Archive pour mars 2009

Esprit des îles : le RHUM qui arrange mes desserts …

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Ce rhum préparé est une fabrication "maison" que j'ai toujours à portée de main : l' "Esprit des Îles". Il me vient souvent à point lorsque des amis débarquent à l'improviste et que je veux leur servir un petit dessert rapide aux accents créoles.


Femme créole en Guadeloupe


Lorsque les soirées sont chaudes ou douces, les convives apprécient les désserts glacés ponctués d'exotisme. A ces moments privilégiés, mon petit rhum préparé fait des miracles. Séduction et bonne humeur assurée …


Rhum en tonneaux
Non, non, ce ne sont pas nos chais

C'est José qui m'a rappelé que je ne vous avais pas encore présenté ce petit délice. Mais je soupçonne fort mon homme d'un intention moins innocente que de vous faire simplement connnaître cette petite recette, parce qu'il est friand des desserts parfumés au rhum : coupes de glaces savarins ou papilottes flambées.

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Créole dans les cannes à sucre

Pas de rhum sans cannes à sucre, et pas de cannes à sucre sans labeur créole!

Ingrédients (pour un flacon de 37,5 cl)

37,5 de rhum (blanc ou brun)
1 bâton de cannelle
1 gousse de vanille de Madagascar

 

Préparation

Versez le rhum dans votre flacon; ajoutez un bâton de cannelle et une gousse de vanille préalablement fendue dans la longueur. Refermez bien le flacon, et laissez tirer pendant au moins un mois.

 

Un petit truc qui marche !

Lorsque vous aurez préparé votre "Esprit des îles", vous pourrez placer l'étiquette sur la bouteille en la collant simplement  avec un peu de lait. C'est plus naturel que les "super-colles" à solvants volatiles et toxiques du commerce.

 

Anne

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Verticale d’agneau aux chicons, panais rôtis au miel et au thym frais

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A cette période de l'année, les gourmets amateurs de viande ovine peuvent opter pour celle d'agneaux élevés sous la mère pendant les premiers mois de leur existence, ensuite en prairies. Leur chair est de toute bonne qualité.

La viande de ces animaux nourris naturellement est optimale au niveau des protéines, de la basse teneur en  gras et d'un très faible taux de cholestérol.
 
Parmi les viandes d'agneau qui répondent à ces caractéristiques saisonnières, on trouve – chez nous, en Belgique – l'agneau "Pastorale" et le "Meetjesland". Les conditions d'élevage et d'abattage sont strictement définies dans des cahiers de charges exigeants.
 
Aujourd'hui, je vous propose une recette où la présentation des côtes d'agneau est un peu inhabituelle. Intercalées de thym, d'ail frais, le viande tendre va se gorger de saveurs parfumées pendant la cuisson. Quant aux légumes d'hiver rôtis au miel, ils accompagnent merveilleusement bien cette verticale.

En tout cas, nous avons adoré cet accord subtil du panais et du chicon relévé au miel et au thym. Recette à refaire à la demande générale !
 
 

Ingrédients (pour 4 personnes)

 
12 côtes d'agneau
8 petits panais
6 petits chicons de pleine terre
50 gr de beurre non salé + pour beurrer le plat 
50 ml d'huile d'olive + un peu pour huiler la poêle et saisir les côtes d'agneau
16 branches de thym frais
3 brins de persil plat hachés
1 feuille de laurier
2 c à S de miel de citronnier
6 éclats d'ail nouveau
un trait de Porto
100 gr de beurre de ferme (pour la sauce)
sel et poivre du moulin
4 longs brins de raphia (naturels)
 
 
Préparation

Faites bouillir 3 dl d'eau salée dans une casserolle.
Pendant ce temps, épluchez les panais et coupez-les dans le sens de la longueur.
Dès que l'eau bout, mettez-y les panais à cuire pendant 3 à 4 min. (ce temps de cuisson dépendra de la grosseur des panais). Ils doivent être légèrement cuit. Egouttez-les.
Rincez les chicons. Coupez-les en deux dans le sens de la longueur.
Préchauffer le four à 180°.
Placez les légumes en quinconce (côté tranché au dessus) dans un plat à four préalablement beurré.
Dans une poêle, faites fondre le beurre et l'huile à petit feu; ajoutez-y le miel et le thym émietté. Laissez chauffer à feu très doux, rectifiez l'assaisonnement sel/poivre.
Versez cette sauce au beurre sur les légumes.
Placez le plat au four, rôtissez pendant une vingtaine de minutes, jusqu'à ce que les légumes se caramélisent et s'attendrissent.
Pendant ce temps mettez à cuire un fond d'eau. Dès les premiers bouillons, jettez-y les 4 brins de raphia. Retirez-les après 30 sec.
Surveillez les légumes, s'ils sont cuits mettez-les au chaud en attente.
 
 

 

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Dans une poêle huilée et bien chaude, saisissez les côtes, salées et poivrées sur les deux faces, 1 minute (maxi) de chaque côté.
Dressez les côtes par 3 en intercalant entre chacune 1/2 éclat d'ail et une branche de thym. Liez avec le brin de raphia. Enfournez les verticales et laissez cuire +/- 6 à 9 min (suivant votre goût : rosé ou bien cuit).

Pendant ce temps faites réduire le fond d'agneau avec un trait de Porto une branche de thym et une feuille de laurier jusqu'au 1/3, passez au tamis et monter la sauce au beurre bien froid. Mettez un peu de persil haché dans la sauce.
Servez aussitôt les côtes, les légumes, accompagnés de petites pommes de terre en robe des champs.
 
 
 

Accompagnement vin :

Optez idéalement pour un bon Bordeaux



Bon appétit ! 

Anne
 
 

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Les fraises avant Pâques …

Fraises espagnoles

 

Non merci ! Pas le coeur …

 

Les "mers de plastic" d'Almeria, Huelva et autres sites de culture du genre illustrent la tendance dominante d'une agriculture où la recherche du profit financier justifie à peu près tout. Ce modèle de production aux nuisances multiformes n'est pas l'apanage de la seule Espagne, loin s'en faut. Mais dans ce pays, une classe d'agriculteurs que la cupidité pousse à l'inconscience, sévit notamment dans le domaine des tomates … et des FRAISES.

C'est notre vieil ami Pierre – le sympathique jardinier barbu de Lamijardin  – qui vient de nous rappeler très à propos cette information qui peut déranger. Mais bon sang, combattons au moins solidairement l'ignorance des consommateurs !

Je vous reproduis ci-après un article vieux de presque deux ans déjà, issu de la plume (ou plutôt du clavier!) de Claude-Marie Vadrot. Il n'a rien perdu de son actualité, au contraire …

Bien chlorophyllement vôtre,

José


Fraises espagnoles/ scandale écologique

Très instructif !


" D'ici à la mi‐juin, la France aura importé d'Espagne plus de 83 000 tonnes de fraises. Enfin, si on peut appeler «fraises» ces gros trucs rouges, encore verts près de la queue car cueillis avant d'être mûrs, et ressemblant à des tomates. Avec d'ailleurs à peu près le goût des tomates…


Si le seul problème posé par ces fruits était leur fadeur, après tout, seuls les consommateurs piégés pourraient se plaindre d'avoir acheté un produit qui se brade actuellement entre deux et trois euros le kilo sur les marchés et dans les grandes surfaces, après avoir parcouru 1.500 km en camion. À dix tonnes en moyenne par véhicule, ils sont 16.000 par an à faire un parcours valant son pesant de fraises en CO2 et autres gaz d'échappement. Car la quasi‐totalité de ces fruits poussent dans le sud de l'Andalousie, sur les limites du parc national de Doñana, près du delta du Guadalquivir, l'une des plus fabuleuses réserves d'oiseaux migrateurs et nicheurs d'Europe.


Il aura fallu qu'une équipe d'enquêteurs du WWF‐France s'intéresse à la marée montante de cette fraise hors saison pour que soit révélée l'aberration écologique de cette production qui étouffe la fraise française (dont une partie, d'ailleurs, ne pousse pas dans de meilleures conditions écologiques). Ce qu'ont découvert les envoyés spéciaux du WWF, et que confirment les écologistes espagnols, illustre la mondialisation bon marché.
Cette agriculture couvre près de six mille hectares, dont une bonne centaine empiète déjà en toute illégalité (tolérée) sur le parc national. Officiellement, 60% de ces cultures seulement sont autorisées; les autres sont des extensions «sauvages» sur lesquelles le pouvoir régional ferme les yeux en dépit des protestations des écologistes.

Fraise culture Espagne


Les fraisiers destinés à cette production, bien qu'il s'agisse d'une plante vivace productive plusieurs années, sont détruits chaque année. Pour donner des fraises hors saison, les plants produits in vitro sont placés en plein été dans des frigos qui simulent l'hiver, pour avancer leur production. À l'automne, la terre sableuse est nettoyée et stérilisée, et la microfaune détruite avec du bromure de méthyl et de la chloropicrine. Le premier est un poison violent interdit par le protocole de Montréal sur les gaz attaquant la couche d'ozone, signé en 1987 (dernier délai en 2005); le second, composé de chlore et d'ammoniaque, est aussi un poison dangereux: il bloque les alvéoles pulmonaires.

 

 

Pesticides - Espagne

 

Qui s'en soucie? La plupart des producteurs de fraises andalouses emploient une main-d'oeuvre marocaine, des saisonniers ou des sans‐papiers sous‐payés et logés dans des conditions précaires, qui se réchauffent le soir en brûlant les résidus des serres en plastique recouvrant les fraisiers au coeur de l'hiver.

 

Mer de plactic


Un écologiste de la région raconte l'explosion de maladies pulmonaires et d'affections de la peau. Les plants poussent sur un plastique noir et reçoivent une irrigation qui transporte des engrais, des pesticides et des fongicides. Les cultures sont alimentées en eau par des forages dont la moitié ont été installés de façon illégale. Ce qui transforme en savane sèche une partie de cette région d'Andalousie, entraîne l'exode des oiseaux migrateurs et la disparition des derniers lynx pardel, petits carnivores dont il ne reste plus qu'une trentaine dans la région, leur seule nourriture, les lapins, étant en voie de disparition. Comme la forêt, dont 2 000 hectares ont été rasés pour faire place aux fraisiers.

La saison est terminée au début du mois de juin. Les cinq mille tonnes de plastique sont soit emportées par le vent, soit enfouies n'importe où, soit brûlées sur place.  … Et les ouvriers agricoles sont priés de retourner chez eux ou de s'exiler ailleurs en Espagne. Remarquez: ils ont le droit de se faire soigner à leurs frais au cas ou les produits nocifs qu'ils ont respiré …


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La production et l'exportation de la fraise espagnole, – l'essentiel étant vendu dès avant la fin de l'hiver et jusqu'en avril - représente ce qu'il y a de moins durable comme agriculture, et bouleverse ce qui demeure dans l'esprit du public comme notion de saison. Quand la région sera ravagée et la production trop onéreuse, elle sera transférée au Maroc, où les industriels espagnols de la fraise commencent à s'installer. Avant de venir de Chine, d'où sont déjà importées des pommes encore plus traitées que les pommes françaises… "

PAR Claude‐Marie Vadrot
> > in  Politis jeudi 12 avril 2007
> > NB : N'hésitez pas à faire connaître ceci à vos amies et amis…

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Saveurs d’ici et d’ailleurs …

Nous serons à Gembloux ce samedi et accueillerons volontiers sur notre stand ceux de nos amis, membres et sympathisants qui auront envie de nous rejoindre sur le thème des  "Saveurs d'ici et d'ailleurs".

A samedi ?!

Anne & José

 

Graines d'amitié

Possibilité pour les membres de notre association de faire l'acquisition de graines potagères d'amateurs/collectionneurs complémentaires (légumes et plantes aromatiques)

Possibilité de vous  faire membre sur place (cotisation annuelle : 20 euros) et de recevoir gratuitement 12 sachets de graines de variétés différentes.


20090328 - Gembloux - Saveurs d'ici et d'ailleurs

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Cuisine du terroir bruxellois : les oeufs « à la Meulemeester »

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Pour ma sortie d' "hibernation" virtuelle, je vous propose aujourd'hui une ancienne recette de mon terroir bruxellois. Idéale, parce que pas très compliquée, élaborée avec des produits "bien de chez nous", donc facile à trouver !


Mais comment, les oeufs ? …  à la Meulemeester ! (kéc c ksa ?).
Meulemeester, c'est le nom d'une famille de la petite bourgeoisie  bruxelloise qui a construit sa réussite sur la brasserie. A la présidence de la corporation des brasseurs, elle est en compétition avec une autre famille de brasseurs, les Beulemans. Rivaux, les Beulemans et les Meulemeester ? Pas tant que ça. Leurs enfants sont fiancés; Suzanne Beulemans doit épouser Séraphin Meulemeester.

Le décor est planté pour une des plus célèbres pièces de théâtre belge : Le mariage de Mademoiselle Beulemans, une comédie truculente écrite en 1910 par Frantz Fonson et Fernand Wicheler.

Pièce à grand succès national dès sa création, elle a conservé depuis près d'un siècle une immence popularité en Belgique francophone. Mais elle a aussi fait le tour du monde, grâce à des troupes itinérantes, en faisant connaître l'inimitable accent bruxellois à des millions et des millions de spectateurs riant aux larmes.

Après son  succès bruxellois, la pièce sera jouée à plus de 500 reprises à Paris. En 1950, on tirera du Mariage de Mademoiselle Beulemans,  un film du même nom en noir et blanc réalisé par André Cerf (1902-1993).


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Cette comédie a acquis ses lettres de noblesse, puisque Marcel Pagnol (1895-1974) de l'Académie française l'a qualifiée de "chef-d'oeuvre" et s'en est d'ailleurs inspiré pour écrire sa trilogie Marius, Fanny et César. Son personnage, Mr Brun, Lyonnais plongé dans l'univers marseillais, rappelle le séduisant Albert Delpierre, ce parisien qui – dans la comédie belge – se retrouve parachuté dans la société bruxelloise, où il s'éprend de la jeune Suzanne Beulemans – très complice et pas du tout disposée à se laisser marier au "fiancé" – Séraphin Meulemeester – que ses parents lui ont choisi.


 
Mais quel est le rapport entre le nom de cette recette et le personnage d'une pièce de théâtre ?
 
Comme Albert a un "boentje pour Suzanneke" (traduisez "a le béguin pour la petite Suzanne", les pères Beulemans et Meulemeester estiment devoir "peler un oeuf ensemble" (expression bruxelloise signifiant "avoir un grosse discussion") au sujet des fiançailles de Suzanne et de Séraphin.

A l'issue d'une des premières représentations de la pièce, un restaurateur réputé de l'époque a présenté cette recette d'oeufs à l'acteur qui tenait le rôle de "Meulemeester". Dans l'engouement général du public pour la pièce, la recette ne manqua pas de faire fureur au menu des bonnes tables bourgeoises.

C'est ce qu'on appelle chez nous la "swanze" bruxelloise ! (Traduisez "humour bruxellois", un humour presque indéfinissable, à la fois frondeur et plein d'autodérision, comme l'illustre au second degré notre "Mannekenpis".)


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Ingrédients pour deux cassolettes (2 personnes)

 

4 oeufs "bio" entiers
2 jaunes d'oeufs "bio"
350 gr de crevettes grises fraîches de la Mer du Nord non épluchées (préférez-les aux chinoises épluchées,congelées, décongelées !)
33 cl de bière blanche de "HOEGAARDEN"
1 petite échalote hachée
2 c à c de moutarde de Gand "TIERENTEYN" *
4 branches de persil plat ciselé
50 gr de fromage à gratin
sel et poivre du moulin

 

Préparation

Commencer par éplucher vos crevettes, mettez-les dans un saladier et verser par dessus la bière. Placez le tout au frais pendant minimum 1 heure.
Cuisez les 4 oeufs pendant 7 minutes. Ne dépassez pas trop ce temps de cuisson; vous risqueriez de faire verdir les jaunes. Passez les oeufs sous l'eau froide, pelez-les.
Coupez les oeufs en fines tranches.
Filtrez la bière, versez-la dans un poëlon avec l'échalote hachée, un tout petit peu de sel, du poivre du moulin. Portez à ébullition, laissez réduire de moitié. Filtrez au tamis.
Remettez la réduction obtenue dans un poëlon, placez-le sur une source de chaleur (ou au bain-marie); incorporez-y les 2 jaunes d'oeufs. Travaillez l'ensemble comme un sabayon.
Lorsque vous obtenez cette belle consistance, incorporez-y la moutarde, le persil haché, et rectifiez l'assaisonnement.
Dans deux cassolettes, étaler une couche de crevettes, par-dessus les rondelles d'oeufs durs, la sauce, et terminez avec le fromage râpé.
Placez 1 à 2 minutes sous le grill.
Servez aussitôt avec une salade mesclun à la vinaigrette (préparée au vinaigre de Xéres et à l'huile de noisettes 1ère pression).

 
(*)  La fameuse moutarde de Gand "TIENRENTEYN", fabriquée depuis 1790, authentique produit du terroir. Dans les préparations aux oeufs, la moutarde améliore considérablement la digestibilité.

Moutarde Tierenteyn Gand

 
 
Accompagnement boisson : 

bière "BLANCHE DE HOEGAARDEN"

   Bière blanche de Hoegaarden

 

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"C'était au temps où Bruxelles brusselait …" (Jacques Brel)

 

Bon appétit,

Anne

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Une semaine sans pesticides …

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Les OGM, personne n’en veut, mais …

Lisez bien attentivement ceci et jugez si vous ne devriez pas souscrire vous aussi à cette pétition lancée par GREEN PEACE :

 

Les OGM, personne n'en veut, mais ils s'accrochent…

Objectif: 50000 personnes pour une Europe dans OGM Déjà 9825
messages envoyés
Signez maintenant !

Soutenez l'interdiction du maïs MON810 en Grèce & en France

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Des cou-nus et des crosnes du Japon pour faire la fête à Soissons

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2ème session du Salon du blog culinaire

à Soissons (Jour J -16):

 

Cou-nus et crosnes du Japon 

 

Si vous l'ignorez encore, c'est que vraiment vous fréquentez  bien peu la blogosphère culinaire … Les 21 et 22 novembre 2009 – soit dans quelques jours – 140 blogueuses et blogueurs culinaires se retrouveront à l'Ecole d'hôtellerie de Soissons pour la seconde session du Salon du Blog culinaire, invités par l'incroyable chef Damien. (Pour la liste des participants et le programme détaillé cliquez sur le logo ci-dessous.)

 

Logo - Salon du blog culinaire

 

 

 

 

A cette occasion, Anne accompagnera en duo notre ami Mark (Blog Passion-Cuisine) dans une démonstration  culinaire qui entend mettre l'accent sur la qualité et l'originalité des ingrédients. Dans cet esprit, les Jardins de Pomone ont  choisi entre autres les "cou-nus du Forez" – une race de volaille qui est un  fleuron gastronomique -, et des crosnes du Japon, ces délicieux petits tubercules blancs de saison  que la consommation moderne a relégué depuis belle lurette aux oubliettes, faute de commercialisation.

 

Cous-nus du Forez

Les "cou-nus du Forez", ce sont des poules à l'aspect peu conventionnel dont le déplumé particulier du cou et du jabot pourrait laisser penser qu'elles sont le fruit des amours d'une "gâtinaise" – autre race très prisée des gastronomes – et d'un dindon. Ce sont aussi les plus médiocres pondeuses que l'on puisse imaginer, mais quelle chair, ami(e)s gourmand(e)s, quelle chair !

Cette race justement réputée est originaire de la plaine du Forez, entre Saint-Etienne et Roanne. Authentique race de terroir, il semblerait qu'elle soit beaucoup moins ancienne que la célèbre "gâtinaise", avec laquelle elle est cependant apparentée. Sa création est attribuée à un éleveur passionné de Feurs, Henri Calemard, et ne daterait que de 1948.

Pour être assurés de la qualité gustative et sanitaire de ces poulets fermiers, nous les avons élevés nous-mêmes pour Soissons, en les nourrissant exclusivement d'un mélange de graines garanti sans OGM et de légumes de notre potager "Singel", tous cultivés sans aucuns pesticides. Âgées de 14 semaines, elles pèsent déjà toutes  près de 2,8 kg. Elles ont la poitrine énorme et leur chair savoureuse est reconnue comme infiniment pauvre en graisse.

 

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Crosnes du Japon

Il s'agit d'une plante vivace de la famille des lamiacées. Le terme "crosne" est une appellation commerciale de la fin du XIXème. Il fait référence à une petite ville de l'Essonne du même nom, où l'agronome Auguste Pailleux avait entreprit d'acclimater  la plante et de la cultiver pour la première fois à grande échelle. Des noms plus appropriés et plus explicites pour cette plante originaire d'Asie serait "épiaire à chapelet" ou "stachys tubéreux". Mais l'usage ne les pas retenus, et même sous le nom de "crosne", la plupart des gens ne connaissent pas ce légume original et délicieux.

Ses petits tubercules blanchâtres (+/- 6 cm de long) sont à vrai dire relativement pauvres en vitamines. Mais ils contiennent des huiles essentielles fort intéressantes, des glucides, des protides, des lipides et de nombreux sels minéraux utiles. Avec seulement 35 Kcal pour 100 gr, ils conviennent parfaitement aux régimes amaigrissants. L'action de la cynarine est très efficace pour soigner les troubles du foie et de la vésicule biliaire.

La saveur du crosne rappelle l'artichaut et le jeune salsifis, avec un soupçon de noisetté. Sa cuisson doit être délicate et courte, afin de préserver l'extrême finesse de son goût.

Pour l'accompagnement, Anne proposera le 22 novembre sa recette de Crosnes et marrons à la truffe.


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A très bientôt à Soissons … ou sur ce blog pour le compte rendu et les photos d'une grande fête culinaire.

 

Bien chlorophyllement vôtre,

José

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Fast food? Pouaah! SLOW FOOD? Super!

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Anne et moi ne vous avons pas encore souvent parlé de SLOW FOOD, le grand mouvement mondial qui mobilise les consommateurs pour que la "malbouffe" ne puisse plus s'installer à notre insu ou contre notre gré.


Logo SLOW FOOD KARIKOL

 

Avec nos amis du convivium "KARIKOL" de Bruxelles (section locale autonome de Slow Food), nous voulons sensibiliser le public à une nouvelle éthique de consommation; bien agréable d'ailleurs, puisque les intentions environnementales vont de pair avec la (re)découverte des goûts  naturels et des plaisirs partagés de la table. Comment ? Notamment en préservant les terrroirs, les petites agricultures paysannes locales et tous les patrimoines gastronomiques qui utilisent la biodiversité environnante pour développer un modèle d'alimention saine, plaisante et durable. Manger "bon, propre et juste", c'est vraiment une garantie essentielle du bien-être auquel chacun a droit … et de l'avenir de l'humanité.

Si vous désirez vous informer au sujet  du mouvement Slow Food  International, ou mieux, vous faire membre et nous rejoindre au convivium KARIKOL de Bruxelles, envoyez-nous vite un petit mail (Anne & José); nous sommes en charge du Membership et nous ferons un plaisir de vous informer et de vous accueillir parmi nous.

Pour élargir votre information, je vous relaye ci-après un article publié dans la "Tribune de Bruxelles" au sujet de notre joyeux convivium.

(Contexte original : http://www.tbx.be/fr/20.01/topic305/app.rvb)

 

Bien convivialement vôtre,

José


 

La slow food à la loupe

 

 
Des légumes tout droit sortis de la terre et qui ont pris le temps de pousser…(DR)


Si vous êtes non seulement une bonne fourchette, mais que vous privilégiez également les produits locaux qui ont vraiment du goût et qui sont faits dans le respect de l’environnement, vous êtes certainement sensible à la philosophie du Slow Food.

Le mouvement nommé “Slow food” est né à la fin des années 80 en Italie. Son nom est évidemment une riposte aux fast-food, symboles de notre mode de vie urbain effréné et de la malbouffe. La Slow food entend promouvoir les plaisirs de la table et la convivialité, l’éducation au goût, le respect de l’environnement et de la biodiversité, mais aussi les relations directes entre consommateurs et producteurs, et la juste rémunération de ces derniers.


Karikol, porte-drapeau

Les dizaines de milliers d’adeptes qu’il compte dans le monde se retrouvent dans des ‘convivium’ locaux. A Bruxelles, c’est la bien nommée asbl Karikol qui est le porte-drapeau de la Slow food depuis 2007. “Il y a évidemment peu de producteurs à Bruxelles. Notre but est donc plutôt de désenclaver notre capitale par rapport à des zones proches comme le Brabant flamand et le Brabant wallon, où on trouve une kyrielle de petits producteurs, comme des maraîchers, qui proposent d’excellents produits locaux du terroir”, explique Malika Hamza, présidente de Karikol.
Pour mettre l’alimentation et le goût à l’honneur, notre vaillant “escargot brusseleir” organise ainsi chaque mois des conférences dînatoires, qui rassemblent jusqu’à 50 personnes autour d’un thème précis. Si elles ont des aspects techniques et informatifs, elles font surtout la part belle à la découverte des produits et… bien entendu, à la dégustation. Car ici, le but n’est pas de donner des leçons sur ce qu’il faut à tout prix manger. “Il s’agit plutôt de donner à la fois à manger et à réfléchir, mais toujours dans la bonne humeur et de façon conviviale. Le public est réceptif, car de plus en plus de gens se demandent ce qu’ils ont dans leur assiette. Les crises alimentaires y sont certainement pour quelque chose, mais je remarque surtout une volonté d’avoir une réflexion sur les produits que nous consommons. Derrière ces produits, il y a également des gens et tout leur savoir-faire, qui méritent aussi d’être connus”, ajoute encore Malika Hamza.
Et contrairement à ce que l’on pourrait croire, ces produits ne sont pas forcément plus chers que ceux de la grande distribution, parce que la philosophie de la slow food veut que l’on supprime les intermédiaires entre le producteur et le consommateur, que l’on limite les emballages, et réduise bien entendu les frais de transport, grâce à des filières de distribution plus courtes.
Bons, propres, justes, locaux
Karikol organise également des pique-niques dans le parc royal et “Goûter Bruxelles”, dont la première édition a eu lieu en septembre dernier. A cette occasion, 26 restaurants de notre capitale avaient créé un menu spécial Slow Food, composé avec des produits artisanaux, bons, propres, justes et locaux. Nul doute qu’ils seront encore plus nombreux lors de la seconde édition, qui se tiendra du 21 au 27 septembre 2009.

 

Logo SLOW FOOD KARIKOL

Karikol asbl, rue Léopold 1er, 357 – 1090 Jette.

Tél : 0473 55 26 32.


Alain de Bast

 

 


 

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Cours de jardinage potager bio à Bruxelles

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Une "puntarella" délicieuse de fraîcheur, en provenance du potager familial

 

Et si on créait des potagers pour sortir de la malbouffe ?

 

A tous nos Membres, amis et sympathisants,

Vous avez été des dizaines à avoir sollicité et attendu patiemment la mise sur pied de cette activité. Cette fois, le pas est franchi. Les Jardins de Pomone organiseront régulièrement leurs propres cours de jardinage potager à l’intention des amoureux de jardins remplis de biodiversité et amateurs de la cuisine saine et savoureuse des légumes oubliés ou remarquables.

Où ?

GC Nekkersdal – (Centre communal)

(à 250 m de la station métro Bockstael)

boulevard Emile Bockstael, 107

1020 BRUXELLES (Laeken)

Quand ?

Voici les dates à retenir pour les deux premiers cours théoriques (Des cours pratiques seront ensuite programmés par petits groupes à Strombeek, dans le nouveau potager (5 ares)  que notre association aménage depuis peu  au «Singel» et au potager pédagogique bien connu de «t’Kapelleke», tous deux situés à 1853 Strombeek.)

 

Samedi 25 avril 2009, de 15 à 18 h

Préparation du sol – Techniques de semis

2007 03 31 300 semis
Les semis : souvent un travail de patience et de précision, mais finalement presque toujours fort simple

("Nursery" Pomone 1)


Samedi 9 mai 2009, de 14 à 17 h

Conception et organisation d’un potager bio familial

2007 05 20 022 Ciboulette en fleur

Toujours de la ciboulette fraîche à portée de la main, quel bonheur !

 

Comment s’inscrire ?

Par virement du montant de votre droit d’inscription au compte bancaire de l’association n°:


068 2512034 52

Dexia banque  code IBAN BE64 0682 5120 3452

(BIC : GKCCBEBB)

20080125 002 Poireaux

 

Droit d’incription

 

Non-membres : 30 euros pour les deux cours théoriques

Membres en règle de cotisation : 20 euros pour les deux cours théoriques

Le droit d’inscription sera réduit à 17 euros pour les personnes qui ne souhaitent participer qu’à un seul des deux cours. (12 euros pour les membres en règle de cotisation).

Le prix inclus les cours proprement dits, les fiches pratiques, de petites dégustations et un verre d’amitié). Possibilité de vous affilier sur place (cotisation annuelle 2009 : 20 euros) et de bénéficier immédiatement des avantages réservés aux membres.

De petits plants gratuits seront mis à la disposition des participants qui le désire, et seont attribués par tirage au sort.

Possibilité d’acquérir des graines et des plants de variétés anciennes rares ou remarquables à l’issue des cours. (1,50 euros le sachet pour les membres uniquement).

 

Si vous souhaitez être des nôtres, inscrivez-vous sans tarder; le nombre de participants est limité. A concurrence des places disponibles, votre paiement enregistré vaut inscription. L’ordre des inscriptions sera strictement respecté pour l’attribution des places.

NB : Ces cours de jardinage s’adressent plus spécialement aux particuliers qui disposent d’un jardin familial ou un petit lopin de terre et souhaitent y cultiver biologiquement quelques légumes fabuleux généralement absents à l’étal des verduriers. Dans le contexte de « malbouffe » qui nous enveloppe économiquement de toute part, n’est-ce pas un acte symbolique de liberté que de vouloir produire ou co-produire une part de notre alimentation.

Bienvenue à tous. Au plaisir de vous rencontrer !

Anne & José


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