Archive pour décembre 2007

Salade de galinette Val-Suzon

Pour 4 personnes

Préparation :   30 min.

 

INTER

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ingrédients

 

-       300 gr de rosettes de mâche type "Coquilles de Louviers" (feuilles en forme de cuillères)

 

-       200 gr de noix de marcassin fumée coupée en petits dés

 

-      250 gr de dés de pommes de terre (variété à chair ferme)

-       50 gr de baies de cassis séchées

-       Persil frisé ciselé

-   Vinaigre de vin, moutarde de Dijon, huile de noix, sel et poivre

INTER

 

 

 

 

 

Préparation

 

 

·        Faites tremper vos baies de cassis séchées dans l'huile de noix pendant au moins 30 minutes.

·        Lavez soigneusement la mâche; pincez le collet des rosettes pour l'éliminer.

·      Ajoutez les dés de noix de marcassin et de pommes de terre, ainsi que les baies de cassis marinées dans l'huile de noix.(Réservez l'huile de trempage du cassis pour la vinaigrette). 

 

·        Préparez un vinaigrette classique à la moutarde de Dijon.

·        Assaisonnez avec la vinaigrette et le persil ciselé.

 

 

 

 

 

 

 

 

Bon appétit !

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La mâche dans tous ses états

La mâche dans tous ses états

 

La salade préférée du poète … Une pléiade de variétés et de préparations

 

 

 

 

 

 

 

 

La mâche offre des possibilités de savoureuses salades en automne et en hiver. Dans un soucis de compréhension universelle, les botanistes l'appellent doctement «Valerianella olitoria Moench » ou «Valerianella locusta Linné ». 

 

Ce légume se mange le plus souvent cru, associé agréablement à l’échalote hachée, à la betterave rouge et aux carottes râpées,  dans les salades d’accompagnement. Mais on peut également consommer la mâche cuite, ce qui est beaucoup moins connu.  

 

La mâche possède une grande valeur vitaminique. Sa teneur en vitamines A, B et C est beaucoup plus élevée que celle de la laitue. Elle contient en outre une série de sels minéraux intéressants tels du calcium, du fer, du magnésium, du phosphore, du silicium, du zinc et du vanadium. Outre ses excellentes qualités gustatives, la « salade de blé » est particulièrement digeste, avec des vertus adoucissante, apéritive et  dépurative.  

 

C’est en Sicile et en Sardaigne que l’on relève les premières traces de consommation de mâche. Longtemps, cette petite plante au feuillage en rosette étonnament vert toute l’année, ne se cultivait pas dans les potagers. Mais les campagnards partaient volontiers à la cueillette de cette discrète valérianacée dans les champs de céréales qui, après la moisson, étaient laissés à l’abandon jusqu’au printemps suivant. Là, cette authentique sauvageonne, vigoureuse et volontaire,  poussait spontanément, résistant aux intempéries et au gel,  offrant tout au long de l’automne et de l’hiver une salade estimée et particulièrement délectable.

 

C’est par référence à ces endroits où l’on pouvait la trouver naturellement, que les Belges l’appellent d’ailleurs plus volontiers « salade de blé ».  

 

Nos amis suisses connaissent également bien la mâche, mais parlent de préférence du « rampon ».

 

Et par les beaux pays de France et de Navarre, la mâche est évoquée sous une multitude de noms évocateurs, tels que « barbe de chanoine », « clairette coquille », «galinette », « laitue de brebis », « oreille de lièvre », « salade royale », « doucette » ou … « boursette ». 

 

Les Hollandais sont les promoteurs de variétés blondes cultivées en serre, bestsellers maraîchers au feuillage plus clair, tendre, de conservation et de présentation impeccable, mais à mon avis  … de saveur relativement médiocre. Le bel attrait visuel n’est pas conforté par le goût. 

 

J’avoue ne rien savoir au sujet de la culture ou la consommation de mâche chez nos amis canadiens, et je serais particulièrement reconnaissant envers celle ou celui qui voudrait me fournir quelques informations intéressantes depuis son potager des rives du Saint-Laurent.  

 

 

C’est bien à la mâche que le poète Pierre de Ronsard (1524-1585) faisait allusion en évoquant la « boursette touffue» et en exhaltant son bon goût et ses vertus. Jamyn était le fidèle domestique qu’il chargeait d’aller la récolter sur les champs « en paresse laissé » : 

 

D'un vague pied, d'une vue écartée,

Deçà delà jetée et rejetée

Or' sur la rive, ores sur un fossé,

Or' sur un champ en paresse laissé

Du laboureur, qui de lui-même apporte

Sans cultiver herbes de toute sorte,

Je m'en irai solitaire à l'écart.

Tu t'en iras, Jamyn, d'une autre part

Chercher soigneux la boursette touffue,

La pâquerette à la feuille menue,

La pimprenelle heureuse pour le sang

Et pour la rate, et pour le mal de flanc 

 

Sous le règne du roi-soleil (r.1643-1715), la mâche va acquérir enfin ses premiers galons de plante potagère parce qu’elle avait eu l'heur de plaire – à table -  à Mazarin, à Colbert et surtout… à Madame de Montespan ! Pendant les deux siècles suivants, agronomes et jardiniers s’attacheront à produire des cultivars aux feuilles plus larges, celles de la variété botanique étant relativement étroites et longues.  

 

Le premier cultivar de réelle qualité maraîchère dont j’ai retrouvé la trace historique aurait été commercialisé à Paris en 1873; il s’agirait de la encore célèbre mâche dite « Verte d’Étampes ». 

 

Bien d’autres cultivars de cette petite plante bisannuelle se cultivent et se consomment aujourd’hui, tels que : « Blonde de Hollande », « Coquille blonde », «Coquille de Louviers », « Jade », « Mâche à grosses graines », « Médaillon », «Ronde maraîchère », « Topaze », « Trophy », «Verte de Cambrai », «Verte à cœur plein », « Verte de Rouen », « Vit » … et « Verte nantaise ». 

 

Dans un commentaire laissé le 5 décembre dernier sur ce blog par l’animatrice sympa de « Une cuillère pour papa »,  (http://unecuillerepourpapa.blogspot.com), Marie-France  demandait si la mâche nantaise était fort différente de la mâche de Cambrai qu’Anne et moi avions utilisée pour la recette au radis noir. Je lui réponds ici que la vraie mâche nantaise est un ingrédient beaucoup plus fin que la mâche de Cambrai. Mais en Belgique, où je me trouve, le climat est significativement plus rude que sur les bords de la Loire et la mâche de Cambrai est la variété qui m’a donné le plus de satisfaction en hiver.  

 

La mâche nantaise est un produit « haut de gamme » qui bénéficie, depuis 1995, d’un double certification : IGP (=Indication Géographique Protégée) et CCP (=Certificat de Conformité du Produit). Anne et moi en avons consommé plusieurs fois avec plaisir. Mais dans mon cerveau de brontosaure, j’entretiens presque malgré moi une défiance quasi-animale pour les grandes réussites commerciales. En admettant que la mâche nantaise soit le surfin du goût, ce que je peux ratifier sans trop de réserve,  je suis inquiet de savoir comment on pourrait en produire annuellement près de 25.000 tonnes en Loire-atlantique  (Question : Cela fait combien de rosettes ?) sans recours à des méthodes de culture intensive, de récolte et de distribution auxquelles je n’adhère pas.    

 

On l’aura compris, après avoir écarté d’office les produits sans saveurs conçus pour rester « beaux » dans leurs barquettes transparentes passées aux radiations ionisantes, chaque gourmet aura ses préférences gustatives. Mais quelle que soit la variété, rien ne vaudra jamais sans doute la « salade de blé » qui aura poussé dans un petit jardin. Pourquoi pas dans le vôtre ? 

 

C’est une culture hyper-simple sous un climat tempéré. La mâche n’a pas de grande exigence pour la qualité du sol, pourvu qu’il contienne de l’humus. Elle pousse bien dans un endroit ombragé. Il faut la semer idéalement  de juillet à septembre. Pour la réussite du semis, un excellent « truc de jardinier » consiste à utiliser, non pas les graines de l’année précédente, mais bien celles d’il y a deux ans, dont la force germinative est nettement plus performante. Donc, si vous voulez cultiver de la mâche en 2008, vérifiez bien que les graines qu’on vous a vendues ont été récoltées en 2006. (Les graines récoltées en 2007 seront plus utilement réservées aux semis de 2009.)  

 

 

Bien chlorophyllement vôtre,  

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Pâtes Bolzano au chou romanesco

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Pâtes Bolzano au chou romanesco

 

 

Pour 4 personnes

Préparation :   25 min.

 

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Ingrédients

 

-       500 gr de pâtes type torselli ou spirelli

 

-       1 chou romanesco

 

-      30 gr d'amandes effilées grillées

 

-       50 gr de parmesan râpé

-   4 c. à s. de copeaux de parmesan

 

-      2,5 dl de béchamel

-       4 pincées de muscade

-       8 tranches de lard braisé

-       sel, poivre

  

 

 

Préparation

 

·        Nettoyez et lavez le romanesco. Détachez les bouquets et faites les cuire 8 à 10 minutes dans l'eau bouillante. Egouttez-les.

 

·       Dans une casserolle, faire cuire les pâtes.

·       Dans un poêlon, réchauffez votre béchamel en y incorporant le parmesan râpé, le poivre et la muscade.

 

·        Dans une poêle, faites griller votre lard braisé.

·        Mélangez bien les légumes, les pâtes et la béchamel. Rectifiez l'assaissonnement si nécessaire.

 

·       Présentez le mélange sur les assiettes. Disposez les morceaux de lard braisé par dessus, et terminez en parsemant les copeaux de fromage et les amandes.

 

 

 

 

Cette petite recette familiale au succès garanti, vous permettra de mettre en évidence la structure particulière et surfine du chou romanesco par rapport aux autres variétés de brocolis. 

Bon appétit !

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Le CHOU : minitrip à travers sa biodiversité

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J’enfonce une porte ouverte : l’hiver est là ! Avec le temps des derniers jours, vous devez vous en douter sans peine. Le gel, notamment, a déjà fait plusieurs fois son apparition dans les plaines brabançonnes.

 

Cette météo là, c’est l’idéal pour attraper la grippe ou pour … manger des choux ! Tant qu’à choisir, mangeons plutôt des choux ; cela nous évitera peut-être la grippe.

 

Un vieil adage d’arrière grand-mère me revient à l’esprit : « La gelée n’est bonne que pour les choux ». Certes, une telle affirmation ne doit pas être prise à la lettre; parmi les phénomènes naturels, le gel à bien d’autres fonctions positives. Mais cette sentence renferme une vérité que les jardiniers expérimentés connaissent bien :

 

Dès qu’ils ont affrontés les premières gelées, les choux d’hiver perdent leur amertume potentielle  pour prendre une saveur plus douce et plus sucrée 

 

Faites l’expérience et constatez le agréablement vous même (… pour autant que les choux que vous avez acquis aient poussé en plein terre et en plein air. Pas évident du tout !). Bref, la saison est optimale pour manger du chou, un légume qui offre une impressionnate biodiversité. 

 

Dans votre supermarché (le « super », dans ce cas, ce n’est que de l’autoproclamation commerciale sans contrepartie !), vous n’aurez le plus souvent que le choix entre « un » chou-rouge, « un » chou vert, « un » chou blanc, « un » chou-fleur dénudé de son feuillage protecteur trop encombrant, un tête de brocoli de 500 gr tout rond ( ?!) emballée sous sa pellicule plastique après traitement aux radiations ionisantes, et le petit filet de choux de Bruxelles. Cinq sortes de chou !?!

 

Un « super-choix » assurément, si l’on considère les centaines et les centaines de cultivars dont nous pourrions disposer pour notre alimentation. Tout au plus, votre supermarché, s’il veut se donner un peu de distinction, vous offrira un encore un petit élargissement de choix avec deux choux chinois, « un » Pak Choï (Brassica pekinensis Ruplecht) et « un » Pe Tsaï (Brassica chinensis Juslen), en versions hybrides "améliorées" cultivées le plus souvent en serres aux Pays-bas ou au Canada.

 

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Chou Pak-choï

Cette assortiment de misère en regard de ce que la biodiversité peut nous offrir à au moins un avantage aux yeux de certains : aucun ver du chou (principalement, la chenille de la piéride), aucune "bestiole" n’a plus envie de mourir pour grignoter un petit bout de ces machins-là. 

 

Pour les jardiniers "potagistes", il existe 6 grandes races de choux et un nombre impressionnant de cultivars, que les grosses filières traditionnelles de notre alimentation ne reflètent absolument pas.  

 

1.  Les choux pommés

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Choux pommés 

Les choux à pommes sont des plantes bisannuelles dont les cultivars se répartissent en :

 

-        Chou cabus (Brassica oleracea var. capitata Linné) : Baccalan de Rennes, Baccalan de Saint-Brieuc, Brunswick, Louviers hâtif, Marché de Copenhague, Nantais hâtif, Pointu de Châteaurenard, Quintal d’Alsace, Vaugirard, Vertus … mais surtout, en cette saison, l’authentique et succulent chou de Noël.

 

-        Chou de Milan (Brassica oleracea var. sabauda Linné) : Pontoise, Roi de l’Hiver, …

 

-        Chou de Bruxelles  (Brassica oleracea var. gemmifera De Candole) : Askol, Bangalor, Igor, India, Précoce de Fontenay,  Roi Arthur, …

 

Curiosité : Il existe une variété anglaise de choux de Bruxelles, de couleur rouge violacé. Elle s’appelle « Rubine » ». 

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Petits choux de Bruxelles 

 

 

 

 

2.  Les choux feuillus non pommés (frisés ou non)

 

Délicieux en cuisine, les choux feuillus non pommés (Brassica oleracea acephala) sont méconnus parce qu’ils se prêtent mal au conditionnement et que leur conservation est trop brève chez le marchand. Ils ne sont pratiquement pas commercialisés.  

Dans cette catégorie, citons le choux d’aigrette (frisé), le chou palmier (frisé), le formidable chou vivace de Daubenton (ou chou à mille têtes), le chou coréen Green Seoul, le chou japonais Mizuna et surtout le délectable crambé maritime, une variété botanique des régions côtières atlantiques aujourd'hui protégée. Si je n’en pouvais goûter qu’un seul, ce serait assurément ce dernier. 

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Chou d'aigrette

 

 

 

 

 

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Chou japonais Mizuna

 

 

 

 

 

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Chou vivace de Daubenton

 

 

 

 

3.  Les choux-fleurs et brocolis

 

Ce sont les nombreuses variétés de choux dont ont ne mange pas le feuillage (encore qu’il puisse, s’il n’est pas traité, entrer dans les soupes et les pots-au-feu !), mais bien les inflorescences. Là encore, la plupart des gens n’imagine pas l’incroyable biodiversité qui existe … en dehors du commerce ! Les bourgeons floraux forment une pomme dont la couleur varie du blanc presque neige au violet, en passant par l’ivoire, le vert et le rose.

 

Parmi les variétés appréciées citons : l’Erfurt, l’Everest, le Flora Bianca, le Géant d’automne, le Jaudry, la Merveille de toutes les saisons, le Molène, le Samos, le Siria, le Taroke, le Viking … et tant d’autres encore. Le Brocoli, qui était presque absent sur les marchés français et belges il y a un quart de siècle, est devenu depuis un légume courant. Mais le marché privilégie seulement quelques variétés hybrides et non pas celles qui ont le plus de qualités gustatives : Calabrais, Minaret, Romanesco, Verflor, Violet, White Star … Impossible d’être exhaustif; le choix est trop grand ! 

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Chou-fleur 'Merveille des 4 saisons"

 

 

 

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 Chou brocoli Romanesco

 

 

 

 

 

 

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Chou-fleur vert

 

 

 

 

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Chou brocoli d'Angers

 

 

 

4.  Les choux-raves

 

Avec le chou-rave (Brassica oleracea var. gongylodes Lamarck), ce ne sont ni les feuilles, ni les inforescences que l’on mange, c’est la tige. Mais cette tige a la particularité de former un grand bulbe. Selon la variété, l’enflure de la tige peut peser de 100 gr (Blanc hâtif de Vienne, par ex.) à plus de … 15 kg (comme le Superschmelz) ! Beaucoup de choux-raves sont verts, certains violets (Azur Star, Blaro, Violet de Vienne …)

 

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Chou-rave Wener blanc

 

 

 

 

5.  Les choux-navets

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Rutabaga

 

 

Le célébre et injustement déprécié rutabaga consommé en période de disette, notamment durant la première et la deuxième guerre mondiale, est le représentant le plus notoire des choux-navets (Brassica napus var. napobrassica).

 

Ceux-ci, fort cultivés et consommés en Scandinavie, sont aussi désignés « choux de Suède ».  Ce ne sont ni les feuilles, ni les fleurs, ni la tige que nous mangeons, mais bien la grosse racine conique et allongée.

La chair du chou-navet proprement dit est blanche ; celle du rutabaga est d’une belle couleur jaune.

 

Si l’expérience potagère vous tente, choisissez plutôt les blancs d’Aubigny (deux variétés : l’une à collet vert, et l’autre à collet rouge), ou le rutabaga de Pontivy.

Un chou-navet bien cultivé et récolté à temps est une délice, que plusieurs grands restaurateurs remettent au goût du jour et servent comme un produit de luxe sur des plateaux d’argent. On est loin aujourd’hui de la qualité semi-fourragère qui a fait sa mauvaise réputation en période de disette et le réservait à une consommation populaire de survie.

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Betteraves rouges au gingembre

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Betteraves rouges au gingembre

 

 

Pour 4 personnes

Préparation :  10 min.

 

 

 

 

 

 

 

Ingrédients

 

-       8 petites betteraves rouges

 

-       50 gr de beurre

 

-      3 cm de racine de gingembre frais

 

-       50 gr de copeaux de parmesan

 

-       fleur de sel de Guérande

-       germes de radis et de poireaux

  

 

 

Préparation 

·        Lavez les betteraves rouges.

 

·        Emballez-les dans du papier alu et faites-les cuire au four à 180° C pendant 60-75 minutes

 

·        Dans une poêle, faites fondre le beurre en y ajoutant le gingembre râpé.

·        Laissez réduire à petit feu pendant une dizaine de minutes.

 

·        Sortez les betteraves rouges du four et enlevez-en délicatement la peau.

·        Servez les betteraves encore tièdes avec le beurre au gingembre et les copeaux de parmesan. Parsemez le tout avec le poivre et le sel.

 

·        Garnissez les assiettes avec les germes.  

 

 

Bon appétit !

Anne

20071209 038 Recette betterave rouge 038

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Salade de betteraves rouges à l’orange

20071209 048 Recette betterave rouge 048

 

 

 

Comme promis à Lavande, aninatrice du blog sympa http://lignepapilles.canalblog.com , j'ai réalisé une recette à base d'orange, qui est son thème de la semaine.

  

 

Salade de betteraves rouges à l'orange, façon tomates-mozzarella

 

Pour 4 personnes

Préparation :  10 min.

 

C'est notre ami Roberto du "Max" qui m'a fait découvrir cette petite recette audacieuse dans l'association des ingrédients. Simple et légère, elle a depuis séduit la plupart de mes invités. Je propose de la partager avec vous. Pour sa préparation, j'ai utilisé l'huile d'olive à l'orange du chef, que vous pourrez trouver à la boutique des authentiques produits du terroir Sarde qui jouxte le restaurant Le Max à Bruxelles. 

 

 

 

 

Ingrédients

 

-       4 betteraves rouges cuites

 

-       2 oranges

 

-       6 brins de coriandre

 

-       4 c.à s. d’huile d’olive à l’orange

 

-       poivre et sel  

 

 

Préparation   

·        Lavez les betteraves et pelez-les. Débitez-les en tranches à l’aide de la mandoline (Position 3).

 

·        Pelez l’orange à vif et prélevez-en les quartiers de chair.

 

·        Détachez les feuilles de coriandre de leur tige. Gardez-en quelques-unes pour la décoration du plat, et hachez le reste.

 

·        Mettez les légumes, les fruits et la coriandre hachée dans un saladier, avec l’huile d’olive, le sel et le poivre. Mélangez délicatement le tout.

 

·        Laissez reposer pendant 1 heure au frais.

 

·        Présentez dans un plat, en alternant les tranches de betteraves et les morceaux d’orange. Terminer en garnissant avec les feuilles de coriandre.  

 

NB:  Cette petite salade est toute imprégnée de l'esprit  de la "cuisine fusion".  

Bon appétit !

Anne

 

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Poêlée de chou de Savoie au vin blanc et au parmesan

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Poêlée de chou vert de Savoie au vin blanc et au parmesan 

Pour 4 personnes

Préparation : 20 min.

Cuisson: 15 min. 

 

 

 

 

 

 

Ingrédients 

 

o       ½ chou de Savoie

 

o       1 gros oignon

 

o       120 gr de lard fumé

 

o       2 x 25 gr de beurre

 

o       ½ verre de vin blanc (10 cl)

 

o       6 pommes de terre   (La variété utilisée ici est la « Franceline »)

 

o       100 g de parmesan râpé

 

o       Sel, poivre  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

Préparation

 

 

·       Faites blanchir le ½ chou entier pendant 2 minutes dans de l’eau bouillante salée. Égouttez-le et couper le en lanières d’environ 1 cm de large.

 

·       Faites cuire les pommes de terre en chemise pendant 10 min. dans l’eau bouillante. Pelez-les et débitez-les en petits cubes.

 

·        Épluchez l’oignon et débiter le grossièrement en morceaux.

 

·       Coupez le lard fumé en petits lardons

 

·       Dans un poêle, faites fondre la première portion de beurre, puis ajoutez le chou, les dés de pomme de terre, l’oignon et le lard fumé. Faites sauter le tout à feu vif, puis déglacez au vin blanc.

 

·       Salez, poivrez selon votre goût et laisser cuire encore pendant 5 minutes à feu doux en remuant.

 

·       Retirez la poêle du feu, ajoutez la seconde portion de beurre et le parmesan râpé en mélangeant soigneusement les ingrédients.

 

 

 

 

 

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   20071204 027 [1]..

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OGM: Mon coup de gueule de la Saint-Nicolas

 
OGM j'en veux pas


 
 

 

Vous le savez, Anne et moi militons en faveur de la protection et la promotion de la biodiversité alimentaire. Dans ce combat, je n’ai encore fait, sur ce jeune blog, que quelques rares allusions aux OGM (cf. mes premiers posts, début du mois de novembre 2007).   

 

Sur cette problématique particulière de la plus haute importance, nous constituons cependant depuis des années un dossier qui a pris des proportions énormes. A nous deux, qui ne sommes pas des scientifiques, il est difficile de gérer autant d’informations et de désinformations de manière à pouvoir en tirer des conclusions indépendantes avec toute la probité morale et intellectuelle convenable. Rien ne nous fera pourtant renoncer à poursuivre notre propre information et à la partager…   

 

Nous refusons d’emblée que la volonté de quelques plutocrates à l'humanisme plus que douteux veuille nous servir de raison collective.

 

En matière d’introduction ou non d’OGM en Europe, l’application du principe de précaution nous paraît  la mesure la plus minimaliste à respecter absolument. Cette notion fait désormais partie du Droit international, mais est fort peu et très mal répercutée dans la pratique. 

 

Anne et moi resterons dès à présent très attentifs aux opinions de ceux d’entre vous qui partagent nos préoccupations et veulent … RÉAGIR . Nous sollicitons grandement vos réactions personnelles pour enrichir nos réflexions dans un débat constructif.  

 

Les grossières manipulations de l’opinion, les fourberies du discours politique, les pressions, les retournements de situation que nous constatons nous excèdent au plus au point.  

 

Alerte, alerte, alerte !!!

 

Je l’ai écrit souvent et je le répète, tout est mis en œuvre pour que nous consommions, partout en Europe et dans le monde, des OGM contre notre gré et à notre insu.

 

Des produits transgéniques américains interdits en Europe ont déjà été introduits dans l’Union l’année dernière, laquelle a mis plusieurs mois, non pas à s’en apercevoir, mais à l’admettre officiellement.

 

Réaction aux States : Oh sorry … simple erreur à l’embarquement! Un maïs vaut bien l’autre, non ! On vous fera une ristourne et on en parle plus …Surtout ne pas paniquer l’opinion, c’est malsain. 

 

Vous y croyez, vous !  Par respect pour cette planète que nous empruntons à nos enfants – comme l’a écrit joliment Saint-Exupéry – cessons de nous comporter en moutons de Panurge et bousculons un peu nos bergers malveillants et/ou incompétents. Réagissons … pour nos enfants ! 

 

L’Union européenne, embarrassée, divisée et sans cesse harcelée par l’administration nord-américaine, l’OMC et les lobbyistes véreux stipendiés par quelques grandes multinationales cède du terrain. Le président Bush, ce champion de la démocratie, se fout de nos états d’âme … « Ils boufferont ce que mes ‘ amis’ veulent qu’ils bouffent. »  

 

Certains d’entre nous auront certainement suivi cet automne le « Grenelle de l’environnement » en France, et peut-être l’ont-ils vécu comme nous, en passant d’un grand sceptisme au départ à un véritable espoir concrétisé dans un discours de clôture mémorable prononcé par le président Sarkozy en personne. (Soit dit en passant, il a soufflé médiatiquement, au dernier moment, le résultat obtenu à grand peine par le pauvre Jean-Louis Borloo, ministre de l'Écologie, de l'Environnement et du Développement durables, qu’il avait laissé se « démerder » sur les sujets les plus délicats pendant plusieurs semaines au sein d'une assemblée échaudée. 

 

Si vous aussi, vous avez ressenti à ce moment un espoir de changement de ligne politique envers les OGM, oubliez tout ! Vous avez été aussi naïfs que nous.

Le gouvernement Sarkozy – ce Nicolas pas saint du tout et passablement démagogue qui a « compris ce que veulent les Français » (lesquels et combien ?) retourne doucement sa veste avec un maximum de discrétion. Il a manifestement été rappelé à l’ordre par ses puissants commanditaires d’Outre-Atlantique, dont l’agent le plus avancé au sein de son gouvernement est Christine Lagarde, ministre de l'Économie, des Finances et de l'Emploi. (C’est elle qui a contribué à la ‘démission spontanée’ d’Alain Juppé, éphémère ‘super ministre de l’écologie’ qui tentait d’échapper aux injonctions de Washington et des milieux d’affaires américains pour mieux rencontrer les aspirations de la majorité des Français.)

 

Pour vous permettre de juger vous-même de la nouvelle trahison qui se prépare, voici le communiqué publié par Greenpeace en ce jour de fête de saint Nicolas :

 

Paris, France — Le 06/12/07. Suite à la remise en cause par le gouvernement de la décision du Grenelle d'activer au niveau européen la clause de sauvegarde sur la culture du maïs MON810, décision sur laquelle s'étaient pourtant engagés le président de la République, le ministre d'Etat et la secrétaire d'Etat, les associations de l'Alliance pour la planète suspendent officiellement leur participation au processus de suivi du Grenelle tant que le dispositif de suivi à cinq collèges n'est pas rétabli. L'Alliance demande au Ministre d'Etat Jean-Louis Borloo d'organiser en urgence une réunion du groupe de contact inter collèges et de stopper un processus opaque et unilatéral qui sape les résultats du Grenelle. Pour rappel, le président de la République lui-même s'était engagé lors de son discours de clôture du Grenelle sur la poursuite de ce qu'il appelait « le dialogue à cinq » : « Le Grenelle n'est pas une fin, c'est un commencement. Et nous allons confier « aux cinq » le suivi de ce qui a été décidé en commun ».

« Déchets, forêts, publicité, éco-pastille, OGM… les premières mesures de suivi et de mise en œuvre du Grenelle conduisent à une remise en cause une à une des décisions prises il y a moins de 6 semaines. Ce résultat est évidemment lié au processus unilatéral choisi à ce stade par le gouvernement » déclare Yannick Jadot, directeur des campagnes de Greenpeace et porte-parole de l'Alliance pour la planète.

Ces dernières semaines, la plupart des participants au Grenelle ont demandé avec force et insistance au gouvernement d'associer des représentants des différents collèges à la phase de suivi, conformément aux étapes précédentes du Grenelle et aux assurances formelles données par le président de la République. En vain !

« L'Alliance demande au président de la République et au ministre d'Etat de remettre en marche la dynamique de travail collective et ainsi de restaurer la confiance » ajoute Yannick Jadot.  

 

(Communiqué Greenpeace France)  

 

(Pour un contexte élargi, suivez le lien ci-après) http://www.greenpeace.org/france/news/l-alliance-pour-la-planete-sus 

 

 

 

Bien chlorophyllement vôtre, 

 

José

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LE RADIS et ses déclinaisons

 

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Le radis et ses déclinaisons

  

Un brin d’histoire …

 

 

 Le nom radis nous vient du latin radix, ce qui  signifie racine. On ne trouve pas de radis à l’état sauvage. C’est une plante alimentaire cultivée depuis la nuit des temps. On sait que les Chinois la cultivaient déjà il y a plus de 3000 ans. Mais il y a lieu de croire que le berceau botanique du radis serait plutôt situé dans les plaines du sud-est asiatique, probablement en Iran. C’était un légume très apprécié dans l’Antiquité. On a trouvé dans les hiéroglyphes de Karnak (l’ancienne Thèbes, capitale religieuse de l’Égypte) des recettes qui attestent la consommation du radis  à la cour des pharaons. Quelques siècles plus tard, on retrouve sa trace dans la cuisine des Crétois, des Grecs et des Romains, qui l’appréciaient et le cultivaient. Médicinalement, ils attribuaient au radis des vertus béchiques (c.-à-d. des propriétés qui calment la toux, dégagent le pharynx irrité et favorise l’expectoration).  A la Renaissance, la culture et la consommation du radis s’introduisent en France dans la foulée de l’imposante cour florentine qui accompagne la toute jeune Catherine de Médicis en vue de son prochain mariage avec le fils second-né de François Ier, le futur roi Henri II. De France, la culture du radis s’étend alors rapidement au reste de l’Europe. Facile et rapide, cette culture devient rapidement populaire. Il a été longtemps considéré comme un aliment du pauvre.

 

 

 

 

De nombreuses variétés et un beau choix de formes, de saveurs et de couleurs…

 

Depuis l’époque de l’introduction du radis en Europe, un long travail de sélection a produit de nombreuses variétés. On peut classer les radis en deux grands groupes : 

 

  1. les radis-raves
  2. les radis proprement dits

 Les radis-raves se caractérisent par la grosseur et la longueur de leur racine pivotante. A ce groupe appartiennent les variétés ‘Rave de mai blanche’ et ‘Longue rave rose’. Je vous propose de développer ce sujet en détail dans un prochain post. Le groupe des radis proprements dits, quant à lui, peut se subdiviser en 5 catégories : 

 

  • Radis ronds et demi-longs à forcer

Ce sont les petits radis bien connus que l’on fait généralement pousser hâtivement  sous châssis.

  

  • Radis ronds de tous les mois

De croissance rapide, ils se sèment directement en terre au printemps et en été.

 

  • Radis demi-longs de tous les mois

A cette catégorie appartiennent les célèbres ‘Radis de 18 jours’ et les ‘Écarlates’.

 

  • Radis d’été et d’automne

Assez curieusement ces variétés d’été et d’automne sont relativement peu cultivées en France et en Belgique. On les sèment en pleine terre après les ‘Saints de Glace’ (de mi-mai à juin). De saveurs plus piquantes, ils semblent surtout appréciés par les Allemands, les Autrichiens, les Hollandais et les Suisses, peuples germaniques qui consomment également beaucoup le raifort. Le célèbre radis noir « Poids d’horloge », appartient à cette catégorie , de même que le « Blanc de Munich », le « Blanc transparent », le « Géant de Stuttgart » … 

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  • Radis d’hiver

 Les radis d’hiver sont des variétés qui se sèment durant les mois de juin-juillet-août et dont la récolte s’effectue en automne. Il faut les extraire du sol avant les premières grosses gélées et les conserver, soit en cave, soit en silo, soit en les stratifiant dans du sable.Des variétés comme le ‘Blanc de Russie’, le ‘Green Meat’, le ‘Gros rond d’hiver’, ‘le Longo bianco’, le ‘Noir gros long d’hiver de Paris’, le ‘Rose de Chine’ ou le ‘Violet de Gournay’reviennent de plus en plus au goût du jour et sont plus particulièrement appréciés en hors-d’œuvres à cause de leur chair bien ferme et leur saveur toujours tonifiante, plus ou moins piquante, voire parfois légèrement poivrée.  

 

Aux cinq catégories traditionnelles que je viens de citer, il conviendrait d’en adjoindre une sixième, celle des : 

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  • Radis d’Orient

Ce sont des radis très originaux, mais dont la consommation est encore peu répandue en Europe. Parmi ces variétés orientales, le moins méconnu est le daikon japonais. Mais il existe de nombreuses autres variétés. Vous ne les trouverez que très occasionnellement dans le commerce. Mais il vous est loisible d’en acquérir des graines et de les cultiver vous-même dans votre potager. C’est une culture très facile et, de plus, extrêmement rapide.

Quelques variétés appréciables : Daïkon (Raphanus sativus var. acanthiformis Makino), Misato Green, Minowise long, Long White 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Petite salade d’hiver au radis noir et à la mâche

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Petite salade d’hiver au radis noir

 

Pour 4 personnes

Préparation :       12 min.

 

 

Ingrédients

 

 

-       1 radis noir

-       2 c.à s. de noisettes entières

 

-       quelques brins de ciboulette

 

-       200 gr de fromage de chèvre frais

 

-       150 gr de mâche de Cambrai (salade de blé)

 

-       2 c.à s. d’huile d’olive

 

-       1 c.à s. de miel liquide

 

-       1 c.à s. de vinaigre de vin blanc

 

-       poivre et sel

  

 

Préparation

 

·        Lavez le radis noir, gardez-le en robe, et passez-le à la mandoline (position 1) pour le débiter en belles tranches fines.

 

·        Broyez finement les noisettes et mélangez-les à la ciboulette ciselée.

 

·        Confectionnez de petites boulettes de fromage de chèvre frais, puis roulez les dans le mélange de noisettes et de ciboulette.

 

·        Préparez une vinaigrette avec l’huile d’olive, le vinaigre de vin, le miel, du poivre et du sel.

 

·        Lavez la salade de blé et mélangez-la aux tranches de radis.

 

·        Répartissez la vinaigrette sur la salade et terminez en disposant vos boulettes de fromage de chèvre.  

 

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