais le cas de l'huile frelatée en provenance d'Ukraine en donne un nouvel exemple particulièrement choquant et révoltant, d'abord en raison de l'ampleur de l'arnaque, ensuite par les manoeuvres occultes déployées par les grands groupes alimentaires pour étouffer, sinon minimiser les conséquences en dehors de tout débat public.

Force est de constater que chaque fois que les intérêts économiques sont mis en balance avec la santé publique, le débat reste singulièrement discret, et que les premiers – avec la complicité de plus en plus systématiques des pouvoirs publics -l'emportent le plus souvent sur l'intérêt des consommateurs. Faut que ça change !

Dans cette affaire, l'information a été délibérément boycottée. La liberté de la presse est un beau principe dont la "real politik" des affaires n'a rien à cirer. Là où la presse francophone toute entière s'apprêtait à se déchaîner sur ce scandale majeur (à la suite du Canard enchaîné qui avait lancé le premier le pavé dans la mare.), il ne circule plus qu'une information discrète du niveau de celle de la rubrique des "chiens écrasés".

L'équivalent de 40.000.000 de bouteilles d'huile frelatée d'un litre circule sur le marché, et la plutocratie d'affaires entend que nous en sachions rien ou le moins possible. Ce ne saurait être qu'un simple "fait divers", bien sûr !

Puisque les plutocrates véreux des multinationales tentent de boycotter – avec la complicité des pouvoirs publics nationaux et européens - l'information démocratique à laquelle nous avons droit, pourquoi ne boycotterions nous pas, nous consommateurs, les produits de marque susceptibles de contenir de l'huile frelatée ? Voici une liste soumise à votre vigilance citoyenne :

(Source : http://hoaxbuster.com)

Les marques concernées, à boycotter d¹urgence et durablement, sont les suivantes :
 
Lesieur, bien évidemment, puisque leur avidité est à l¹origine du problème, et toutes les marques du groupe :

 

Fruit d'or – Épi d'or – Frial -  Isio 4 -  Oli - Carapelli – Saupiquet

Toutes les marques du groupe Unilever , par exemple :

Amora – Planta Fin – Maille – Knorr – Magnum – Miko

 

Les produits les plus susceptibles de contenir de l¹huile frelatée sont les suivants :

Mayonnaise
Tarama
Sauce Béarnaise
Chips
Vinaigrette allégée
Surimi
Céleri Rémoulade
Soupe de poisson en conserve
Poisson pané
Paupiettes de veau
Thon et sardines à l¹huile
Pâtes à tartiner chocolatées
Gaufrettes à la confiture
Barres céréalières et sucrées pour les enfants
Cookies

Excusez du peu, mais pensez aussi à vos enfants et informez-les !

Vous restez dubitatifs et vous aimeriez en savoir un peu plus sur le sujet ? Voici quelques liens :

 

http://boinblog.com/2008/06/23/lesieur-huile-moteur-tourn…

http://carnetsdenuit.typepad.com/carnets_de_nuit/2008/06/…

http://forum.fluctuat.net/fluctuat/politique-economie-soc…

http://liege.indymedia.org/news/2008/06/20639.php

http://raffa.grandmenage.info/

http://www.familles.com/v4/forums/forums-familiaux-huile-…

http://www.hoaxbuster.com/hoaxteam/forum_contributions.php?idForum=3152&idMess=70978

http://www.midilibre.com/articles/2008/05/15/20080515-FAI…

http://www.naturavox.fr/article.php3?id_article=4203

http://www.rue89.com/2008/07/28/epilogue-dans-laffaire-de…

Merci de votre compréhension et de votre participation solidaire à l'action. Faites passer le message !

José

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Le bal des hypocrites: la valse des « empoisonneurs »

Logo - vache anti-ogm
 

Le bal des hypocrites: la valse des "empoisonneurs"

Tandis que dans l'Hexagone, le groupe agrochimique Monsanto  verse des larmes de crocodile parce que le Tribunal correctionnel de Chartres vient de relaxer les 58 faucheurs volontaires d'OGM qui avaient rasé une parcelle de maïs transgénique le 18 août 2007 à Poinville (Eure-et-Loir) et a annoncé vendredi dernier qu'elle se pourvoira en appel du jugement, ma petite Belgique connaît elle aussi un épisode OGM ou Bayer Crop Science, autre monstre de l'agrochimie, se distingue sinistrement. La classe politique locale wallone semble toute disposée, sinon à étouffer l'affaire, à la ravaler au rang d'un simple fait divers et à négocier directement avec la firme responsable de juteuses indemnisations. ("Auri sacra fames!")

Monsanto, la firme US qui vassalise les chefs d'Etats pour mieux profiter des vertus de l'anarcho-libéralisme, décadenasser les quelques garanties que nous offre le Droit international et étouffer une expression démocratique gênante pour le top business mondialisé, a annoncé vendredi dernier  son "indignation" et son "incompréhension" quant à la décision de la Justice française.

Bayer, quant à elle, a exprimé sa "confusion" pour l' "erreur humaine" qui s'est produite en son sein sur une variété de colza OGM et que je vous rapporte ci-dessous. (Saperlipopette, il y a encore une fois un lampiste qui s'est trompé de sacs de colza ! C'est quoi, son prénom !!!)

Indignation, incompréhension, confusion, erreur humaine … Mais ils se moquent de nous … et à quel point ! 

S'il y a lieu d'être indigné, c'est nous, démocrates et consommateurs, qui avons les meilleures raisons de l'être. Toute cette hypocrisie dans laquelle on voudrait nous emballer, n'a d'autre but que de nous imposer les OGM par la force du fait accompli. Il ne faut pas être grand prophète pour affirmer que les erreurs humaines invoquées (elles se répètent, et ce n'est pas par hasard!) sont cyniquement délibérées dans les staffs agrochimiques et font partie de leur stratégie crapuleuse et irresponsable pour anéantir  pratiquement l'existence d'une agriculture biologique à ses côtés.

Je dois rendre un hommage particulier à la politique courageuse du commissaire européen Stavros Dimas, mais je crois, qu'en bien des régions chez nous, il est hélas! déjà trop tard pour envisager encore réalistement la coexistence de deux filières de productions agricoles. C'est dorénavant à la tête même qu'il faut combattre Monsanto, Syngenta, Bayer et toute la clique satellitaire! Ces multinationales ne supportent pas les entraves juridiques. Les  OGM , surtout en France, focalisent l'attention des citoyens depuis le Grenelle de l'Environnement. Le cadre juridique européen sur les  OGM  est désuet, laisse transparaître des compromis politico-diplomatiques de bas-étage, mais il a le mérite d'exister et nous pouvons contribuer à le renforcer dans un sens favorable aux consommateurs que nous sommes tous. Mobilisons-nous!

Hélas! La discussion sur les  OGM  n'est déjà peut-être plus qu'une diversion. Pendant que l'on palabre sur les  OGM , une nouvelle génération de produits alimentaires pénètre subrepticement le marché européen: les nano-aliments. Et pour ces derniers, il n'y a aucun cadre juridique ! Donc, le consommateur n'a droit à aucune mention ou information du producteur (s'il n'y est pas obligé par la loi, pourquoi le ferait-il!), et devra manger ce que des maîtres malfaisants et cupides de l'agroalimentaire lui tendent au prix qu'ils voudront  bien lui faire.

Derrière ces nano-aliments, Monsanto, Syngenta, Bayer … sont déjà en bonne place et entendent engranger rapidement les bénéfices colossaux des investissements qu'ils ont consenti dans les nanotechnologies.

Pour forger votre opinion personnelle, je reproduis ci-après une dépêche de l'AFP évoquant le dernier épisode Bayer en Belgique:

  

Le gouvernement belge s'est ému de la découverte de quinze parcelles de colza contaminées par des OGM interdits en Europe. Les champs appartiennent à Bayer Crop qui parle d'une "erreur humaine".

Mardi 03 juin 2008

Quinze parcelles de colza de la société Bayer Crop Science ont été contaminées en Belgique par des OGM (organismes génétiquement modifiés) non autorisés en Europe, a annoncé mardi le ministère belge de la Santé publique.

"Cette contamination est inadmissible", s'est insurgé mardi soir le ministre wallon de l'Agriculture et de l'environnement Benoît Lutgen dans un communiqué.

"Il s'agit d'une nouvelle preuve du caractère incontrôlable des cultures d'OGM et de leur mise sur le marché", a ajouté M. Lutgen.

Le ministre wallon –l'agriculture est régionalisée en Belgique– a annoncé son intention "d'utiliser toutes les voies possibles pour exiger de réelles mesures réparatrices de la part de Bayer et de faire appliquer strictement le principe +pollueur-payeur+".

La société Bayer, spécialisée notamment dans l'amélioration des cultures, a elle-même informé les autorités belges de cette contamination, qui s'est produite lors de la réalisation le 6 mai d'un semis de colza conventionnel, selon un communiqué du ministère.

"Le lot de semences conventionnelles a été contaminé par 5% de colza OGM", précise le texte. Une enquête provisoire faite par la multinationale indique que cette contamination a pour origine une "erreur humaine".

Les champs où Bayer Crop Science fait les essais en question sont situés sur quatre sites en Wallonie (sud de la Belgique) et en Flandre (nord). Quinze "mini-parcelles" ont été ensemencées avec le lot contaminé.

La société a pris "diverses mesures pour empêcher la dissémination des OGM non autorisés", telles que l'arrachage et la destruction des jeunes plants.

Selon le communiqué, les plantes étaient toujours au stade végétatif au moment de leur destruction et n'avaient donc pas encore eu le temps de fleurir ni de produire de graines. Pour éviter les repousses de colza, éventuellement génétiquement modifiées, les parcelles resteront sous contrôles pendant plusieurs années.

Le ministère va informer la Commission européenne et les autres Etats membres de la situation et des mesures prises.

Bien chlorophyllement vôtre,

José

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